Le charançon du bourgeon terminal

Coléoptère dont la taille varie entre 2,5 et 4 millimètres, le charançon du bourgeon terminal ou ceutorhynchus picitarsis est l’un des ravageurs les plus néfastes au colza. Comme tous les insectes ce cette espèce vulgarisée par ce nom vernaculaire fourre-tout de charançon, il dispose d’une trompe où sont fixées deux antennes. Le corps de ce charançon est noir et brillant, ces ailes sont striées.

La larve peut quant à elle faire jusqu’à un demi-centimètre de longueur et ne dispose pas de pattes. Sa tête change de couleur avec les différents stades de mues, débutant brune pour finir jaune clair.

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Cycles du développement du charançon du bourgeon terminal

Cet insecte épouse un cycle tardif. Les adultes s’installent dans les champs de colza aux environs de septembre et pondent la plupart du temps sur la surface supérieure de la base des pétioles quand l’automne est installé. Parfois, avec des conditions climatiques idéales pour lui, le charançon du bourgeon terminal prolonge la ponte jusqu’au mois de mars !

Les larves continuent à se nourrir durant l’hiver et s’installent dans le sol vers le mois de mars/avril, pour procéder à leur nymphose et donner naissance à l’adulte en mai.

Les types de cultures touchées

C’est principalement le colza qui est victime des attaques du charançon du bourgeon terminal, qui peut cependant s’attaquer allègrement à d’autres espèces de crucifères.

Les dégâts causés par le charançon du bourgeon terminal

Ce sont les larves qui ravagent les plantations : elles entament un chemin de nutrition des pétioles vers le centre névralgique de la plante et s’attaquent au bourgeon terminal, pouvant aller jusqu’à son anéantissement. Ces larves percent les tiges pour se nourrir et accessoirement se déplacer dans ces galeries creusées.

Au printemps, les pieds qui ont été colonisés et qui ont survécus aux gels de l’hiver sont jaunis et atrophiés. La larve peut être trouvée facilement en coupant la tige à la base. Il arrive également que la tige ne puisse pas se former.

Si l’attaque est plus tardive, le pied de colza va buissonner en raison de la destruction du bourgeon.

Plus l’attaque est précoce, plus elle est dangereuse pour la récolte. Dans les parcelles sévèrement attaquées, la montaison et la floraison apparaîtront très irrégulières.

Quand et comment intervenir contre ce ravageur ?

L’observation de cet insecte réputé discret se fait par le biais de pièges à cuvettes jaunes. Il s’agit de placer la cuvette dans le colza à dix mètres de la bordure. La cuvette enterrée au moment du semis, puis remontée peu à peu à hauteur de végétation, au fur et à mesure du développement du colza. Cette cuvette est remplie d’eau et d’un produit comme du liquide vaisselle. Multipliez le nombre de cuvettes sur une zone donnée afin de réaliser un quadrillage performant.

Une action est conseillée dans huit à dix jours suivant la détection des nuisibles.

D’un point de vue agronomique, l’implantation de la culture doit être soignée et dans un milieu sain, dépourvu de résidus.

Il est préconisé d’intervenir sur l’adulte avant qu’il ne ponde puisque c’est la larve qui est la plus néfaste et qu’elle est insensible aux insecticides. Aucun moyen phytosanitaire efficace n’est recensé pour éliminer la larve du charançon du bourgeon terminal.