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La course d'obstacles des producteurs de lapins

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Les quelque 800 éleveurs de l’Hexagone, second pays producteur cunicole européen avec près de 50 000 tonnes par an, sont engagés dans une course d’obstacles. À court terme, ils doivent régler une difficulté économique, le renchérissement de leur coût de production consécutif à la flambée des coûts alimentaires.

En août, l’indice Itavi du coût des matières premières dans l’aliment était au plus haut pour la première fois depuis quatre ans. Aussi réclament-ils la répercussion de leurs coûts supplémentaires sur le prix du produit final comme, du reste, l’ensemble du secteur de la volaille. Pas sûr, cependant, que leurs appels à une juste répartition de valeur au sein de la filière soient entendus, alors qu’on attend les ordonnances sur la loi sur l’Alimentation. 

À moyen terme, un autre obstacle se profile sur la route des cuniculteurs : la transformation de leur modèle de production. À vrai dire, ils l’ont installé eux-même… comme une porte vers un avenir meilleur. En 2017, le comité interprofessionnel CLIPP mettait sur pied le Pacte d’Avenir Lapin 2025 dans lequel il appelait les éleveurs à orienter leur modèle d’ateliers en cage vers une production durable, dans des logements alternatifs (cages au sol, parcs-liberté, etc…). Ils l’ont repris dans le plan de leur filière demandé par le Gouvernement, en préalable aux discussions des États généraux de l’alimentation. Leur objectif ? Passer en logements alternatifs 1 à 25 % des ateliers d’ici à 2022 et « prémiumiser » l’offre en multipliant par dix l’offre de production en label Rouge et Bio.  

Pour cela, il faudra que les éleveurs investissent au bas mot 300 000 euros par élevage. Des groupements de producteurs et l’Inra expérimentent déjà certains types de ces logements nouveaux. Mais combien d’éleveurs franchiront-ils le pas ? La plupart ont 50 ans et plus et leur carrière est derrière eux. Cependant l’orientation de la production pourrait donner des idées à de jeunes candidats à la production cunicole qui pourraient reprendre de vieux ateliers à réaménager. Il faudra aussi que les ibndustriels s’engagent dans une démarche de valorisation de cette viande et que les distributeurs entrent dans la danse, pourquoi sous la forme d’une contractualisation.

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Auteur : Jourdain Franck
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