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Priorité au désherbage mais attention aux amplitudes thermiques

La douceur persistante de l’hiver a accentué le salissement. Mais Le froid et la pluie de ces derniers jours gênent l’accès aux parcelles. Dès que les sols seront portants et la météo plus favorable, intervenir dès que possible.

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De nombreuses parcelles de céréales n’ont pas encore pu être désherbées. Les températures cumulées depuis les semis sont supérieures à la normale ce qui a conduit à un tallage des céréales abondant mais également à des adventices – graminées comme dicotylédones – bien levées et très développées. Ce phénomène est renforcé par la minéralisation de l’azote du sol qui s’est maintenue tout l’hiver et alimente en continu les cultures et les adventices.

Intervenir dès que possible pour limiter la concurrence

Différer le traitement va pénaliser le rendement car les adventices exercent rapidement et durablement une concurrence vis-à-vis de la culture en place, pour l’accès à la lumière et aux minéraux. Les interventions tardives, sur adventices développées, ne permettent pas toujours d’atteindre un niveau d’efficacité suffisant et les pertes de rendement peuvent être conséquentes lorsque le salissement est important.

Attention aux amplitudes thermiques !

En sortie d’hiver, les amplitudes thermiques sont souvent importantes. Ce paramètre est à surveiller pour décider d’une intervention en particulier avec les antigraminées de la famille des sulfonylurées.

Ces herbicides requièrent certaines conditions d’application :
– Intervenir avec des températures supérieures à +3°C dans la journée et des températures nocturnes minimales proches de 0°C. Dès que les températures nocturnes descendent en dessous des -4°C, il faut reporter l’intervention.
– Ne pas intervenir en cas d’amplitude thermique supérieure à 15°C.

Adapter les traitements aux stades

Avec des adventices aujourd’hui très développées, il sera nécessaire de revoir les doses à la hausse, voire de changer de désherbant. Les produits à action de contact dominante seront inopérants sur des stades avancés.

Sabine BATTEGAY, Eric MASSON, Michel MOQUET, Benjamin POINTEREAU (ARVALIS – Institut du végétal)

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