Adventices : savoir reconnaître et cibler ses ennemis pour reprendre le contrôle

Entre contraintes réglementaires, disponibilité des matières actives et pression de résistances, les adventices continuent de peser lourdement sur la rentabilité des exploitations. Pour vous aider à reprendre le contrôle, Corteva mobilise toute son expertise au service d’une stratégie globale et performante.

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Le ray-grass et le vulpin font figure d’ennemis publics numéro 1 à maîtriser durablement à l’échelle de la rotation. En entrant directement en compétition pour l’eau, la lumière et les éléments nutritifs, ces graminées peuvent s’avérer très préjudiciables. Des essais menés par Arvalis sur céréales montrent qu’elles peuvent réduire le rendement de plus de 30 quintaux/ha en moyenne. Et au-delà des pertes quantitatives, leur présence complique les chantiers de récolte, dégrade les conditions de stockage et multiplie les besoins de triage. Un risque d’autant plus critique pour les filières spécifiques (production de semences) ou les cultures sous contrat (blé améliorant), car un désherbage approximatif peut remettre en cause la conformité des lots récoltés. 

La maîtrise du désherbage garantit donc la valeur économique des productions. Face au contexte réglementaire, à l’évolution des flores, et à la problématique des phénomènes de résistances, l’improvisation n’a plus sa place. Il est indispensable, voire stratégique, de construire des programmes robustes pour non seulement sécuriser la culture en place, mais aussi préserver l’état sanitaire de la parcelle sur l’ensemble de la rotation. Car chaque adventice qui monte à graine contribue à enrichir le stock semencier et multiplie le risque d’infestation pour les cultures suivantes. Si l’on évoque en priorité les vulpins et les ray-grass, il ne faut pas sous-estimer les dicots qui deviennent elles aussi de plus en plus complexes à gérer. La performance des programmes se joue aussi sur leur polyvalence, autrement dit, leur capacité à cibler également les espèces de la famille des dicot (chardon, renouées, géranium, matricaires, véronique…). 

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Evolution de la présence des flores graminées en France entre 2020 et 2024.

Identifier, comprendre et diversifier : les piliers d’un programme robuste

Une stratégie de désherbage réussie commence par une identification précise de la flore présente. Une erreur d’identification peut conduire à des échecs car chaque espèce se distingue par son cycle biologique et son niveau de sensibilité aux différentes solutions. Pour sécuriser cette étape cruciale, il est recommandé de s’appuyer sur des outils d’aide à la reconnaissance comme  Florexpert et des conseils spécialisés comme ceux de MalherBro’s.

Il est aussi indispensable d’avoir une bonne maîtrise des solutions de désherbage pour savoir comment elles agissent. Il est fondamental de connaître et de distinguer le mode d’action ( mécanisme biologique par lequel l’herbicide détruit la plante), du site d’action qui désigne plus précisément la molécule ciblée. 

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Différence entre mode d’action et site d’action des herbicides

Et c’est en toute connaissance de cause que lors de la construction du programme, il faut chercher à tout prix à diversifier les modes d’action à l’échelle de la rotation pour prévenir le développement des résistances. 

La robustesse du programme se joue également sur la prise en compte des modes d’absorption (racinaire et/ou foliaire) . L’efficacité des solutions à absorption racinaires dépend des caractéristiques du sol, tandis que celle des produits à absorption foliaire est tributaire des conditions climatiques. Les solutions qui combinent les deux types d’absorption offrent nécessairement plus de souplesse.

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Les différents modes d’action des herbicides

Mobiliser les leviers agronomiques : premier réflexe

La gestion durable des adventices repose avant toute chose sur la combinaison des leviers. Avant même de penser solutions herbicides, il faut avoir le réflexe agronomie. En mobilisant de manière stratégique, la diversification et l’allongement des rotations, le travail du sol, la technique du faux semis ou encore l’adaptation des dates de semis, vous agissez directement sur le stock semencier. Ces pratiques préventives doivent faire partie de votre stratégie pour limiter le salissement. Elles permettent de réduire le recours aux solutions chimiques, même si ces dernières restent un pilier indispensable dans de nombreuses situations. 

La réussite du désherbage exige une véritable vision globale. Observation des parcelles, identification de la flore, mobilisation des leviers agronomiques, connaissance des modes d’action pour prévenir l’apparition des résistances, chacune de ces étapes constitue un pilier fondamental de la stratégie. Corteva est là pour vous accompagner, grâce à l’expertise technique de ses équipes. Nous sommes à vos côtés pour relever ce défi.