Lors des Méca Culturales 2025, l’équipe de Bayer a présenté sa stratégie et ses innovations complémentaires pour une culture du maïs à la fois performante et durable.
Tout commence par le choix de la semence. Grâce à la génétique de DEKALB, chaque variété est porteuse d’un haut potentiel de rendement. Ensuite, l’objectif est de protéger ce résultat tout au long du développement de la plante en associant une pluralité de leviers.
« De la génétique au numérique, sans oublier les biosolutions et le désherbage, nous proposons aux agriculteurs la gamme maïs la plus étoffée du marché. Les agriculteurs la modulent en fonction de leur situation agronomique et selon leurs objectifs de rentabilité. Cette complémentarité dans nos solutions structure également notre stratégie de recherche et développement. Nous concevons des itinéraires techniques intégrés qui s’appuient sur les leviers agronomiques, chimiques et biologiques », partage Sophie Huvier-Boutin, directrice marketing de Bayer.
Une nouvelle génétique DEKALB très performante dès la prochaine campagne
Pour la campagne 2025-2026, trois variétés de maïs grain sont lancées sur les créneaux de précocité demi-tardif et tardif (G4 et G5) : DKC4951, DKC5159 et DKC5653. Après deux années de tests CTPS, ces trois maïs se positionnent en tête de leur groupe, avec 107,2 % de rendement pour DKC4951 et DKC5159, et 103,8 % pour DKC5653. Outre ces très bons résultats à l’inscription en France, obtenus dans ce réseau exigeant, la promesse de DEKALB réside dans la stabilité du profil agronomique. Celui-ci se caractérise notamment par le meilleur ratio entre le rendement et la précocité ainsi que la vigueur au départ. De plus, DKC5159 et DKC5653 reçoivent la mention DKOptim’eau. Cela signifie que dans les essais de DEKALB ces variétés sont capables d’optimiser l’utilisation de l’eau, même en situation de stress hydrique et thermique.
« En définitive, DKC4951, DKC5159 et DKC5653 apportent la meilleure rentabilité sur les zones demi-tardive à tardive », souligne Pauline Boussin-Fort, cheffe marché semences maïs.
Leviers à associer pour réussir l’implantation
Bayer met également l’accent sur trois leviers techniques essentiels au bon démarrage de la culture. Tout d’abord, en proposant des outils numériques (Appli 3 D, OptiPrev et FieldView) pour ajuster la densité de semis au potentiel de la parcelle. Avec la bonne dose, le rendement peut augmenter jusqu’à 8%. Ensuite, les variétés issues de son programme de sélection sont toutes compatibles avec les pratiques en écartement réduit. Ce type de conduite concerne désormais 10 % des producteurs.
Enfin, les solutions de traitement de semences complètent l’offre, avec notamment Acceleron Élite. Unique et complet, ce produit associe un biostimulant, un fongicide et un insecticide. Avec ce traitement, l’objectif est de protéger la levée contre les bioagresseurs mais aussi d’obtenir un chevelu racinaire du maïs plus fin et important, mieux connecté au potentiel du sol. En effet, la plante captera davantage d’eau et de nutriments. Bien nourrie et en bon état sanitaire, elle sera mieux préparée pour faire face aux différents stress. Cette nouvelle formulation devrait être disponible pour 2027.
« N’oublions pas que 50 % du rendement se joue sur les décisions qui sont prises au moment du semis avec le choix de la variété et la réussite de son implantation », indique Pauline Boussin-Fort.
Repenser les programmes herbicides suite aux évolutions réglementaires
Le retrait du S-métolachlore depuis l’automne 2024 oblige à réviser les stratégies de désherbage du maïs. En 2023, cette substance était encore utilisée sur 1 million d’hectares. Bayer répond à cete évolution réglementaire en élargissant son offre de solutions à base d’isoxaflutole (IFT). Elles aussi sont utilisables en pré-levée. Elles peuvent même s’appliquer au stade feuille pointante ou en post-levée précoce.
L’IFT offre plusieurs avantages : efficacité sur graminées et dicotylédones, action racinaire prolongée,
réactivation en conditions humides et utilisation possible sur zone de captage d’eau.
« L’IFT s’utilise uniquement en maïs et apporte un haut niveau d’efficacité avec un faible grammage de matière active. L’IFT n’est pas un chlore et il est un pivot de la gestion responsable des matières actives vis-à-vis de l’eau », indique Laure Pitrois, cheffe marché herbicides maïs.
Bayer propose alors deux formulations avec de l’IFT pour couvrir les différentes situations de pression adventices :
- Adengo Xtra® (thiencarbazone-methyl 90 g/l, isoxaflutole 225 g/l, cyprosulfamide 150 g/l).
Son large spectre d’efficacité permet de gérer une diversité de problématique de désherbage. Il s’emploie seul et dans la plupart des cas sans rattrapage lorsque les niveaux d’infestations sont faibles à moyens. Dans les situations les plus complexes, il s’insère dans un programme herbicide. - Merlin flexx® (isoxaflutole 44 g/l cyprosulfamide 44 g/l).
