Tirant son nom du latin poa trivialis, le pâturin commun, également connu sous le nom de “gazon d’Angleterre” ou de “pâturin rude”, est une plante herbacée annuelle monocotylédone, appartenant à la famille des poacées, les graminées.
Originaire du continent eurasiatique et d’Afrique du Nord, et naturalisée sur le continent américain et en Australie, il est aujourd’hui présent dans toutes les régions tempérées du monde et est très commun.
Avec une préférence pour les sols frais et argileux humides ou tourbeux, le pâturin commun est une plante herbacée stolonifère (multiplication par voie végétative) qui se développe sur tous les types de sols et apprécie les zones ombragées car il supporte difficilement la sècheresse.
Avec une nuisibilité potentiellement forte sur les cultures, il pousse partout en France, dans les zones rudérales, les parcelles cultivées, les jardins, les bords de chemins et de routes, les terrains de sport et de golf…
Au stade de plantule, le pâturin commun possède une préfoliaison pliée et des gaines aplaties. Les limbes des feuilles sont glabres et 20 à 50 fois plus longs que larges. Ses ligules sont membraneuses, longues et triangulaires.
Une fois adulte, le pâturin commun mesure 40 à 90 cm de haut, ses tiges ascendantes sont glabres, fibreuses et de forme cylindrique. Ses feuilles vertes sont planes et acuminées, possédant une nervure centrale bien marquée et un crochet à leur sommet, brillantes sur leur face inférieure et partant de gaines rose violacé. L’inflorescence se présente sous forme de panicules pyramidales étalées et ses rameaux inférieurs sont réunis par 4 à 6 en demi-verticilles. Les épillets, velus et laineux à leur base, présentent une forme ovale et sont pourvus de 2 à 4 fleurs. Ses glumes sont inégales et trinervées et les glumelles inférieures sont lancéolées et ciliées. L’enracinement est superficiel et se fait au niveau des noeuds.
On reconnaît le pâturin commun par la base des tiges qui porte une couleur blanchâtre.
Cycles de développement de cette adventice
Avec une reproduction par voie végétative rapide, le pâturin commun est présent et visible toute l’année et il fleurit durant toute sa période de végétation dès le début du printemps. Si sa période de germination court sur toute l’année, elle connaît un pic en février-mars et un second d’août à novembre.
Très sensible aux températures élevées et à la sécheresse, il se dessèche et peut mourir durant l’été.
Les types de cultures touchées
Très répandu partout en France, le pâturin commun envahit aisément les zones gazonnées, prenant le pas sur les graminées en place.
Il s’installe également dans toutes les cultures et particulièrement dans les cultures d’hiver, dont les cultures céréalières d’hiver.
Les dégâts causés par le pâturin commun
Alors qu’il est semé sur les terrains privés en raison de son pouvoir couvrant et qu’il est récolté comme plante fourragère pour ses vertus nutritives, le pâturin commun peut causer des pertes de rendement assez importantes sur les cultures d’hiver.
Il se développe au détriment des cultures en place car il est gourmand en eau et en éléments nutritifs présents dans le sol.
Sa reproduction par graines et par voie végétative en fait une adventice de premier plan, bien connue des agriculteurs du monde entier.
Quand et comment intervenir contre le pâturin commun
Avec sa présence très invasive en raison de sa prolifération extrêmement rapide en l’absence de lutte agronomique adaptée, le pâturin commun est une espèce très nuisible, contre laquelle on peut lutter par :
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labour : la lutte mécanique présente de bons résultats en raison de son système racinaire superficiel et un arrachage facile
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lutte chimique au moyen d’herbicides adaptés à la culture en place
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rotation des cultures pour empêcher son développement exponentiel et maîtriser sa présence.
En revanche, le déchaumage, les faux-semis et le décalage de la date des semis ne sont pas pertinents pour lutter efficacement contre cette adventice.
