Dans le cadre de son plan stratégique « Cap 2030 », le groupe coopératif Océalia a décidé d’entrer au capital de la start-up Cyclair de manière minoritaire. Cet investissement représente un moment crucial pour le territoire, combinant l’expertise coopérative d’Océalia à une technologie de robotique agricole innovante, créée au cœur de la Vienne.

Désherbage en maraîchage plein champs
- Les leviers d'optimisation du désherbage
- Des technologies de désherbage mécanique précises
- Les robots sur le banc d'essai
- Semis de légumes
Une mission : allier protection des ressources et rentabilité des exploitations
L’investissement d’Océalia dans Cyclair repose sur une ambition claire : accélérer la transition agricole en offrant une alternative efficace au désherbage chimique. À l’époque où il devient impératif de préserver les sols et les ressources en eau, cette alliance permet d’introduire une solution qui protège l’environnement tout en maintenant la rentabilité des exploitations.
Créée à Pressac (86) par trois associés provenant des industries, de la robotique et de l’agriculture, Cyclair exprime cette volonté de transformer les pratiques. À travers le désherbage mécanique robotisé, la coopérative offre à ses adhérents l’opportunité de réduire leur empreinte écologique tout en sécurisant leurs rendements. Pour Océalia, cet engagement s’insère dans la stratégie Cap 2030, illustrant que la technologie est un levier durable favorisant une agriculture responsable, rentable et un territoire préservé.
Technologie LIDAR : au cœur du désherbage mécanique
Le robot développé par Cyclair se démarque par sa véritable autonomie. Contrairement aux solutions traditionnelles qui dépendent du GPS, il utilise une navigation visuelle combinant caméras et technologie LIDAR. Cette intelligence intégrée lui permet :
- D’identifier les rangs de culture et de reconnaître précisément les adventices.
- De contourner les obstacles de façon autonome.
- De travailler sur maïs, tournesol et colza, avec des déploiements prévus pour les céréales, les légumes de plein champ et les cultures spécialisées.
Véritable outil agronomique, le robot collecte également des données sur le développement foliaire, offrant un suivi parcellaire inédit grâce à une suite applicative dédiée.
Un modèle économique adapté au terrain
L’objectif commun d’Océalia et de Cyclair est de proposer un coût de passage compétitif, aligné avec celui du désherbage chimique conventionnel (entre 35 € et 85 € par hectare en fonction de la complexité).
« Notre objectif est de proposer une solution économiquement viable qui s’intègre naturellement dans les exploitations, tout en réduisant significativement l’empreinte environnementale », souligne la direction d’Océalia.
Ce modèle s’intègre parfaitement dans la démarche Sillon Responsable du Groupe.
Vers une massification : l’appel à projet PRAAM
Océalia et Cyclair ont déposé un dossier commun pour l’appel à projet PRAAM (Prise de Risque Amont Aval et Massification). Le but est de tester la solution à grande échelle et d’explorer des modèles d’économie de la fonctionnalité, incluant une « promesse de résultat » pour les agriculteurs.
Des synergies techniques sont également envisagées avec les Lely Center du groupe Océalia pour mutualiser les compétences en robotique et assurer une maintenance de proximité.