Pacte herbo pacte Charal

Avec sa filière Herbo Pacte®, Charal répond aux attentes de durabilité des consommateurs

Depuis 20 ans, Charal s’engage pour une production bovine plus responsable et plus durable pour l’ensemble des acteurs, notamment avec sa filière Herbo Pacte®, basée sur l’élevage herbager et une sélection spécifique des animaux.

Les Français restent attachés aux traditions culinaires, mais ils sont également sensibles à leur santé. Leur consommation évolue vers le « mieux manger ». « Ils recherchent des pièces de qualité mais plus petites, détaille Dorothée Taillandier, responsable des achats de bovins vivants au sein du groupe Bigard. Pour répondre à leurs attentes, l’industrie de la viande a besoin de carcasses plus petites, avec un bon niveau de gras intramusculaire, qui est un véritable exhausteur de goût ». Avec un cheptel bovin français qui diminue et, en même temps, des carcasses issues du cheptel allaitant qui sont de plus en plus lourdes, des solutions devaient être trouvées pour répondre aux attentes des consommateurs. L’essor du génotypage et de l’utilisation de la semence sexée permet de produire les génisses de renouvellement sur un nombre restreint de vaches laitières, les autres pouvant donner naissance à des veaux pour la production de viande. Il y a donc de réelles opportunités pour produire de la viande, sur des carcasses plus légères, à partir du cheptel laitier.

Adapter le type de carcasse

En 2003, le groupe Bigard a développé la filière Herbo’Pacte pour répondre aux nouvelles attentes des consommateurs et apporter de nouvelles opportunités de production aux éleveurs laitiers. La démarche vise à produire des bœufs et génisses, valorisés dans les viandes piécés et les steaks hachés Charal. Ils sont particulièrement mis en avant au sein de la gamme « Élevé au Pâturage ». Le cahier des charges Herbo’Pacte repose sur deux spécificités : une obligation de pâturage d’au moins 6 mois par an et des animaux issus de croisement Hereford ou Angus sur des vaches laitières. « Notre directeur de l’époque a eu l’idée d’utiliser des croisements Hereford ou Angus car ces races donnent des animaux petits mais précoces, avec un très bon niveau de gras intramusculaire, celui qui apporte à la viande goût et jutosité », explique Dorothée Bonnet.

Ce n’est pas le seul intérêt de ces deux races. « Elles donnent des animaux qui s’adaptent aussi bien au chaud qu’au froid, souligne Dorothée Taillandier. Ces races sont très présentes dans le monde, de l’Australie au Canada ». Elles ont une excellente capacité d’adaptation. Deuxième avantage, dans un objectif de maîtrise du temps de travail, ces races sont dociles et rustiques, ce qui est important pour des animaux élevés au pâturage. Autre intérêt, les veaux Hereford et Angus naissent sans cornes. Ce qui évite à l’éleveur d’avoir à écorner ses animaux. Leur précocité permet de produire des animaux de moins de 32 mois, qui fourniront des carcasses entre 260 et 350 kg, avec un état d’engraissement 3 ou 4.

Le cahier des charges Herbo’Pacte exige que les animaux pâturent au moins la moitié de l’année. « Dans les faits, la moyenne est plutôt à 8 mois, calcule Dorothée Taillandier, car ce sont des races qui valorisent bien l’herbe en toute saison ». Au moins 60 % de l’alimentation doit être produite sur l’exploitation. Ce qui est acheté ne doit pas contenir d’OGM.

wikiagri n1 bettrave pdt

Vous n'avez encore rien lu !

Ce numéro met à l'honneur la betterave et la pomme de terre : découvrez le magazine en intégral pour plonger au coeur de ce focus exclusif.

Une production sécurisée

Pour les 600 éleveurs qui fournissent à Bigard des bœufs et génisses Herbo’Pacte, cette production leur permet de trouver une meilleure valorisation avec des animaux finis qu’avec des veaux de 15 jours. D’autant plus que bœufs et génisses peuvent valoriser des prairies éloignées, des zones peu productives, moins intéressantes pour des vaches laitières.

Les éleveurs engagés dans Herbo’Pacte y destinent leurs animaux dès leur naissance. « Ainsi, la traçabilité est assurée. C’est un engagement de part et d’autre, souligne Dorothée Taillandier. Pour l’éleveur, il y a une sécurité de débouchés avec un prix connu ; pour nous transformateurs, c’est une meilleure connaissance du potentiel commercial ». Quand un éleveur dédie un animal à cette filière, il connaît le prix plancher qui s’appliquera deux ans après. Il est assuré que celui-ci couvrira au moins les coûts de production. Ce prix suivra l’évolution des cours et sera ajusté à la cotation France AgriMer au moment de l’abattage. Si 80 % des animaux sont conformes au cahier des charges, l’éleveur bénéficiera d’une bonification.

Des débouchés en hausse

Actuellement, 10 000 animaux sont engagés. « Face à une demande dynamique, nous cherchons de nouveaux éleveurs, encourage Dorothée Taillandier. Il y a un marché potentiel pour 20.000 animaux engagés. Des éleveurs de toute la France peuvent intégrer la filière Herbo’Pacte, car il y a des abattoirs Bigard dans toutes les régions. La seule condition, dans un but de respect du bien-être animal, est d’être à moins de 4 heures de route d’un abattoir  ».

Le pâturage, allié du développement durable

Les prairies font partie intégrante de nos paysages. Elles représentent un patrimoine naturel avec de nombreux rôles : source d’alimentation pour les animaux, réservoir de biodiversité, régulateur des flux d’eau et du climat, atout pour la fertilité des sols, mais aussi absorption du CO2. Les prairies, comme les forêts, sont l’un des principaux réservoirs de carbone. L’élevage à l’herbe contribue à préserver ce précieux patrimoine.