Avec une offre climatique en baisse significative, le refroidissement des céréales par ventilation
apparaît aujourd’hui contraint, alors que les enjeux vont croissants. Face à une forte présence
d’insectes dans les stockages, au regard des exigences de qualité, et au coût de l’énergie,
l’optimisation est plus que d’actualité. Cet ebook en donnera plusieurs clés.
Dans les pays industrialisés, les pertes économiques liées aux mauvaises conditions de stockage sont estimées entre 5 et 10 % par la FAO*. Cet indicateur rappelle l’importance de la maîtrise des conditions de conservation. Or, le changement climatique impacte les itinéraires culturaux et la productivité, mais complique aussi significativement le refroidissement, et donc la prévention des dégradations et des infestations par les insectes. Reposant sur la fraîcheur des températures nocturnes, le refroidissement par ventilation a vu son offre climatique décroître entre 11 et 31 % au cours des 20 dernières années**. Les variations interannuelles ont tendance à masquer ce mouvement à la baisse, néanmoins, celle-ci est statistiquement significative. En outre, elle affecte plus particulièrement le palier 4, correspondant à un objectif de 5°C, pour lequel les offres climatiques étaient déjà les plus basses.

Toutes les clés pour sécuriser qualité et rentabilité
- Les nouveaux défis climatiques du stockage.
- Les leviers clés : de la ventilation à l’automatisation.
- 8 règles essentielles pour préserver la qualité et la valeur des récoltes.
À l’échelle de l’hexagone, des écarts significatifs sont observés selon les régions. Les offres climatiques les plus élevées sont enregistrées en Bretagne, Normandie et le Nord de la France. Or, une étude d’Arvalis comparant les fréquences de détection et l’abondance des infestations d’insectes entre les campagnes 2023 et 2024, semble indiquer que l’allongement de la durée de stockage au-dessus de 20°C peut être préjudiciable.
La vigilance s’impose pour le refroidissement des grains
Une enquête menée par l’institut technique entre 2022 et 2024 met également en évidence la présence d’insectes ravageurs au silo dans 3 stocks fermiers sur 4. Dans cette étude, les orges présentent un risque significativement accru par rapport au blé tendre. Parmi les leviers de lutte, les lots suivis via une thermométrie fixe affichent une moindre présence d’insectes, comparativement aux lots sans suivi ou avec un suivi occasionnel.
Dans ce contexte sensible, la présence d’insectes, moisissures ou germination dans les lots stockés peut coûter très cher, voire compromettre la vente. L’attention portée au refroidissement des grains est donc primordiale. Le pilotage de la ventilation et le suivi de la température des lots ne doivent ainsi pas être négligés. En effet, si l’infestation concerne 30 % des capacités de stockage françaises, des solutions existent.
L’enjeu est de préserver les qualités de ces denrées vivantes que sont les grains, d’autant que les exigences de qualité sont croissantes. Incontournable, la ventilation peut être utilement confortée par une automatisation, voire un nettoyage.
Enfin, alors que les coûts de l’énergie sont élevés, le pilotage de la ventilation est d’autant plus un enjeu économique pour éviter toute intervention superflue, tout en saisissant toutes les opportunités pour un refroidissement efficace.
* Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture.
** Etude réalisée par Arvalis comparant les heures pendant lesquelles la ventilation du grain est possible sur les périodes 1980 à 1990 et 2000 à 2019 en s’appuyant sur les données de 191 stations météo de France métropolitaine.