Vous avez une question ?Ou vous êtes expert dans votre domaine.
Rejoignez une communauté activedans le domaine de l’agriculture !
4281 MembresCréer un compte

Des laiteries font le bonheur des producteurs de lait

Home_big_paul_zindy_laiterie_la_chapelle_-_photo_pierrick_roland

La fin des quotas donne la possibilité à des artisans de produire des produits laitiers en se fournissant auprès d’éleveurs en  payant leur lait plus cher. Les laiteries créées rencontrent un vif succès. Leurs produits répondent aux aspirations des consommateurs.

(premier article d'une série de trois sur le même sujet, cliquez ici pour le tag commun)

Plus discret que l’essor des microbrasseries où sont produites des bières artisanales, un réseau de petites laiteries, aussi bien dans les centres de grandes villes que dans des villages, se développe. Depuis la fin des quotas laitiers, elles ne sont plus systématiquement adossées ni rattachées à un élevage laitier. Des entrepreneurs, techniciens ou ingénieurs agroalimentaires de formation, se lancent dans la production de fromages, de crèmes, de beurres et d’autres produits laitiers en s’approvisionnant en lait auprès d’éleveurs. Ils ont pour cela contractualisé avec eux la livraison de quantités de lait. 

Aux Etats-Unis, des laiteries ont été créées depuis une quinzaine d’années et elles rencontrent un vif succès. Leur modèle économique répond aux nouvelles aspirations des consommateurs : meilleure répartition de la valeur ajoutée, qualité des produits, circuits courts, respect de l’environnement, etc.

En France, le succès de ces laiteries est immédiat. Leur réussite repose sur la dimension locale de leur production et sur la valorisation de produits agricoles du terroir. Les consommateurs savent qui a fabriqué les fromages qu’ils achètent et d’où provient le lait utilisé.

Rik et Ingrid Meijer produisent une vaste gamme de fromages similaires à du Gouda à Coulaures en Dordogne et Paul Zindy s’est installé Porte de la Chapelle à Paris pour fabriquer de la crème, des yaourts de la faisselle et du fromage (https://laiterielachapelle.com). Ce sont tous les trois des ingénieurs agroalimentaires qui n’ont pas souhaité devenir éleveurs pour fabriquer des produits laitiers. Ils se sont d’emblé investis dans la transformation fromagère.

Selon les spécialités fromagères et les régions implantées, les laiteries ont un ou plusieurs fournisseurs locaux de lait de chèvre, de vache ou de brebis. Dans la laiterie d’Ingrid et de Rik Meijer, le lait provient de trois élevages de brebis, de vaches et de chèvres établis à Cubjac et au Change (Dordogne) tandis que le lait utilisé par Paul Zindy est issu de vaches élevées dans le parc naturel régional du Vexin français, situé à seulement 35 kilomètres de Paris (Val-d’Oise).

Les contrats conclus par les deux laiteries diffèrent selon les produits achetés et les fournisseurs. Pour les éleveurs, ces débouchés sont une opportunité pour produire plus de lait, pour rentabiliser leurs installations et pour diversifier ses clients. Les éleveurs ne sont pas ainsi uniquement liés à un industriel ou à une coopérative.

En conséquence, les éleveurs ne contractualisent pas avec une laiterie pour vendre uniquement leur lait plus cher qu’à l’industriel auprès duquel ils livrent habituellement leur production. C’est surtout une opportunité pour s’assurer de vendre une partie du lait de l’exploitation à un prix fixe jusqu’à 500 € les 1 000 litres de vache.

Toutefois, les négociations diffèrent d’un lait à l’autre. Le prix du lait de chèvre acheté par Rik et Ingrid Meijer varie selon la période de lactation. Il dépend en fait de la concentration en matière sèche du lait, plus faible en début de campagne de lactation qu’en fin de campagne.


Ci-dessous, Paul Zindy, de la laiterie La Chapelle (photo Pierrick Roland).

 

Réagissez à l'article en un clic

  • 0
  • 3
  • 9
  • 0
  • 3
  • 0
Voir plus d'actualités sur les dossiers suivants
Auteur : Hénin Frédéric
Avatar_blank

  • Vous aimerez également
  • Home__levage_porcs_chine__archives_

    200 millions de porcs abattus en Chine à cause de la peste porcine, la planète incapable de compenser

    L’épidémie de la peste porcine fait des ravages dans l’Empire du milieu. Les pertes portent sur plusieurs dizaines de millions d’animaux et de...

  • Home_vaches_laiti_res

    Filière laitière cherche jeunes éleveurs désespérément

    Les clignotants au vert. L’année 2019 démarre dans un contexte d’offre et de demande plus équilibré, selon Coop de France métie...

  • Home_vaches_lait_montagne

    Le lait de montagne doit affirmer son authenticité et sa naturalité

    La production française de lait de montagne résiste. Elle est portée par des systèmes de production de plus en plus singuliers, bien moins sous l&...

  • Home_fromages

    La restauration hors domicile et les industries agroalimentaires boudent le lait made in France

    La restauration hors domicile et les industries agroalimentaires représentent 55 % de la consommation nationale, mais ils n’absorbent que 16 % de la production f...

  • 0Commentaire

Donnez votre avis

Pour répondre à ce salon sans Facebook, connectez-vous ou inscrivez-vous sur Wikiagri.

Rejoignez la communauté des agri-décideurs

  • 5 numéro papiers par an
  • Des réductions de nos partenaires
  • Des réductions aux rencontres Wikiagri
  • Du contenu exclusif
5,94€ / mois11,88€ / mois
S'abonner à Wikiagri pro