Väderstad : la fertilisation liquide intégrée

Nouveautés Salon ETA 2023

Nouveautés tracteurs moyenne/grosse puissance, moissonneuses batteuses, ensileuses pulvérisateurs, chaine verte, travail du sol, épandeur engrais.

VALTRA S6 : il sera « Made in Finland »

Exit Beauvais, le porte étendard du finlandais sera dorénavant construit en Finlande. Il va conserver son empattement de 3,105 m, un moteur AGCO Power 84 LXTN de 8,4 l de 280 à 420 ch et transmission à variation continue à deux vitesses. La Série S est compatible avec le diesel renouvelable et quittera l’usine de Suolahti avec du diesel renouvelable Neste My dans son réservoir. La nouvelle Série S se distingue d’abord par son design entièrement revu et sa cabine empruntée à la série Q. Elle apporte un certain nombre d’améliorations, notamment une gamme d’options de suspension pour le pont avant et pour la cabine – la cabine Skyview est en option – caractérisée par son toit vitré, le poste inversé TwinTrac et des personnalisations Valtra Unlimited. La prise de force arrière a été renforcée et le système hydraulique de base offre 200 l/min en Éco et en option deux pompes de 200 l/min sont proposées pour des applications exigeantes. Le relevage arrière lève 12 t tandis que le relevage avant levé 5,8 t. Le S profite de feux de croisement et de route à LED, des feux de jour à LED ainsi que des projecteurs de travail à LED à courte portée à l’avant. Le système SmartTurn de Valtra complète l’expérience de conduite autonome dans les champs avec quatre types de virage – mode partiel, virage en U, virage en Y et virage en K – qui permettent au conducteur de travailler dans le champ de la manière la plus efficace. Premier modèle de la sixième génération de tracteurs Valtra, le S6 sera introduit progressivement dès le deuxième trimestre 2024 et les premières livraisons en Europe sont attendues pour la fin de l’été.

VALTRA S6 : il sera « Made in Finland »
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Case IH : toujours plus fort !

Alors que l’on croyait les choses calmées, c’est un nouveau cap que vient de franchir Case IH avec le Quadtrac 715, un mastodonte de près de 28 t, 778 ch max. à 1900 tr/min (715 ch nominal) et un couple titanesque de 3.255 Nm. A sa traditionnelle transmission Full-Powershift 16×2, un 6 cylindres FPT C16 TST de nouvelle génération suralimenté par deux turbos à deux étages, d’une cylindrée de 16 l (contre 12,9 l sur les actuels Quadtrac) est alimenté par un réservoir de 1968 l de GNR. Sa barre d’attelage de catégorie 5 est à son image. De même que son attelage trois points de catégorie 4 en option, récemment introduit sur d’autres nouveaux modèles Quadtrac, permet de soulever 10 t. Jusqu’à 8 distributeurs auxiliaires sont alimentés par une pompe hydraulique de 216 l/min ou, en option, par une pompe SmartTorque à débit cumulé TwinFlow de 428 l/min. Il se caractérise aussi par une nouvelle conception de l’éclairage, avec de nouveaux feux de route à LED ainsi que des projecteurs de travail d’une puissance de 25 420 lumens. Il peut être équipé d’un deuxième écran AFS Pro 1200 pour le guidage AFS AccuGuide et la gestion automatique des manœuvres en fourrières AccuTurn Pro, la gestion des outils ISOBUS, le guidage et bien plus encore. La technologie AFS Connect permet l’enregistrement des données de la machine et des données agronomiques, y compris le transfert bidirectionnel entre le tracteur et le portail en ligne myCaseIH, tout en permettant la surveillance et la téléassistance de la machine par les propriétaires et, sur autorisation, par les concessionnaires.

