Le redoux de cette semaine sera l’occasion de faire les premiers diagnostics des dégâts occasionnés par la vague de froid de la semaine dernière. Des dégâts sont possibles sur les cultures d’hiver les plus sensibles.
Pour les céréales, la résistance au froid est maximale au stade tallage (après endurcissement – ce qui était le cas) mais elle est variable selon l’espèce et la variété (source P. Gate).
· Blé tendre : – 20°C (-12 à -30°C selon variété)
· Blé dur : -12°C (-6 à -17°C selon variété)
· Orge : -16°C (-7 à -19°C selon variété)
Par contre, pour les plantes ayant débuté leur montaison, la sensibilité au froid est beaucoup plus grande. Des gels d’épi partiels ou totaux peuvent intervenir à partir de – 4°C sur les maîtres brins ayant atteint le stade épi 1 cm.
Le colza résiste à des températures allant jusqu’à -15°C (si absence d’élongation), le seuil létal étant -18°C. Des colzas allongés seront beaucoup plus sensibles à des phénomènes d’éclatement du collet ; les petits colzas peuvent subir des déchaussements consécutifs au gel/dégel du sol.
Dans le Sud-Ouest, nos principales craintes s’orientent vers les parcelles de blé dur (espèce la plus sensible au froid) : elles commencent à brunir depuis le dégel de façon inquiétante et certaines parcelles ayant atteint le stade épi 1 cm avant la vague de froid, des dégâts sur épi sont à craindre. Des tests de viabilité des plantes sont en cours chez les agriculteurs (prélèvement de plantes avec racines placées à la lumière dans des bocaux remplis d’eau – attendre 3 jours pour voir si des nouvelles feuilles, talles ou racines apparaissent).
Qu’en est-il des dégâts de gel dans vos parcelles ? Avez-vous dressé un premier bilan ? Avez-vous réalisé des tests, observé les épis ? Transmettez vos observations et précisez votre secteur géographique !
