Une vache abattue et dépecée en plein champ pour 25 kilos de viande

Sur la commune de Saint-Jean-de-Boiseau, en Loire-Atlantique, une vache laitière a été retrouvée, par son éleveur, morte avec deux pattes en moins. Un acte de vandalisme qu’il qualifie de « barbare ».

A quelle époque vit-on ? Yannick Ardois, l’un des derniers agriculteurs de la commune de Saint-Jean-de-Boiseau (à moins de 15 kilomètres de Nantes), était parti samedi dernier faucher les hautes herbes quand il a découvert l’une de ses 31 génisses, âgée de 3 ans et pleine pour août, morte… Avec deux pattes en moins. Dès qu’il s’est rendu compte qu’il ne pouvait s’agir que d’un acte criminel, il a alerté la gendarmerie.

Joint au téléphone par WikiAgri, il raconte : « J’élève des prim’ holsteins. Ce sont des races à lait, pas à viande. Je les garde en principe jusqu’à l’âge de 10 ans. Et je m’y attache, comme à un animal de compagnie. Les races à lait, ce n’est pas pareil que celles à viande, on les garde longtemps. Et là, j’ai vu le résultat d’un acte barbare. La bête a été égorgée, saignée, et on lui a enlevé une patte avant, et une patte arrière. On l’a tuée pour 25 kilos de viande ! C’est inhumain, ce sont des pratiques d’un autre âge. Je peux comprendre, à la limite, que l’on vole lorsque l’on a faim. Des frigos, c’est déjà arrivé dans le secteur. Mais là, on a tué la bête, sans même chercher à récupérer toute la viande. Même au niveau de l’épaule où elle a été amputée, on n’a même pas pris la palette. Je suis écoeuré… Imaginez que la semaine prochaine les mêmes personnes aient envie d’une langue de boeuf, ils iront se servir aussi ?« 

L’éleveur a donc perdu la génisse, mais aussi le veau qui ne verra jamais le jour. Son assurance, visiblement, accepte la clause de « vandalisme« , il sera donc indemnisé. Mais le choc est aussi, surtout, moral. « On n’a jamais vu ça par ici. Et même ailleurs, j’ai regardé, quand on retrouve des bêtes mortes, ce n’est pas juste pour deux pattes. Ça donne l’impression d’une personne qui prend un paquet de biscuits, en mange un, et abandonne le reste du paquet. Sauf que là nous sommes en présence d’êtres vivants. Je n’ai pas de qualificatifs pour expliquer ce que je ressens.« 

J’ai également joint la compagnie de gendarmerie de Rezé. Mais les gendarmes n’ont pas voulu donner des détails sur l’enquête au téléphone, et je les comprends.

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La photo ci-dessous montrant la génisse de trois ans égorgée et amputée de deux pattes nous a été fournie par l’éleveur.