Case IH : toujours plus fort !
Photo Case IH

Claas : un Xerion pour la traction

S’il peut sur certains marchés être chaussé de pneumatiques, Claas le réserve au marché français chenillé. Dans un gabarit routier compact, le nouveau Xerion série 12 affiche 585 ch (Xerion 12.590) et 653 ch (Xerion 12.650) de puissance maximale. A son 6 cylindres Mercedes-Benz de 15,6 l de cylindrée, une transmission Cmatic à variation continue, pour des travaux principalement de traction. La polyvalence est moins son crédo que les modèles 4200, 4500 et 5000, toujours au catalogue. Car le nouveau porte étendard de la marque n’a pas de cabine mobile et sa sellette ne peut accueillir d’outils, comme il était de coutume jusqu’alors sur un Xerion. La nouvelle série 12 vise plutôt le marché des tracteurs articulés chenillés nord-américains. Jusqu’à trois pompes hydrauliques et huit distributeurs assurent un débit maximal de 537 l/min, disponible dès les bas régimes moteurs. Impressionnant, l’appareil inaugure une nouvelle cabine très spacieuse, de 4 m3 et inspirée des derniers automoteurs de récolte. Le nouveau terminal Cemis 1200 en standard permet d’utiliser le système de guidage GPS PILOT et la gestion des chantiers en ligne. Le système d’assistance CEMOS basé sur le dialogue est voué à optimiser les performances du tracteur.

Claas : un Xerion pour la traction
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Case IH : un gabarit européen

Alors que Case IH redéfinit la puissance maximale de son plus gros tracteur produit en Europe, il supprime l’entrée de gamme, l’Optum 250 lancé en 2018 au profit du nouveau Puma 260 CVXDrive. Aujourd’hui, la gamme Optum comprend donc 3 modèles ; les Optum 270, Optum 300 et le tout nouvel Optum 340. Le six cylindres FPT de 6,7 l (Stage V) délivre 27 ch de plus que l’Optum 300, soit 340 ch max. et intègre la technologie de dépollution Hi–eSCR2. Le couple maximal est de 1.398 Nm à 1.400 tr/min, contre 1.282 Nm pour l’Optum 300. La seule transmission proposée sur cette gamme, la variation de vitesse continue CVXDrive bénéficie de la gestion automatique (APM) qui optimise le ratio de la transmission et le régime moteur en fonction des exigences de puissance. Comme les modèles 300 et 270 existants, l’Optum 340 dispose d’un réservoir de carburant de 630 l et d’un relevage arrière de 11 t et avant de 6 t. Ils sont également équipés d’une prise de force arrière à 4 régimes normalisés ainsi que d’une prise de force avant à deux régimes en option permettant de travailler en mode économique 1.000 tr/min Eco avec des combinaisons d’outils animés avant et arrière (exemple : groupe de fauche en seconde coupe) afin de limiter la consommation et le niveau sonore lorsque toute la puissance n’est pas nécessaire. La cabine de seconde génération, adoptée fin 2021 est plus spacieuse et plus silencieuse avec seulement 66 dB(A). A bord, la conduite se fait toujours via l’accoudoir Multicontroller de troisième génération, combiné au terminal AFS Pro 1200 qui permet de contrôler jusqu’à 95% des fonctions les plus utilisées au bout des doigts. La certification TIM permet à l’outil de prendre le contrôle du tracteur.

Case IH : un gabarit européen
Photo Case IH

John Deere : une expérience de conduite améliorée

Pour la saison 2024, John Deere intégrera non seulement ses nouvelles consoles CommandCenter G5 sur ses tracteurs de moyenne à forte puissance, mais rendra ses 6R et 7R encore plus endurants au transport. D’abord, les 6R de l’année modèle 2024 profiteront d’une colonne de direction redessinée, d’un nouveau volant – l’expérience de conduite étant améliorée selon le tractoriste – et le système d’amortissement disponible sur les sièges Premium et Ultimate progresse afin d’améliorer le confort de conduite.
Concernant la série 7R de l’année modèle 2024, elle disposera d’une nouvelle direction réactive activée à l’aide d’une touche programmable sur le CommandCenter, qui se recentre comme sur une automobile et voit sa capacité augmenter de 50% pour améliorer non seulement le confort de conduite et améliorer la réactivité. Pour cela, des vérins de direction plus grands sont montés de série. Deux disques de frein avant supplémentaires visent à améliorer la sécurité et les performances au transport. Tous les tracteurs 7, 8 et 9 sont équipés d’un nouveau moniteur de la console d’angle haute résolution et d’un récepteur StarFire 7000 intégré.