Utilisable tous les ans, ce produit est idéal en zone de monoculture de maïs. Merlin flexx permet un vrai travail anti-graminées.
Selon la pression et la flore adventice, il s’emploie en mélange avec un partenaire ou en programme. Il assure également une action persistante sur panic pied-de-coq, sétaires et digitaire sanguine (complexe PSD).
Pour un désherbage complet en post-levée dès le stade 3-4 feuilles, la gamme Bayer comprend également :
- Monsoon® active/Mondine® (thiencarbazone-méthyl à 10 g/l, foramsulfuron à 30 g/l, cyprosulfamide à 15 g/l)
- Capreno® (tembotrione à 345 g/l, thiencarbazone-methyl à 68 g/l, isoxadifen-éthyl à 134 g/l)
- Laudis® (tembotrione à 44 g/l, isoxadifène-éthyl à 22 g/l)
- Equip® (Foramsulfuron à 22.5 g/l, isoxadifène-éthyl à 22,5 g/l)
En 2026, Bayer complète sa gamme Isoxaflutole et relance Lagon® (isoxaflutole à 75 g/l, aclonifène à
500 g/l) pour apporter le mode d’action original de l’aclonifen en maïs. Il s’emploie seul ou en association et permet notamment de gérer la problématique ray-grass en programme avec un anti-graminées et un
relai en post-levée.
Biostimulant Best-a, une réponse naturelle au stress hydrique dès le stade 6 feuilles
Pour sécuriser la phase de développement, Bayer commercialise depuis la campagne 2024-2025 le
biostimulant Best-a. Composé de phytostérols, il agit sur plusieurs mécanismes physiologiques : fermeture des stomates, enracinement et comportement foliaire. Face au stress hydrique, il vient compléter l’irrigation ou la génétique.
En effet, un positionnement de Best-a du stade 6 à 8 feuilles jusqu’au stade 10 feuilles à 1 l/ha améliore l’efficience de l’utilisation de l’eau. Les essais réalisés en conditions agriculteurs révèlent un gain moyen de 5,7 q/ha en maïs grain. Le maïs est plus vert et moins enroulé. Le résultat se vérifie également à la récolte notamment en utilisant la plateforme numérique FieldView. Le retour sur investissement est obtenu dès le premier quintal supplémentaire et rapporte en moyenne 63 €/ha
« L’accès à l’eau et l’adaptation aux aléas climatiques sont les préoccupations principales des agriculteurs. D’ailleurs, 27 % du rendement du maïs est directement lié aux conditions météorologiques », rappelle Pauline Boussin Fort.
Recours au digital pour mieux piloter les décisions techniques
Le numérique accompagne la prise de décision tout au long du cycle de la culture.
Il se déploie chez les maïsiculteurs. Pour preuve, 64 % des maïsiculteurs en grain et 59 % en ensilage ont recours aux outils digitaux pour piloter leur culture en maïs (enquête Bayer 2025, panel 300 agriculteurs).
OptiPrev, outil d’aide à la décision prédictif créé par Bayer, permet de caler les dates de semis du maïs et de gérer le désherbage en fonction de la météo. Une nouvelle version va aider à piloter la culture du maïs à des moments clés. Elle sera disponible dès la prochaine campagne. L’agriculteur en bénéficiera par le biais de son distributeur.
Autre outil pour sécuriser les décisions : la plateforme de collecte des données FieldView. Embarquée sur les agroéquipements (semoir, pulvérisateur et moissonneuse…), elle trace l’ensemble des interventions.
Au semis, elle propose des cartes de modulation de la densité. Pendant la croissance, grâce à une imagerie satellitaire de haute qualité, FieldView réalise un tour de plaine interactif. Puis, à la moisson, Fieldview permet de visualiser les cartes de rendement pour chaque parcelle.
C’est grâce à la superposition des couches de données : carte de semis, de fertilisation, de rendement que l’agriculteur pourra analyser le résultat de ces décisions agronomiques. Par exemple, l’impact de l’usage d’un biostimulant, d’un choix variétal ou encore d’une stratégie de fertilisation.
FieldView est interopérable avec de nombreux outils numériques. En 2026, il sera compatible avec SMAG, utilisé par 17 % des agriculteurs. Ainsi, en plus de collecter les données, la plateforme de Bayer sera un véritable facilitateur de traçabilité pour l’agriculteur ayant SMAG comme outil de gestion parcellaire. D’ailleurs, dès le 1er janvier 2026, le registre phytosanitaire devra être tenu sous format numérique (règlement d’exécution (UE) n°2023/564 du 10 mars 2023).
FieldView est également compatible avec de nombreux machinistes comme John Deere, Class, Amazone… Certains le proposent même en pré-installation comme France Pulvé et Agrisem.
« Chez Bayer, nous considérons le digital comme un levier pour valoriser pleinement le potentiel génétique de nos variétés de maïs, en facilitant la prise de décision et en analysant les résultats obtenus, conclut Louis Chevrier, responsable digital farming. En définitive, l’innovation réside dans cette association du numérique, de la génétique et des produits de santé des plantes. »
