Avec Karnott, l’ETA numérise la gestion des chantiers

Pour assurer le suivi des chantiers, l’ETA Viel s’est équipée de boîtiers Karnott à aimanter sur les machines. Cet outil devrait maintenant permettre de numériser les bons de chantier. Des premiers chantiers dans ce sens ont été réalisés par les équipes de l’ETA lors des semis d’automne. 

Toute l'équipe s'implique dans le développement des bons de chantier numériques directement en cabine. © TL

« Je me souviens que mon père faisait tous les bons de chantiers à la main en fin de journée. Il n’oubliait jamais rien », se rappelle Christophe Viel, en charge de la gestion de la partie agricole de l’ETA Viel à Drouges, au cœur de l’Ille-et-Vilaine. Seulement voilà, depuis qu’il a repris l’entreprise avec son frère en 2005, le chiffre d’affaires a plus que doublé, mais le temps de travail des dirigeants est resté le même. Il a donc fallu trouver une solution fiable pour assurer dans un premier temps la gestion et le suivi des chantiers de manière automatisée. 

Une histoire familiale

C’est en 1960 que l’ETA Viel voit le jour. À l’époque, le père de Christophe Viel se lance sur le fumier et le labour. Très vite, une activité de travaux publics complète l’offre. En 1993, lorsque le dirigeant breton et son frère rejoignent l’entreprise paternelle, les prestations agricoles se déclinent du semis à la récolte. « En 2005, quand nous avons racheté l’ensemble des parts avec mon frère, nous nous sommes réparti l’activité. Je gère l’agricole et il a pris en charge le TP», retrace Christophe Viel. Aujourd’hui, l’entreprise compte 9 salariés pour l’agricole, incluant les alternants, et 6 personnes pour le TP. 

7 boîtiers Karnott aimantés

Après un premier essai infructueux chez un concurrent, Christophe Viel opte il y a quelques années pour les boîtiers Karnott. Il en achète 7 qu’il répartit sur ses machines au gré des chantiers et des saisons. Grâce à ses outils connectés à l’application sur son téléphone, il connaît en instantané l’avancement des chantiers et les surfaces réalisées. « Si j’ai un litige avec un client, les surfaces PAC des parcelles enregistrées par le Karnott servent de juge de paix », témoigne l’entrepreneur. Autre atout, il ne dérange plus les chauffeurs afin de connaître l’évolution des chantiers. « Grâce à l’application, je vois où ils sont. Pendant les battages, je peux prévenir le client suivant de l’heure d’arrivée estimée », évoque-t-il. Les boîtiers sont également utilisés sur les broyeurs et cultivateurs rotatifs loués aux agriculteurs. « Il y a toujours des petits malins qui font une parcelle ou deux de plus que ce qui était prévu dans le contrat. Avec le boîtier, je le vois tout de suite. Et s’ils veulent l’enlever de la machine. Une alarme s’allume ici ». 

Depuis son smartphone ou son ordinateur, Christophe Viel accède à l'ensemble des boîtiers Karnott
Depuis son smartphone ou son ordinateur, Christophe Viel accède à l’ensemble des boîtiers Karnott © TL

Numériser les bons de chantier

Depuis l’automne 2025, Christophe Viel a entamé une nouvelle étape dans l’utilisation des boîtiers Karnott. L’objectif est désormais de numériser les bons de chantier réalisés par les salariés. « Ils ont chacun l’application sur leur téléphone. À la fin d’un chantier, ils créent la prestation avec le type de chantier, le nom du client, la date, le matériel utilisé et les cultures concernées. Ensuite, il suffit de cocher « chantier terminé », détaille le dirigeant breton. Pour le moment, il souhaite conserver le papier en parallèle pour éviter les ratés. « Il faut être très rigoureux pour ne pas oublier de chantier », prévient-t-il. 

Attention aux dérives

Christophe Viel reste prudent sur l’utilisation des données recueillies par les boîtiers Karnott. « Il ne faudrait pas que ça devienne un outil de contrôle de ce que nous faisons dans l’entreprise. Si je m’aperçois qu’elles peuvent être utilisées de manière négative envers moi, j’arrêterai tout de suite », prévient-il. 

Un gros travail de pré-enregistrement

Les premiers essais de bons de chantier dématérialisés réalisés durant les semis d’automne ont montré l’importance du paramétrage de l’outil en avance. « Il faut que les machines soient bien référencées dans le logiciel pour que les salariés n’aient plus qu’à cliquer », souligne Christophe Viel. Pour les chantiers complexes, tels que l’ensilage, les boîtiers Karnott seront fixés sur la machine principale. « C’est le chauffeur de l’ensileuse qui cochera s’il y avait une benne pour le transport ou un tracteur de l’ETA au tas », prévoit-il. À terme, l’objectif est de pouvoir numériser les bons de commande et les factures afin de gagner du temps. 

16 tracteurs et 5 automoteurs de récolte

  • 16 tracteurs, dont une majorité de New Holland, mais aussi des John Deere, Valtra et Fendt
  • 5 moissonneuses-batteuses New Holland 
  • 3 ensileuses Claas 
  • 2 groupes de fauche Krone 10 m
  • 2 combinés d’enrubannage John Deere
  • 2 round balers John Deere 
  • 2 big balers New Holland
  • 2 épandeurs à fumier Sodimac 
  • 2 tonnes à lisier Samson 
  • 2 combinés de semis maïs en 4,5 m 
  • 1 combiné de semis pour les céréales en 4,5 m Lemken 
  • 1 semoir simplifié pour les couverts en 6 m Lemken