John Deere : une expérience de conduite améliorée
Photo John Deere

New Holland : cure de Jouvence pour les machines de récolte

Les moissonneuses-batteuses CR et CX et ensileuses FR bénéficieront dès 2024 de plusieurs améliorations, à commencer par le design qui s’harmonise avec le reste de la gamme de matériels de récolte.
Sans changement de puissance et de capacité de trémie, les CX et CR voient leur cabine progresser avec des sièges ventilés recouverts de cuir, pour un meilleur soutient et une ventilation plus performante, une nouvelle radio DAB+, un nouveau rétroviseur droit, déjà disponible sur la CX, jusqu’à trois caméras installées d’usine. La CR7.90 accède aux chenilles SmartTrax (25 km/h) avec système de tension automatique.
Le Dynamic Flow Control (proposé en option sur les CR dotées de rotors de 22 pouces) est désormais disponible sur les moissonneuses-batteuses CR dotées de rotors de 17 pouces. Ce système permet de modifier la position des vannes sur les deux rotors en cours de moisson afin de répondre aux conditions changeantes de la récolte. Cette technologie est en lien avec l’algorithme IntelliSense, qui optimise en continu et automatiquement les paramètres de battage, de séparation et du caisson de nettoyage de la machine en fonction de la demande saisie par l’opérateur.
Les nouveaux modèles sont équipés du système NutriSense monté en usine, qui surveille en permanence le flux de la récolte et permet grâce à la lumière proche infrarouge, d’analyser certains éléments nutritifs de la récolte, tels que la teneur en protéines, en amidon et en huile, ainsi que les niveaux d’humidité, et peut créer des cartes correspondantes. Un destructeur de menues pailles destiné aux CR équipées de rotors de 22 pouces (CR8.90 & CR9.90) a été développé par l’australien Seed Terminator, et sera proposé en option.

New Holland : cure de Jouvence pour les machines de récolte
Photo New Holland

A l’image des dernières CR, les FR profiteront non seulement d’un design rafraichi, et pourront bénéficier d’une nouvelle version du pick-up UltraFeed. Équipé d’une transmission par courroie, le ramasseur à herbe UltraFeed est disponible en plusieurs largeurs de coupe (3, 3,5 et 4 m). Un pare-vent monobloc doté d’un grand rouleau effectue une pré-compression des andains pour régulariser l’alimentation des cultures légères et éviter l’effet bulldozer dans les andains denses. Doté d’un débattement de 160 cm il permet de s’adapter à tous les types de récolte et offre un large accès au ramasseur si nécessaire. Grâce à un treillis transparent, l’opérateur dispose d’une bonne visibilité sur le flux de récolte dans le ramasseur. Il profite de phares LED, d’une nouvelle disposition des garants et d’une boîte de vitesses plus compacte du rouleau permettant d’augmenter de 25% sa vitesse de rotation, si nécessaire, afin de répondre à la hausse de capacité du ramasseur. Le graissage automatique est proposé en option.

New Holland : cure de Jouvence pour les machines de récolte
Photo New Holland

Claas : à l’assaut des coteaux

Deux ans après leur introduction, les Trion sont complétées par deux nouveaux modèles à 5 secoueurs, la Trion 540 pour les plaines céréalières et la Trion 540 Montana 4, plus radicale car adaptée aux travaux en coteaux.  Ces deux machines sont calquées sur les petites Trion 520 et Trion 530, également des 5 secoueurs, dotées du traditionnel caisson Jet Stream et d’un système de battage APS Walker d’une largeur de 1.420 mm avec tire-paille. Mais avec leur puissance portée à 354 ch(soit autant que la Trion 650, qui emploie elle aussi le 6 cylindres Cummins L9 de 8,9 l), il s’agit de venir taquiner les Trion 600 en respectant un gabarit plus étroit, limité à 3,48 m (avec pneus de 800 mm), sachant que ces dernières ont un batteur de 1.700 mm de largeur. Un avantage notable sur certaines routes exigües d’Europe, mais également parce que les pentes les plus abruptes du sud de la France, d’Espagne ou encore d’Italie ne peuvent accueillir des machines plus grosses.

