Quand les agriculteurs dénoncent le gâchis du foncier

En peu de temps, plusieurs exemples en différents lieux du territoire français montrent que les agriculteurs s’inquiètent du gâchis du foncier agricole. L’urbanisation se développe, somme toute logiquement, mais des terres qui lui sont dévolues restent plusieurs années sans construction : pourquoi ne pas continuer à les cultiver entre-temps ?

Il y a d’abord eu ce cas que nous avons évoqué fin juillet près de Reims, dénoncé par la FDSEA de la Marne. Aujourd’hui, ce sont les Jeunes agriculteurs du Finistère qui déplore que tout un secteur ( à Saint-Renan) soit réservé pour une zone artisanale, mais sans le moindre coup de pelleteuse encore. Les exemples se multiplient, et le fait est qu’il n’existe pas en France de réserve foncière pour l’agriculture, ni pour quiconque d’ailleurs. Si l’on exclut les zones montagneuses, le partage ville-agriculture-forêt est tel que la ville s’agrandit en empiétant principalement sur l’agriculture.

C’est quelque part logique, mais encore faut-il que cela soit fait dans le respect des agriculteurs. Or, ces exemples montrent que certaines terres au moins sont d’abord dévolues à l’urbanisation, et seulement bien plus tard utilisées par elle. A se demander parfois s’il n’y avait pas d’autres solutions pour le développement urbain. En tout cas, il doit au moins en exister, des solutions, pour que le temps de latence entre l’arrêt de l’activité agricole et le début de l’urbanisation soit réduit au maximum.

En savoir plus : https://wikiagri.fr/articles/un-hectare-de-ble-detruit-par-la-communaute-reims-metropole/204 (notre article sur le cas de Reims métropole) ; http://www.letelegramme.com/ig/generales/economie/foncier-agricole-les-jeunes-agriculteurs-s-opposent-au-gaspillage-22-08-2012-1813664.php (l’article du quotidien breton Le Télégramme sur le cas du Finistère).