Pesées, capteurs « piéton », satellites ou drones sont autant de méthodes mobilisables pour cette étape cruciale du pilotage de la fertilisation azotée.
Déterminante pour le rendement, la fertilisation du colza joue également un rôle important dans sa résistance aux bioagresseurs. Or avec 7 kg absorbés par quintal de grain produit, le colza a un besoin unitaire azoté élevé. Terres Inovia recommande ainsi d’estimer la biomasse du colza en sortie d’hiver afin de définir les interventions au printemps. Celle-ci est en effet un indicateur précieux de l’azote déjà absorbé par la culture sachant que la plante a la capacité de remobiliser au printemps les réserves constituées pendant l’été et l’automne précédents. Sachant qu’un gros colza aura plus absorbé qu’un plus petit, la dose à lui apporter au printemps sera moins importante pour un objectif de rendement identique.
Fractionner et positionner
L’estimation de la biomasse peut être réalisée avec des pesées ou des capteurs sur appareil « piéton », satellites et drones. En cas de pesée, il est judicieux de bien secouer les plantes pour enlever les gouttes d’eau ainsi que d’éliminer les mottes de terres. Quelle que soit la méthode retenue, les mesures réalisées permettent de calculer la dose totale à apporter en sortie d’hiver en fonction du sol, du précédent et des cultures associées, de l’apport de produits organiques et du potentiel de rendement.
Au-delà de 100 unités d’azote par hectare, Terres Inovia recommande de fractionner les apports en 2, voire 3 passages. Pour les colzas à faible croissance, le premier passage sera positionné précocement dès la reprise de végétation alors qu’une culture à forte croissance pourra attendre jusqu’à la montaison.
Ne pas négliger le soufre
Le soufre étant sensible au lessivage, les fortes pluviométries hivernales peuvent entraîner un risque de carence. Celle-ci se manifeste par une décoloration entre les nervures des feuilles. Sachant que le colza ne valorise que les apports sous forme du sulfate, Terres Inovia recommande d’apporter 75 kg/ha en début de montaison en prenant en compte les apports d’effluents d’élevage.

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