C’est pourquoi la nouvelle variante montagnarde de la Trion 540 adopte un système Montana intégral, encore plus technique que le principe Montana fréquemment commercialisé par le fabricant allemand. En effet, pour sa Trion 540 Montana 4, Claas a confié la construction des essieux spécifiques (4 roues motrices) et du lève arrière à un spécialiste italien, Marchesi. Vrai contorsionniste, la machine s’articule et peut compenser 32% en dévers latéral, 30% en dévers frontal (montée) et 9% en descente. Pour plus de robustesse et de sécurité, mais également afin de rendre possible de tels angles d’articulation, les réducteurs sont entrainés par cardans plutôt que par une cascade de pignons. Point important sur une telle machine, l’équilibre des masses et le centre de gravité bas. Claas conseille des pneus de 800 mm à l’avant pour une bonne stabilité, et se limite à 7,7 m pour la barre de coupe et 8 rangs pour le cueilleur à maïs. La trémie ne dépasse pas 8.000 l et une fois refermée, la machine ne dépasse pas 4,25 m de haut.

Claas : à l’assaut des coteaux
Photo Claas

John Deere : un nouveau pick-up

Pour les dernières ensileuses John Deere séries 8000 et 9000 ; Kemper a développé un nouveau ramasseur à herbe avec entraînement sans chaîne. D’une largeur de travail utile de 2,7 m, le pick-up 30R se dote d’une grande vis d’alimentation de 80 cm de diamètre avec des spires de 20 cm et de 6 barres porte-dents avec des dents de 6,5 mm, pour un ramassage efficace à vitesse élevée. Son entraînement sans chaîne, et ses pièces d’usure renforcées, réduisent les coûts d’entretien.

John Deere : un nouveau pick-up
Photo Kemper

Väderstad :  la fertilisation liquide intégrée

En option, le semoir monograine Väderstad Tempo L 8-24 peut être équipé d’un système d’engrais liquide entièrement intégré et piloté via le E-Control sur Ipad. Celui-ci emploie une cuve de 2000 l et peut incorporer l’engrais soit dans le sillon de semis par l’intermédiaire des éléments semeurs, soit en dehors du sillon par l’intermédiaire des enfouisseurs à engrais. Sans changer de buses, il sera possible d’appliquer de 30 à 200 l par hectare, avec un espacement d’inter-rang de 750 mm et une vitesse de 15 km/h. Pour contrôler la densité de l’engrais liquide, des capteurs surveillent en permanence le débit de sortie. Grâce à ce retour d’information en temps réel, le système maintient automatiquement la densité sélectionnée et ne nécessite aucun étalonnage.

Väderstad :  la fertilisation liquide intégrée
Photo Väderstad

Helios Duo T80 : Gregoire Besson ameublit dans la ligne de semis

Pas moins de cinq écartements de dents, entre 500 et 750 mm permettent de s’adapter aux pratiques rencontrées en Europe de l’Ouest, mais aussi en Amérique du Nord et de semis sur la ligne de semis. D’une largeur de travail de 4,47 à 6,40 m, l’Helios Duo T80 peut donc intervenir dans des cultures sarclées comme le maïs, le soja ou le tournesol. Sur cet outil, les sécurités sont placées sur le même tube sur le châssis avec une alternance de bras courts et longs afin de créer deux rangées de dents. Ce dégagement permet donc d’éviter les risques de bourrage.
Pour des tracteurs de 250 à 500 ch pour un travail entre 25 et 45 cm, l’appareil se dote de deux types de sécurités soit à boulon de cisaillement (avec rupture à 5,6 t) pour des conditions sans cailloux, ou Non-Stop Hydraulique pour les conditions difficiles avec un déclenchement à 1.450 kg. Deux types de dents sont disponibles, soit la dent type Cracker pour ameublir jusqu’à 45 cm. Le travail réalisé s’apparente à un pseudo-labour, voire d’ameublissement, ou la dent droite pour fissurer sans bouleverser les horizons. Elle permet une oxygénation du sol ainsi qu’une circulation verticale de l’eau grâce à son effet « vague ». L’Helios Duo T80 peut être équipé de coutres circulaires (diamètre 510 mm avec profil ondulé ou crénelé) pour découper les résidus ainsi que prétrancher la terre afin de faciliter le passage des dents par la suite. En option également, deux déflecteurs latéraux permettent de canaliser le flux de terre dans la largeur du rouleau. Plusieurs rouleaux sont disponibles.

