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C’est tout au long du cycle qu’il faut donner à ses cultures le potentiel de faire face si les conditions météorologiques amenaient un risque de verse.

Si la verse pathologique est due à une maladie, comme le piétin verse ; la verse physiologique est multifactorielle. Elle dépend de la sensibilité de la variété, de la densité

des tiges, du niveau de nutrition azotée en début de cycle et des conditions météo à la montaison. La verse se produit lorsque les premiers entre-noeuds ne peuvent résister aux mouvements de la tige. La chute au sol des tige entraine des pertes de rendement importantes, de 5 jusqu’à 25 q, si la verse intervient tôt. A cette perte de rendement s’ajoutent une dégradation de la qualité, plus de risques sanitaires sur la qualité de la récolte et des difficultés à la moisson. Si le niveau de sensibilité est inhérent à la variété, on peut agir sur la
résistance de la tige conditionnée par l’allongement entre les entrenoeuds et la composition de la paroi.

Prévention par mesures agronomiques

Les pratiques agronomiques, dès le début de cycle, conditionnent une partie des risques. Même si les risques climatiques en fin de cycle jouent beaucoup, il faut donner toutes ses chances à la culture de pouvoir les affronter, grâce à des tiges courtes et résistantes. Orge
et blé dur sont les céréales les plus sensibles. Toutes les variétés n’ont pas la même sensibilité. Le choix variétal est un moyen efficace pour limiter les risques. D’autant plus que le choix de ce critère ne se fait plus au détriment du rendement.
 
Le risque de verse s’établit tôt dans le cycle de la plante. Ainsi, une densité de semis élevé augmente le risque par un allongement des premiers entre-noeuds car les tiges sont plus en compétition et s’allongent pour capter la lumière. Les semis précoces augmentent aussi le risque. Comme un excédent précoce d’azote. Pour éviter que les tiges ne grandissent trop vite, il est recommandé de minimiser le premier apport et fractionner sa fertilisation.

Estimer le niveau de risque

Selon le niveau de risque, et sa parcelle, et des conditions méteo, l’application d’un régulateur de croissance renforce les tiges face à la verse mais fait peser le risque d’une perte de rendement, notamment en orge. Une impasse est possible pour les variétés résistantes, avec des semis clairs et une maitrise de la nutrition azotée. Mais la situation est rarement aussi claire… Pour s’y retrouver, des OAD, comme Xarvio ou Farmstar, assurent une estimation du risque de verse à la parcelle.
Pour prévenir un risque élevé, l’application d’un régulateur de croissance peut s’avérer nécessaire. Selon les conditions météo de l’année, ce sont de 2 à 5 millions d’hectares qui reçoivent un régulateur. Ces régulateurs de croissance agissent sur l’élongation des cellules de la tige pour aboutir à des entre-noeuds plus courts et/ou des parois plus épaisses. Leur application doit être faite en conditions poussantes. Attention à ne pas le faire sur des plantes stressées, par exemple par un stress hydrique, car il y a alors un risque de baisse d’efficacité et de phytotoxicité.

La verse pénalise le rendement et la qualité des céréales.

BASF lance une nouvelle approche de la protection des cultures

Les Outils d’Aide à la Décision qui facilitent le suivi du risque maladies et ravageurs sur ses cultures, on connait ; l’OAD qui vous garantit des hectares en pleine santé, un peu moins. C’est pourtant ce que teste BASF, avec son outil Xarvio Healthy Fields. Cette approche a été testée sur la campagne 2019/2020 sur la protection fongicide du blé tendre et de l’orge d’hiver. Pour un prix fixe, connu en début de campagne, l’agriculteur confiera à Xarvio Healthy Fields le pilotage et la mise en oeuvre de la protection fongicide de ses cultures. L’OAD Xarvio Field Manager permettra d’adapter une stratégie pour chaque parcelle, selon sa variété, ses conditions pédoclimatiques. Les traitements seront réalisés par une ETA, souvent équipée des dernières techniques de pulvérisation, comme la modulation intra-parcellaire. Soit, pour l’agriculteur, une totale délégation de la surveillance et du traitement de ses parcelles. Mais n’est ce pas risqué ? Si le résultat obtenu n’est pas conforme aux attentes définies en début de campagne, l’agriculteur est indemnisé en fonction du préjudice lié au défaut de protection. BASF s’engage donc pour un résultat final plutôt que les moyens nécessaires pour l’obtenir et positionne ce mix entre une délégation de travaux et une démarche assurantielle privée, comme une réponse à l’optimisation de l’utilisation des produits phytosanitaires.
 
Auteur: Cécile Julien
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