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Fin des engrais chimiques: les deux alternatives en vue selon l'Unifa

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Engrais ou engrais en big bag, fertilisation avec azote, phosphore, potassium, magnésium et calcium - Par Aleksa (Stock.Adobe).

 

Selon l’Union des industries de la fertilisation, il existe deux voies alternatives à la production et à la consommation d’engrais chimiques actuelles, émettrices de gaz à effet de serre et d’effluents: la production d’engrais azoté par hydrolyse et les biostimulants. Mais pas de recette miracle en vue ! 

La loi Climat et résilience « projette l’interdiction à terme de l’emploi des ‘’engrais de synthèse’’ pour des usages non professionnels ».

Depuis l’entrée en application de cette loi, la section 2 du chapitre V du titre V du livre II du code rural et de la pêche maritime est complétée par un article L. 255-13-1 alinéa III:

«L'utilisation non agricole des engrais de synthèse est interdite dans les propriétés privées, hors terrains à vocation agricole définis au premier alinéa de l'article L. 143-1.»

Par ailleurs, un décret définit une trajectoire annuelle de réduction des émissions de protoxyde d'azote et d'ammoniac du secteur agricole permettant d'atteindre progressivement l'objectif d'une réduction de 13 % des émissions d'ammoniac en 2030 par rapport à 2005 et l'objectif d'une réduction de 15 % des émissions de protoxyde d'azote en 2030 par rapport à 2015.

Ces premières dispositions législatives esquissent la relégation progressive des engrais azotés de synthèse tels qu’ils sont actuellement fabriqués. Elle mettra en péril l’avenir de l’industrie des engrais et elles condamnent des milliers d’emplois.

A ce jour, il n’existe pas de solutions alternatives aux engrais chimiques probantes et compétitives. A moins de sacrifier les rendements et la souveraineté alimentaire de notre pays!

Elaborés en transformant du méthane, la fabrication d’engrais azoté émet massivement du CO2 dans l’atmosphère.

                    CH4 + H20+ N2 à 2NH3 + CO    puis   2CO + O2 -> 2 CO2

Pour produire de l’engrais azoté « bas carbone » à partir de méthane tout en émettant moins de CO2, les industriels envisagent de décarboner le procédé en stockant le gaz émis dans le sol.

L’autre alternative est de changer de source d’énergie et d’utiliser de l’électricité bas carbone  d’origine nucléaire ou produite par des centrales hydroélectriques, par des éoliennes ou par  voie photovoltaïque.

L’ammoniac serait ainsi produite en associant l’hydrogène de l’eau, obtenu par électrolyse, et  l’azote atmosphérique, comme le font les bactéries contenues dans les nodosités des racines des légumineuses et des protéagineuses.

                                         2 H2O + N2 à 2 NH3 + O2

Mais ce processus de production décarboné est très onéreux.  Pour ne plus avoir à utiliser du méthane pour produire de l’ammoniac, « il est essentiel que le secteur de la fertilisation azotée ait accès sur le long terme aux volumes d’hydrogène requis, avec un prix de l’hydrogène décarboné ou renouvelable qui soit compétitif », déclare l’Unifa, l’Union de l’industrie de la fertilisation.

Consommer moins d’engrais tout en en consommant mieux est la seconde voie suivie par les industriels de l’Unifa.

« De par leur composition, les biostimulants constituent une voie d’avenir pour accélérer le développement durable de l’agriculture, explique l’Unifa. Leur potentiel est grand car l’ensemble des cultures est concerné, sans limite particulière à leur utilisation ».

Pour  la Commission européenne, les biostimulants sont « des fertilisants qui stimulent le processus de nutrition des végétaux indépendamment des éléments nutritifs qu’ils contiennent, dans le seul but d’améliorer une ou plusieurs caractéristiques des végétaux : l’efficacité de l’utilisation des éléments nutritifs, la tolérance au stress abiotique et la qualité du végétal cultivé ».

Selon les substances employées, ces biostimulants agissent sur la plante, dans le sol ou sur la matière fertilisante.

L’emploi de biostimulants renforce la qualité ou le rendement des céréales mais aussi la gestion des stress climatiques des plantations de fruits et de légumes.

Selon l’Unifa, le marché des biostimulants est un marché en pleine expansion (2 Mds d’€) dont un quart est réalisé dans l’Union européenne. 

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Auteur : Hénin Frédéric
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  • 1Commentaire
  • #1

    Rien ne se perd rien ne se crée tout se transforme ! Utiliser massivement de l'énergie pour produire un élément qui existe naturellement dans l'air ou dans les sols c'est se rendre dangereusement dépendant ! La photosynthèse entretient tous les cycles du vivant (et même le climat) , donc la meilleure façon d'augmenter les capacités de production des sols c'est de produire un maximum de photosynthèse à l'hectare et en priorité l'été, donc un maximum de biomasse !

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