Helios Duo T80 : Gregoire Besson ameublit dans la ligne de semis
Photo Gregoire Besson

Horsch :  deux essieux qui annoncent la suite !

Bien qu’il impressionne par ses dimensions et son double essieu, le nouveau Joker 12 RT préserve un ratio de 1,3 t par mètre, pour un travail efficace jusqu’à 15 cm.
Il s’agit d’une nouvelle génération de déchaumeurs à disques, conçue pour respecter un poids par essieu de seulement 10 t par essieu dans certains pays d’Europe (12 t en France) dans ce type de configuration, mais également afin de pouvoir l’élargir à l’avenir. Horsch envisage effectivement d’aller taquiner les 16, voire 18 m dans les années à venir. L’appareil a aussi pour particularité de pouvoir profiter d’un rouleau hacheur à l’avant, escamotable hydrauliquement lorsqu’il n’est pas nécessaire de détruire un couvert ou un tapis de résidus, ou une CrossBar. D’une largeur de 12,25 m, le Joker 12 RT reçoit au choix des disques crénelés de 52 ou 58 cm ou des disques CoverCrush plutôt prévu pour un travail superficiel, jusqu’à 8 cm. Un large choix de rouleaux simples ou doubles, en option, permet d’adapter la machine à tout type de sol. Notons également que les batteries de disques + rouleaux affichent environ 3 m (soit 4 au total) afin de mieux épouser les irrégularités du sol. Lorsque l’on opte pour un double rouleau, le dernier peut être escamoté hydrauliquement en conditions pierreuses ou humides. Le double essieu de transport et le packer pivotant garantissent une conduite sur route en toute sécurité sur une largeur de transport de 3 m.

Horsch :  deux essieux qui annoncent la suite !
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Lemken : un nouveau déchaumeur de grande largeur

Avec une largeur de 10 m, le nouveau Rubin 10/100 se destine aux gros débits de chantiers. Il vient remplacer le Gigant Rubin 9. L’appareil se distingue par la disposition symétrique des disques, de sorte qu’il opère en économisant du carburant sans déport latéral. Les deux rangées de disques concaves crénelés de 645 mm de diamètre permettent une incorporation sur toute la surface à partir d’une profondeur de sol de seulement 7 cm. L’écart entre disques de 14 cm garantit un travail sans bourrage même en présence de grandes quantités de matières organiques. Chaque disque concave est équipé d’une sécurité non-stop active avec amortisseur qui réduit les sollicitations sur le châssis.
La suspension pendulaire permet de suivre au mieux les contours du champ. En terrain très vallonné ou lors du travail sur pente, la compensation pendulaire optionnelle « iQ-Contour » assure une adaptation optimale au sol. De plus, le réglage hydraulique de la profondeur permet de réagir aux conditions changeantes et de modifier la profondeur de travail pendant la conduite. La manœuvre en tournière est réalisée sur le rouleau, assurant ainsi une grande stabilité. Avec sa large surface de contact, il garantit le maintien en toute sécurité de l’outil et minimise le compactage du sol. Le système de repliage breveté du rouleau garantit une largeur réduite à 3 m et une hauteur à 4 m, respectant ainsi les dimensions requises pour le transport routier dans toute l’UE. Malgré sa grande largeur de travail, le Rubin ne nécessite pas de châssis-porteur coûteux. L’attelage est fiable sur la route même à 40 km/h et peut être utilisé de manière flexible. Enfin, le Rubin 10/100 peut être attelé via une rotule ou un anneau et pour faciliter sa manipulation. Un pied support hydraulique est disponible pour faciliter et sécuriser les process d’attelage/dételage. 

