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La chèvrerie de la deuxième vie, avec le financement participatif

Céline Beaufrère, jeune femme de 32 ans mère de deux enfants, a décidé de changer de vie après un divorce. La secrétaire-comptable devient éleveuse de chèvres, en ayant suivi les formations qu’il fallait pour cela. Il lui faut juste un petit coup de pouce pour démarrer et assumer au mieux son installation.

Le droit à la seconde chance. A la famille recomposée, à un nouveau couple, à une nouvelle vie. Céline Beaufrère symbolise un peu tout cela à elle seule. Elle avait obtenu son BEP de secrétariat-comptabilité, et puis sa vie a changé. Divorce, nouvelle rencontre. L’homme de sa vie est issu du milieu agricole…

« Mon conjoint est né dans le milieu agricole et il m’a parlé de son futur projet de reprendre une exploitation avec des chèvres, de là j’ai voulu me former pour ne pas le suivre à l’aveugle« , explique-t-elle. Elle suit ainsi des cours par correspondance, au Cneac (centre national d’enseignement agricole par correspondance). Elle y obtient son bac pro CGEA (conduite et gestion d’exploitation agricole). Parallèlement, elle suit des stages : elle sait, donc, au-delà de l’envie de bâtir quelque chose de concret et stable avec son compagnon, que la chèvrerie va correspondre à sa vocation. « C’est notamment grâce à ces stages et les maîtres de stage que j’ai appris à aimer ce métier. Etre auprès des chèvres, m’occuper d’elles, et faire des fromages : c’était devenu une évidence, je voulais faire ce métier.« 

L’installation est pour juin 2017, elle va travailler avec son conjoint, avec une quarantaine de chèvres pour commencer, puis agrandir le troupeau jusqu’à 60 unités.

Financement participatif sur Miimosa

Pour débuter dans les conditions les meilleures, Céline Beaufrère s’est inscrite sur le site Miimosa, spécialisé dans le financement participatif pour les projets agricoles. Attention, cet article arrive tardivement, ce financement en ligne se termine dès ce dimanche ! Avec de petits dons, à partir de 10 euros, Céline Beaufrère récupère de quoi aménager sa chèvrerie et acquérir du matériel. Elle aimerait aussi aménager une aire d’accueil, avec notamment quelques travaux de terrains pour pouvoir accueillir des bus scolaires : « Je pense que c’est important de montrer aux plus jeunes comment on fait les fromages, leur faire goûter…« 

Selon le principe du crowfunding (financement participatif si vous préférez la version française), chaque don fait l’objet d’une récompense : les petits dons sont signalés nommément sur Facebook, les plus importants gagnent un fromage de chèvre, ou un panier garni, etc.

Et surtout, ils contribuent à autoriser une installation qui correspond à une nouvelle vie, qui correspond finalement à une sorte de rêve de bien des citadins qui n’osent pas, ou n’arrivent pas à, franchir le pas…

Précision : au-delà de dimanche, il reste possible d’effectuer des dons à l’adresse postale de Céline Beaufrère, elle s’engage à récompenser de la même manière que sur Miimosa.
 

En savoir plus : https://www.facebook.com/celinebeaufrereclementsaulnier (page Facebook de l’exploitation de Céline Beaufrère) ; https://www.miimosa.com/fr/projets/soutenez-la-creation-dune-chevrerie-and-fromagerie-en-indre (le lien pour le financement participatif en ligne sur Miimosa).

Adresse postale : Céline Beaufrère ; 2, Le Haut Ray ; 36 600 Veuil.

Ci-dessous, un chevreau.

Ci-dessous, Céline Beaufrère.

Ci-dessous, les fromages affinés par Céline Beaufrère.

Ci-dessous, au salon de l’agriculture, sur le stand de Miimosa, des curieux compulse la page dédiée au projet de Céline Beaufrère.

1 Commentaire(s)

  1. C’est vrai que le financement participatif est vraiment une excellente chose et permet à de beaux projets de voir le jour. J’espère vraiment que ce projet ira au bout.

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