Conduit par l’INRAE avec la contribution de Terres Inovia, le projet COMPLETE a mis en évidence l’impact des choix variétaux et de fertilisation sur la composition des tourteaux de colza. Il a également repéré leur rôle potentiel dans la santé animale et humaine.
Dans le cadre du projet COMPLETE piloté par l’INRAE avec la participation de Terres Inovia, la projet a démontré l’effet des choix variétaux et des fertilisations azotées et soufrées sur la composition des graines de colza. Les expérimentations ont également établi un lien avec des composés chimiques du lait potentiellement déterminants pour la santé animale et enfin celle des hommes.
Démarré en 2022, le projet COlza du ChaMP à l’étabLe jusqu’à l’assiEtTE (COMPLETE) vise à valoriser le colza de la culture à la consommation, en passant par l’alimentation animale. Dans un premier temps, les essais conduits au champ ont mis en évidence l’impact de la variété mais aussi des fertilisations en azote et soufre sur la composition des graines obtenues.
Interactions entre variété, fertilisation azotée et soufrée
Outre le rendement et le poids de 1 000 grains, la teneur en huile et en protéines connaît des écarts notables en fonction de la variété et des fertilisations. Comparée à la variété Bonanza, Mambo obtient les taux les plus élevés avec une fertilisation réduite en azote (145 unités) et forte en soufre (20 unités).
S’intéressant plus particulièrement à la qualité des protéines dans une stratégie de souveraineté accrue, l’étude a également mis en évidence des différences significatives de profils en acides aminés, teneurs en soufre et glucosinolates. Au-delà, les teneurs de certains polyphénols connus pour leur pouvoir antioxydant sont également modifiées. Ces essais ont ainsi conduit les chercheurs à conclure que le choix variétal, le pilotage de la fertilisation azotée et soufrée influencent la qualité nutritionnelle des graines de colza.

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S’intéressant aux impacts de ces compositions sur la santé, les travaux conduits ont mis en évidence des différences significatives du côté des métabolites* retrouvés dans le sang des vaches et leur lait selon la composition des tourteaux ingérés. Des écarts également significatifs ont été retrouvés dans les analyses de sang des veaux et de souris, nourris avec le lait issu des essais.
Si ces résultats doivent aujourd’hui être consolidés, ils indiquent que les choix au champ modifient la qualité des graines, ainsi que la santé des animaux nourris avec les tourteaux puis potentiellement des consommateurs de lait.
* produits du processus biologique des organismes vivants. Ces composés biochimiques jouent un rôle dans l’énergie, la structure cellulaire et la santé.