Lemken : un nouveau déchaumeur de grande largeur
Photo Lemken

Kuhn : un nouveau déchaumeur adapté au CTF

Nouveau modèle dans la gamme de déchaumeurs à disques Kuhn Optimer, le L 12500 s’affiche 50 cm plus large que le L 12000 lancé en 2019. Il s’agit de satisfaire les adeptes du CTF (Controlled Traffic Farming). Technique consistant à établir des voies de passages dans les champs pour toutes les machines, le CTF permet de réduire sensiblement la compaction des sols. Cependant, elle implique d’utiliser des machines d’une largeur similaire, indexée très fréquemment sur la rampe du pulvérisateur. C’est pourquoi, il faut aussi que les outils puissent recroiser un minimum pour ne pas devoir sortir de leur route. Ces 50 cm supplémentaires sont ainsi les bienvenus. Kuhn reste fidèle à son châssis à 5 modules, avec gestion Steady Control afin de suivre les irrégularités du sol et travailler de façon homogène. L’hydraulique délivrée par le tracteur la gérant de façon active.  Lourd, l’appareil ne peut disposer que de disques de 510 mm de diamètre. Le réglage hydraulique de la profondeur de travail se fait en continu en cabine et agit non seulement sur le rouleau Double U et les grandes roues folles à l’avant. Au travail, les roues de transport ne touchent pas terre. De ce fait, elles restent propres au transport. Les demi-tours se font sur le rouleau et les roues folles. 

Kuhn : un nouveau déchaumeur adapté au CTF
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Amazone : un semoir simplifié en 9 m

Sur le Cirrus 9004-2C Grand, la grande trémie de 5.750 l en acier est sous pression et compartimentée à 60/40, permettant de doser différentes semences ou engrais, jusqu’à 400 kg/ha à 15 km/h. Leurs contenus passent dans le même conduit en procédé Single-Shoot et sont implantés dans le même rang de semis, l’élément TwinTeC+de grand diamètre déjà connu chez Amazone. Sa pression de terrage va jusqu’à 100 kg, ce qui offre régularité et stabilité.  La nouvelle tête de distribution assure une bonne répartition transversale et est équipée d’une coupure individuelle de rangs. La coupure précise favorise une uniformité des cultures, en particulier dans les zones de recroisement. Grâce à ce système, les recroisements sont limités à moins de 1% de la parcelle. Pour choisir le jalonnage, la tête de distribution est ajustée facilement via le terminal ISOBUS en fonction du type de jalonnage souhaité, symétriques et asymétriques ainsi que la largeur de voie. Aucune intervention manuelle n’est nécessaire. Lorsque les rangs se ferment, la vitesse de rotation du doseur est adaptée. Le surplus de semence est alors dévié vers un retour dans le conduit de semence tandis que l’air continue à s’échapper vers les éléments semeurs. Ainsi la pression de l’air reste constante dans les tuyaux de descentes jusqu’à la mise en terre. Cette particularité évite le phénomène de rebond de la graine une fois dans le sillon de semis. Ainsi, il reste toujours de la semence dans la tête de distribution qui est guidée vers les éléments semeurs une fois la machine baissée en position travail. Une répartition optimale des produits est garantie sans aucun prédosage, jusque dans les moindres recoins du champ. Le Cirrus conserve ses deux rangées de disques, d’un diamètre de 380 mm qui permettent une préparation du lit de semence nivelée et homogène. Le rouleau autoporteur de grand diamètre Matrix est monté en décalé avec les efface-traces.

Amazone : un semoir simplifié en 9 m
Photo Amazone

Pöttinger : les Terradisc T grimés en semoir

Pour incorporer efficacement de l’engrais ou semer un couvert pendant le déchaumage ou la préparation du lit de semences, Pöttinger a équipé ses déchaumeurs à disques trainés Terradisc T de 8 et 10 m (8001 T / 10001 T) d’une tête de répartition et d’une trémie frontale Amico F.  Cet équipement déjà disponible pour les déchaumeurs à dents Terria permet en un seul passage de déchaumer et simultanément d’apporter de l’engrais et / ou d’implanter une culture. La trémie pressurisée Amico d’une capacité de 1.700 ou 2.400 l offre une répartition du volume de 60/40 et donc une large plage d’utilisation. Isobus de série, elle permet un semis selon le procédé « Single Shoot ». La densité de semis des distributions peut être modulée en lien avec une cartographie, aussi bien avec une qu’avec deux distributions indépendamment.

