Au Nord de Lille, à la frontière belge, Pierre Lefèbvre incarne la nouvelle génération d’éleveurs pour qui l’automatisation est un levier de bien-être, tant pour l’homme que pour l’animal. Dans une nouvelle vidéo de témoignage, l’exploitant de l’EARL du Haut Cornet partage son expérience de la synergie GEA, où le robot d’alimentation DairyFeed F4500 et le robot de traite DairyRobot R9500 travaillent de concert pour transformer le quotidien d’un troupeau de 120 vaches laitières.
Navigation LiDAR : une révolution pour l’installation et les coûts
Pour Pierre Lefèbvre, l’adoption du DairyFeed F4500 a d’abord été une question d’intégration intelligente. Contrairement aux systèmes nécessitant de lourds travaux de génie civil pour l’installation de rails ou de guidages magnétiques au sol, la solution GEA repose sur la technologie LiDAR (télédétection par impulsions lumineuses).
En cartographiant son environnement fixe comme les murs et les piliers, le robot se guide avec une précision chirurgicale sans aucune modification coûteuse de l’infrastructure existante. Cette agilité lui permet de desservir l’ensemble des bâtiments de l’exploitation, franchissant avec aisance des marches allant jusqu’à 5 cm ou gravissant des pentes de 10 %. Cette autonomie est complétée par des capteurs ultrasons qui assurent une navigation en toute sécurité pour l’équipe de l’exploitation, stoppant le robot au moindre obstacle.
Symbiose alimentaire et traite : un cercle vertueux
L’aspect le plus spectaculaire de cette installation 100% GEA réside dans la tranquillité retrouvée au sein du troupeau. Avant l’automatisation, la distribution de la ration créait un pic de stress et d’agitation au cornadis. Aujourd’hui, grâce à une distribution homogène et fraîche disponible 24h/24, le comportement social des vaches est métamorphosé.
Cette régularité alimentaire a un impact direct sur la santé métabolique des animaux : les vaches ingèrent mieux et plus régulièrement, optimisant ainsi leur rumination. Ce confort digestif est visible au premier coup d’œil dans le bâtiment. Alors qu’elles restaient auparavant debout, gênées par une digestion irrégulière, elles se dirigent désormais immédiatement vers les logettes pour se coucher après leur repas.
Cette sérénité alimentaire devient le moteur de la traite. En circulant plus librement et plus régulièrement vers l’alimentation, les vaches fréquentent naturellement le robot de traite DairyRobot R9500. Cette fluidité élimine les temps morts, notamment en fin de nuit, et permet à l’éleveur de repérer beaucoup plus facilement les vaches en chaleur dans un environnement apaisé.
Récupérer du temps pour la vie de famille
Si la technologie impressionne, c’est la liberté retrouvée qui marque l’esprit de l’éleveur. Pierre Lefèbvre explique que ses stockeurs sont chargés en moins d’une demi-heure, là où il passait auparavant 1h30 chaque jour à préparer et distribuer la ration.
Cette efficacité lui offre une souplesse organisationnelle inédite, permettant notamment de préparer le travail le samedi pour s’offrir un gain de temps précieux le dimanche. « C’est vraiment appréciable sur des journées comme ça », confie-t-il, soulignant que le robot permet de mieux répartir la charge de travail sans jamais perturber le rythme des animaux.
Un accompagnement de proximité avec les établissements Notteau
La réussite de ce projet repose également sur l’expertise locale et un lien humain fort. Pierre Lefèbvre souligne l’importance du suivi assuré par la concession Notteau (Quesnoy-sur-Deule), agréée GEA, dont l’accompagnement et la réactivité ont été déterminants dans le choix de la solution : « C’est ce qui a fait pencher la balance vers GEA. C’est une concession locale et familiale, réactive. On sait ce que fait GEA pour toujours améliorer le matériel. ».
À propos de l’EARL du Haut Cornet
Située au nord de Lille (59), à proximité de la frontière belge, l’EARL du Haut Cornet est une exploitation familiale conduite en polyculture-élevage. Pierre Lefèbvre y gère un cheptel total de 250 animaux, dont 120 vaches laitières et une vingtaine de vaches allaitantes en système naisseur engraisseur.
Pour mener à bien les travaux de la ferme, Pierre s’appuie sur une équipe resserrée et complémentaire : il est épaulé au quotidien par son père, désormais retraité, ainsi que par un salarié à mi-temps. En misant sur l’automatisation complète de la traite et de l’alimentation, l’exploitation a su moderniser son outil de production pour gagner en souplesse et pérenniser son activité tout en préservant l’équilibre de vie de l’équipe.