Et si la phytothérapie devenait un allié crédible pour la santé des cultures ? Le groupe De Sangosse y croit. En misant sur le potentiel multiactif des plantes susceptibles d’agir simultanément sur la protection, la physiologie et la nutrition des végétaux, l’entreprise enrichit son portefeuille de solutions à base de plantes.
Presle, osier, ortie, camomille … il est fort probable que ces noms de plantes vous évoquent plutôt des remèdes traditionnels utilisés pour la médecine humaine voire la santé des cultures. Et cette évocation n’est pas farfelue, puisque qu’on retrouve trace de ces usages depuis l’Antiquité. Acteur reconnu et pionnier innovant sur le marché des biosolutions, De Sangosse a décidé de remettre au goût du jour ces usages naturels en s’inspirant directement des pratiques et des réussites d’agriculteurs pionniers sur le terrain.
L’entreprise se donne l’objectif d’acculturer, de structurer et de développer le marché pour aider les agriculteurs à répondre aux défis. « La phytothérapie ne se positionne pas comme un produit de substitution à la chimie mais comme une brique additionnelle pour rétablir les équilibres écosystémiques. L’objectif est qu’elle s’intègre comme une base santé dans les itinéraires techniques pour répondre aux impasses techniques et réglementaires, aux attentes sociétales et d’accroître la résilience face aux aléas climatiques », précise Emeline Arondel, cheffe marché phytothérapie agricole chez De Sangosse.
Un champ de recherche considérable
L’aventure n’en est certes qu’à ses débuts, car le champ d’exploration de la phytothérapie agricole est considérable prévient la responsable. « Il existe quelques 1200 plantes utilisables en phytothérapie en France. Chacune d’entre elles possède des dizaines voire des centaines de composés d’intérêt. Ajoutez à cela la multitude d’interactions possibles sur lesquelles se penchent d’ores et déjà des disciplines scientifiques telles que la protéomique. Contrairement à l’approche historique qui associe un bénéfice à une molécule, la phytothérapie exploite l’action de façon simultanée de centaines de composés qui agissent à la fois, sur la protection, la physiologie et la nutrition ». Ce qui nécessairement pose la question de la réglementation. Dans quel cadre faire rentrer ces solutions ? « En l’absence d’un cadre spécifique à la phytothérapie agricole, la réglementation nous oblige à segmenter nos solutions par une allégation spécifique, soit celle de la stimulation, la nutrition ou la protection » explique François Benne, directeur marketing France De Sangosse.
Une gamme de produits calibrés, fiables et stables
Et pour faire entrer la phytothérapie dans le domaine de la réproductibilité scientifique, il était indispensable pour l’entreprise agenaise de s’appuyer sur des solutions standards, calibrées et répétables en s’appuyant sur l’expertise de son site de production Biovitis. Pour répondre à cette exigence de simplicité et de sécurité, De Sangosse a développé la gamme Végévital qui regroupe l’ensemble de ses solutions professionnelles. Issue d’un processus industriel rigoureux, la gamme s’appuie sur 3 piliers fondamentaux, la naturalité (plantes + eau), la stabilité (des produits qui ne fermentent pas et se conservent au moins 4 ans) et la fiabilité (régularité des composés d’intérêts). Prêtes à l’emploi et sans contraintes de voisinage ou de mélange, les solutions de la gamme se déclinent en trois segments : une gamme plante (non-extraits) dédiée aux agriculteurs qui souhaitent faire leur mélange, une gamme bénéfice (ciblée sur un objectif agronomique) et une gamme sur-mesure pour répondre à certaines problématiques locales.
En transformant une pratique empirique en une solution technique fiable, stable et prête à l’emploi, De Sangosse souhaite porter une ambition crédible pour relever les défis techniques, environnementaux et sociétaux de l’agriculture de demain.