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Face aux intrusions dans les élevages, l'Etat crée Demeter

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Elle s’appelle Demeter pour "cellule nationale de suivi des atteintes au monde agricole". Constituée par le ministère de l’Intérieur début octobre sur le plan national et confiée à la direction générale de la gendarmerie nationale, elle a fait l’objet d’une signature officielle, le 13 décembre dernier dans le Finistère, avec les syndicats FNSEA et JA.

Pour lutter contre les actes crapuleux et les actions de nature idéologique, elle propose « des actions de sensibilisation et de conseils destinés à prévenir la commission d’actes délictueux », la centralisation du renseignement pour cartographier les zones à risques, le traitement judiciaire des atteintes au monde agricole.

Une initiative plébiscitée par le monde agricole, et particulièrement en Bretagne, terre d’élevage où les exploitations spécialisées en porc, en volaille et en pondeuses sont dans le collimateur des associations animalistes.

Selon le ministère de l’Intérieur, 14 500 atteintes aux exploitations agricoles en France (principalement des vols) ont été constatées entre le 1er janvier et début octobre 2019 (+ 1,5 %). Le ministère relève un accroissement des destructions et de dégradations sur la même période (+ 23,3 %).

Sécurité et prévention

Depuis quelques semaines, les éleveurs bretons ont décidé d’agir face au risque d’intrusions d’antispécistes dans leur élevage. Dès le mois de janvier, l’Union des groupements de producteurs de viande de Bretagne organisera deux réunions par mois à destination des éleveurs de toutes les filières, en présence d’un "référent sûreté" de la gendarmerie. Objectif : leur donner les clés pour mieux sécuriser leur élevage. Il ne s’agit évidemment pas de les inciter à bunkeriser leur installation, mais de les informer des différents dispositifs du marché (barrières anti-intrusions, caméras, etc.), de les sensibiliser à la nécessité dêtre plus vigilant pour détecter une intrusion manifeste et, bien sûr, de porter plainte systématiquement en cas d’infraction.

Face à ces phénomènes qui « gâchent la vie des agriculteurs inquiets chaque jour de savoir ce qui peut leur arriver (et qui) nourrissent l’agribahing, la défiance et l’hostilité », a déclaré le ministre l’Intérieur Christophe Castaner, le soutien de l’État est bienvenu.
 

L'illustration ci-dessous est issue de Adobe.

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Auteur : Jourdain Franck
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  • 2Commentaire
  • #1

    c'est quand même incroyable d'en arriver là ! Tous ces activistes sont manipulés par des partis politiques qui prétendent défendre l'environnement alors qu'ils habitent sur une autre planète (la ville) !

  • #2

    Élevage : la transition écologique s’impose, il y a urgence ! Le modèle de l’élevage industriel nous conduit droit dans le mur : il contribue à la déforestation et alimente directement la crise climatique. Il est urgent de transformer ce mode de production en profondeur. Pour réaliser ce changement, nous avons besoin de vous ! Les engagements des entreprises de l'agro-industrie sont insuffisants : face à l'urgence environnementale, sociale et sanitaire, le temps manque. Plus que jamais, il est nécessaire d’adopter des régulations politiques fortes. Notre gouvernement doit agir. Vous en êtes convaincue ? Nous aussi. Ensemble, à travers des actions collectives, nous pouvons enclencher la transition écologique qui s'impose et ainsi mettre fin à l'élevage industriel. Pourquoi transformer l’élevage est-il un enjeu majeur ? Parce que l’élevage industriel est l’une des principales causes du dérèglement climatique. A l’échelle mondiale, il représente 14,5 % des émissions de gaz à effet de serre, soit autant que le secteur du transport. Parce que l’élevage industriel européen détruit les forêts d’Amérique du Sud. La majorité des animaux d’élevage sont nourris en partie par le soja sud-américain. Sa production, qui plus est dopée aux pesticides et aux OGM, contribue largement à la déforestation. La culture du soja met ainsi en péril des écosystèmes uniques et précieux comme l’Amazonie ou le Cerrado, trésors de biodiversité qui constituent de véritables remparts face à la crise climatique. Parce que l’élevage industriel est un danger pour nos campagnes et celles et ceux qui les font vivre. Dépendant des cours mondiaux, les paysans et paysannes traversent une crise sans précédent. Ils disparaissent de nos campagnes avec l’essor de fermes-usines qui défigurent nos paysages et qui sont un cauchemar environnemental et sanitaire pour les riveraines. Les conditions d’élevage des animaux dans les exploitations industrielles sont par ailleurs catastrophiques : elles engendrent cruauté et souffrance, et sont tout simplement inacceptables. Parce que l’élevage industriel et la surconsommation de viande posent un grave problème de santé publique. Les quantités astronomiques de denrées alimentaires produites par ce modèle et la recherche des coûts les plus bas favorisent l’apparition de scandales sanitaires. Cette surconsommation de viande, en particulier de viande rouge, aggrave le risque d’apparition de cancers, de maladies cardiovasculaires et de diabète. L’élevage industriel utilise massivement des antibiotiques ce qui favorise le développement de bactéries résistantes aux antibiotiques transmissibles aux humains. Cette résistance constitue un problème de santé publique majeur car elle rend les traitements de moins en moins efficaces...

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