Pour répondre aux besoins de la clientèle, l’ETA Tempereau monte jusqu’à 9 machines dans les champs simultanément lors du pic de la moisson. Pour cette activité stratégique, le chiffre d’affaires se joue aujourd’hui en 10 jours, ne laissant pas de place à l’erreur.
Au cœur du bocage bressuirais dans les Deux-Sèvres, l’ETA Tempereau est confrontée à une multitude de productions. « Ici, les agriculteurs ont a minima trois productions dont : des cultures, de l’élevage bovin, caprin ou ovin, du tabac, un atelier de volailles… », liste Yannick Tempereau qui co-dirige l’entreprise familiale qu’il a reprise avec son frère Guillaume. Au sein même des productions végétales, la diversité des assolements donne le tournis. Blé, orge, colza et maïs évidemment, mais aussi tournesol, sorgho, lupin, lin, semences fourragères, féverole, seigle… L’entrepreneur assure que les Deux-Sèvres seraient le département avec la plus grande diversité de productions en France. Dans ce cadre géographique, l’entreprise a développé quatre principales prestations : le battage à raison de 4 500 ha en moyenne, dont plus de 3 000 ha de récolte d’été, l’ensilage grâce à un parc de 5 ensileuses Claas Jaguar, le terrassement et les travaux ruraux, notamment l’élagage sur les communes aux alentours. « Le semis ou l’enrubannage représentent également des parts importantes du chiffre d’affaires, mais en deçà de ces 4 activités », témoigne Yannick Tempereau.
Des barres de coupe pour tout récolter
Pour faire face à cette multitude de cultures, les deux frères se sont équipés au fil du temps pour être polyvalents lors de la récolte. « Quand nous avons intégré l’entreprise, il y avait 3 moissonneuses-batteuses. Aujourd’hui, nous sommes montés à 9, mais nous n’irons pas au-delà », assure Yannick Tempereau. Parmi ces machines, six sont à rotors et trois à secoueurs. « Même si nous sommes dans un secteur d’élevage, les clients accordent plus d’importance à une récolte réalisée en temps et en heure plutôt qu’à des brins de paille plus longs », constate Guillaume Tempereau.
Côté barres de coupe, selon les puissances des machines, le parc comprend des largeurs de 10,80 m à 7,70 m. Deux coupes à tapis de marque IDASS et Zworld complètent le tableau pour récolter les cultures fauchées au préalable. « Nous y avons recours dans trois situations : la récolte des semences de ray-grass semence en contrat, les agriculteurs qui produisent leurs propres semences fourragères, ou les productions bio les années où elles sont particulièrement colonisées par les adventices », détaille Yannick Tempereau. L’ETA Tempereau possède également une coupe repliable Capello adaptée aux parcelles les plus petites. « Ça nous permet de garder une coupe supplémentaire en cas de panne pendant la saison », précise l’entrepreneur deux-sévrien.
Pour les récoltes d’automne, l’ETA utilise 4 cueilleurs à maïs, dont 1 dimensionné pour les cultures implantées en 60 cm et pour le tournesol, une barre de coupe de modèle Heliantus de 7,50 m, un cueilleur IDASS 8 rangs spécifique pour cette culture. « Nous retirons le tapis IDASS de la barre de coupe pour y mettre un équipement à tournesol », détaille-t-il.
Plus de capacité pour assurer la rentabilité de l’activité
Si les deux frères ne souhaitent pas acquérir de machines supplémentaires, ils n’hésitent pas, en revanche, à renouveler leur parc avec des machines proposant plus de capacité. « Les saisons sont de plus en plus courtes. Je considère actuellement que le potentiel de récolte d’une moissonneuse-batteuse pour la saison estivale, correspond au maximum de ce qu’elle est capable de récolter sur une journée en le multipliant par 10 jours. Donc si elle est capable de ramasser 40 ha/jour, elle pourra récolter 400 ha en moyenne sur la saison », évoque Yannick Tempereau. De la même manière, il calcule que le chauffeur représentera une charge identique, quelle que soit la machine qu’il conduit, mais ne réalisera pas le même chiffre d’affaires si cette dernière fait 40 ha/jour ou 25 ha/jour. « Nous avons la chance de pouvoir compter sur un parc remboursé et amorti pour moitié. Mais pour un jeune qui se lance, c’est mission impossible, surtout quand on voit le prix du matériel qui a augmenté de manière inconsidérée… », s’alarme Guillaume Tempereau. Pour y faire face, l’entreprise a choisi de ne plus acheter de matériel neuf pour l’instant. « Nous arrivons à trouver des machines d’occasion qui ont 200 h environ », précise-t-il.
Le parc moisson de l’ETA Tempereau
- 1 Claas 8600 avec une coupe de 10,8 m
- 3 Claas Lexion 7070 avec des coupes de 9 m, dont 2 déjà amorties
- 2 Claas Lexion 7040 avec des coupes de 7,7 m
- 1 Claas 6700 avec une coupe de 7,7 m
- 2 Claas 6600 avec des coupes de 7,7 m
