orobanche

Orobanche du tournesol, un parasite en expansion

 

La récolte est le moment idéal pour rechercher attentivement ce parasite, facilement détectable sur les chaumes de tournesol. L’orobanche cumana est une plante parasite du tournesol en expansion dans la région.

En 2011, 62 parcelles infestées ont été identifiées par le CETIOM :

  • – 45 dans le Tarn-et-Garonne (secteur allant de Grisolles à Castelsarrasin)

  • – 4 dans la Haute-Garonne (4 en Lauragais – Secteur Monclar-Lauragais)

  • – 2 en Charente, 8 en Vendée

  • – 1 dans l’Aude, 1 dans le Gers, 1 dans le Tarn

A ce jour, déjà 110 parcelles ont été identifiées dont la très large majorité en Midi-Pyrénées (94 parcelles) !

 

Description de la plante

Plante parasite spécifique des racines du tournesol, l’orobanche cumana est différente de l’orobanche rameuse rencontrée le plus souvent sur colza. Voici quelques caractéristiques permettant de la reconnaître :

  • – Taille élevée : 40 à 50 cm

  • – Floraison blanche parfois teintée de violet

  • – S’accroche aux racines du tournesol

  • – Graines minuscules : 0,2 à 0,3 mm de long très facilement dispersibles par le vent, les pneus, les animaux sauvages.

(photo CETIOM)

La nuisibilité de ce parasite peut être très forte et peut conduire à la mort de la plante (selon la sensibilité de la variété, la précocité de l’attaque et disponibilité en eau et nutriments).

Lutte

Si vous avez repéré des ronds ou des parcelles touchées, voici la démarche à suivre :

  1. 1. Identifier les parcelles touchées, les géo-référencer et les déclarer au CETIOM. Pour cela, un formulaire en ligne est disponible à l’adresse suivante : http://www.cetiom.fr/orobanche_cumana/. Vous pouvez aussi contacter directement le CETIOM. Cette démarche permettra au CETIOM d’améliorer les connaissances sur cette plante et de développer des méthodes de lutte.

  2. 2. Récolter en dernier les parcelles ou zones touchées en coupant le broyeur de la moissonneuse.

  3. 3. Après récolte, enfouir dès que possible les cannes infestées et éviter de broyer ces parcelles (cela décuple la dissémination des petites graines, sachant que chaque pied d’orobanche produit environ 500000 graines !).

  4. 4. Nettoyer le matériel ayant servi dans les zones touchées pour éviter la contamination d’autres parcelles.

  5. 5. Lors de la prochaine culture de tournesol sur cette parcelle et les parcelles environnantes, semer des variétés Clearfield. Pulsar 40 est efficace sur l’orobanche. 

 

Avez-vous rencontré ce parasite dans vos parcelles de tournesol ? Si oui, quand ? Comment avez-vous réagit en pratique ? Quelle a été la nuisibilité de l’orobanche dans les zones touchées ? 

1 Commentaire(s)

  1. Orobanche du tournesol, LG complète l’information

    Consécutivement à ce message, LG vous apporte les compléments suivants :

    L’orobanche de type cumana est effectivement un parasite végétal majeur du tournesol très présent dans les régions méditerranéennes et Europe centrale, sa biologie est bien décrite dans l’article cité en référence, son pouvoir de nuisance sur les niveaux de rendement est très important, dans certaines régions d’Europe, c’est près de 100 % de la récolte qui peut être affectée.

    La situation française est en cours d’évolution, le parasite est développé dans certaines parcelles en région sud ouest, principalement sur un axe Castelnaudary – Agen, quelques foyers localisés ont été repérés en région Poitou-Charentes ; compte tenu du pouvoir de dissémination, il convient de mettre en place des mesures de lutte rapides et efficaces : les articles du CETIOM définissent parfaitement le plan de lutte.
    L’approche du comportement variétal dans le message en question est erronée : résumer le comportement variétal à une échelle de sensibilité est incomplet, voir risqué. En effet, il existe à ce jour 7 races d’orobanche cumana connues : elles sont identifiées par une lettre ABCDEFG.
    L’essai évoqué, mis en place par le CETIOM, donne de bonnes conclusions sur l’efficacité de la lutte chimique, en revanche les données sont partielles sur le comportement des variétés de tournesol : les races d’orobanche sur ce site n’étant pas encore connues

    Si la lutte chimique, avec l’usage de variétés Clearfield® traitées au Pulsar 40 donne de bons résultats, elle est imparfaite dans le temps. La meilleure réponse contre ce parasite est la réponse apportée par la résistance variétale. Il existe des variétés résistantes à une ou plusieurs races identifiées à ce jour, on ne doit pas parler de sensibilité mais de résistance à une race ou des races précises, par exemple, la variété LG 56.63 CL, nommée dans le message, est résistante à 5 races de A à E, elle est donc OR5 en plus d’être Clearfield®, elle vous permettra d’associer la lutte chimique et la lutte génétique.

    LG propose aujourd’hui sur le marché français de nombreux hybrides de tournesol très performants, également résistants aux différentes races d’orobanche identifiées à ce jour en Europe.
    L’identification des races présentes sur les bassins de production en France est en cours, elle est indispensable pour choisir la bonne variété.

    LG se tient à votre disposition pour tout renseignement complémentaire concernant l’orobanche.

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