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Les noctuelles défoliatrices

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La noctuelle défoliatrice ne représente pas une seule espèce mais plutôt un ensemble de lépidoptères dont la nuisibilité s’avère redoutable pour les cultures maraichères et l’arboriculture fruitière.

Les chenilles, chrysalides et papillons des différentes variétés comportent des points communs dans leur structuration (envergure des ailes, tons ternes, activité nocturne…) mais aussi des nuances au niveau des coloris et des aspects.

Il existe plusieurs milliers d’espèces dans le monde dont près de 800 en France. Les larves et chenilles des noctuelles défoliatrices terricoles sont également parfois appelées « vers gris ».

Cycles du développement de la noctuelle défoliatrice

Les noctuelles se développent différemment selon les espèces et suivant les zones climatiques, qui impactent les mécanismes de reproduction. Certaines noctuelles vont migrer vers les zones méditerranéennes plus chaudes en hiver, et reviennent au printemps dans le nord de l’Europe. D’autres espèces restent et hivernent sur place.

Mais l’articulation générale est similaire : en juin, une femelle fécondée en avril pond de nombreux œufs (près d’un millier selon la catégorie de lépidoptère), d’où sortent des larves qui peuvent connaître plusieurs phases. La chenille va ensuite nymphoser sous terre puis de se transformer en papillons.

Il peut y avoir une ou deux générations selon les races de noctuelles.

Les types de cultures touchées

Le champ des victimes des noctuelles défoliatrices est vaste et chaque famille dispose de nourriture de prédilection. Certaines sont polyphages, d’autres non. Helicoverpa armigera est par exemple identifiée comme la noctuelle de la tomate quand mamestra brassicae se délectera des feuilles de betteraves. Sesamia vuetaria est une noctuelle dont la chenille et la nymphe s’attaquent en particulier au maïs.

En général, les légumes, les fruits, plusieurs catégories d’arbres, mais aussi les crucifères sont agressés au niveau de leurs feuilles.

Les dégâts causés par les noctuelles défoliatrices

Dans cette grande famille des noctuelles défoliatrices, on peut séparer trois sous familles identifiables par les dégâts que les larves et chenilles provoquent sur les cultures.

  • Les chenilles terricoles, (dont le ver gris) qui s’attaquent à la partie supérieure des plants
  • Les chenilles défoliatrices, qui dévorent les feuilles et les fruits
  • Les chenilles mineuses qui s’implantent dans les pétioles, capitules et tiges en les perforant

Ces différentes pullulations provoquent d’importants dégâts dans les parcelles et les récoltes. Des ravages à la fois quantitatifs et qualitatifs.

Quand intervenir ?

Les attaques de noctuelles débutent dès le printemps et il faut donc anticiper au maximum leur présence. La prévention est l’atout numéro 1 pour la lutte anti-noctuelle. Comme ces petites bébêtes se cachent la journée pour agir la nuit, leur immobilité les rend vulnérable sauf lorsqu’elles ont réussi à s’introduire définitivement dans un fruit ou un légume où elles ont creusé des galeries.

Le dépistage doit débuter dès la fin de la précédente récolte. Et la surveillance doit reprendre dès le début du printemps.

En cas de présence attestée, il faudra alors intervenir.

Quelles solutions agricoles pour lutter contre ce ravageur ?

L’élimination des résidus de récolte permettra de supprimer une partie des colonies, notamment pour combattre les chenilles mineuses. Le binage ou petit labourage est nécessaire : un sol retourné fera sortir de terre les chenilles en hibernation qui ne seront alors plus protégées.

Autre mesure préventive : au printemps, il est conseillé de poser un voile anti-insectes, sur les petites cultures.

La curation agronomique peut passer par l’appui d’auxiliaires qui vont dévorer les larves de noctuelles. A condition que ces auxiliaires ne soient pas eux-mêmes dangereux pour les cultures concernées.

D’un point de vue phytosanitaire et curatif, les traitements par insecticides à base de pyrèthre peuvent s’avérer efficaces. Mais ils nécessiteront plusieurs pulvérisations.


Ci-dessous, noctuelle défoliatrice. Photo Adobe, lien direct : https://stock.adobe.com/fr/images/breche/14343493.

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Auteur : Rédaction Wikiagri
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