Pöttinger : les Terradisc T grimés en semoir
Photo Pöttinger

Köckerling scalpe avec l’Eco Allrounder 700

Sa mission : réaliser un travail de scalpage plat et homogène sur toute sa largeur mais également pouvoir préparer un lit de semences. Le nouveau cultivateur à dents Eco Allrounder 700 de Köckerling a été développé aussi bien pour l’agriculture biologique que conventionnelle. Cet appareil porté de 7,05 m a été conçu pour travailler sans rouleau – plutôt avec une ou deux rangées de peignes -, afin que les plantes scalpées, voire coupées, telles que des racines en pivot ou tubérisées ne se re-développent pas et soient desséchées en surface. Il s’agit donc d’intervenir par exemple directement après la récolte, à une profondeur maximale de 13 cm, pour garantir que les graines de cultures perdues par la machine mais également les mauvaises herbes germent rapidement, pour les détruire ultérieurement. Un scalpeur adapté aux faux-semis mais également pour la préparation des lits de semence et l’incorporation du lisier ou de fumier. Pour que la totalité des 7,05 m soit travaillé, le constructeur allemand a adopté 47 dents à ressort Hercules (70×12) distribuées sur 4 rangées. Armées de pattes d’oie large, leur espacement 150 mm, de façon à avoir un recroisement parfait. Le dégagement sous châssis est de 60 cm, afin de pouvoir brasser suffisamment de terre ou résidus (notamment lors de la destruction d’un couvert). Il garantit une bonne régularité de travail en profondeur grâce à ses sept roues de support (3 à l’avant, 4 à l’arrière) et le réglage de la profondeur hydraulique. Le réglage de la herse se fait également de manière hydraulique, de sorte que l’agressivité peut être ajustée en continu. D’un poids de 3,3 t, l’Eco Allrounder 700 nécessite 250 ch pour être emmené et levé correctement.

Köckerling scalpe avec l’Eco Allrounder 700
Photo Köckerling

Urasi, le scalpeur à dents selon Carré

Un nouveau scalpeur de précision baptisé Urasi sera proposé dès juillet 2024 au catalogue Carré. Il s’affichera dans des largeurs de 3 et 3,5 m fixe, 4,2 – 5,2 et 6 m repliable. En complément des outils de déchaumages, l’Urasi s’inscrit dans la stratégie d’une agriculture régénératrice et de conservation des sols. Outre le fait de réduire voire de supprimer le recours aux produits phytosanitaires, le travail précis de surface du scalpeur Urasi réduit l’érosion du sol, favorise sa minéralisation en augmentant la production de matière organique.
Il se compose de 4 rangées de dents à socs triangulaires de 250 mm avec profil à plat, pour un scalpage de surface efficace. Avec un montage au pas de 170 mm, la zone de recoupe est de 80 mm ce qui garantit un déchaumage de toute la largeur travaillée même après usure du soc. En vue de garantir une régularité de la profondeur de travail du soc et donc limiter l’effet de pianotage, Carré a opté pour un montage d’une dent 80×12 mm avec contre ressort. Le dégagement sous châssis important et la disposition des dents limitent les bourrages et permettent un brassage terre/résidu important. Le contrôle de profondeur du travail est entièrement géré par les roues de terrage avant et arrière avec une liaison flottante au niveau du troisième point. Par conséquent, la machine reste stable et la profondeur de travail reste constante même à vitesse élevée. La plage de profondeur de travail de la dent est réglable de 2 à 8 cm pour une vitesse de 12 km/h en moyenne. L’obtention d’un profil de surface uniforme est assurée par des niveleurs situés à l’arrière de la dernière rangée de dents ainsi qu’une paire de déflecteurs qui évite les projections latérales. La destruction des chaumes et des adventices est optimisée grâce à la triple rangée de peignes de 13 mm de diamètre à l’arrière, qui est réglable en inclinaison et en pression afin de s’adapter à toutes les situations.
Le confort d’utilisation est mis en avant grâce au réglage hydraulique indépendant des roues avant et arrière, ainsi que de la herse peignes. Les réglages sont modifiables instantanément et sans effort à partir du boitier de commande en cabine.

Urasi, le scalpeur à dents selon Carré
Photo Carré
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