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Un sondage sur les attentes de la société vis-à-vis de l'élevage

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23Fev2017

Les éleveurs observent avec inquiétude les accusations contre leur secteur déferler au point de former des vagues d’indignation dans l’opinion. Hier, elles avaient pour origine l’impact de l’élevage sur l’environnement ; aujourd’hui, la cause animale prend le dessus, notamment en raison de l’activisme de certaines associations.

C’est dans ce contexte que les instituts techniques de l’élevage en France (Idele, Ifip et Itavi), les chambres d’agriculture de l’Ouest et des organismes d’enseignement ont lancé, sur la période 2014-2017, un projet de recherche (Accept) pour mesurer « l’acceptabilité des élevages par la société en France ».

Après différentes études et travaux menés ces derniers mois, le projet a commandé à l’Institut Ifop un sondage pour « quantifier les points de vue et les attentes de nos concitoyens sur l’élevage ». Ses résultats communiqués il y a quelques jours constituent un précieux état des lieux. Il en ressort que parmi les 2 000 personnes interrogées, plus de la moitié (57 %) indiquent mal connaître « la façon dont les animaux sont élevés » et que les deux tiers s’intéressent au sujet à travers les reportages télévisés (parfois à charge).

Sur des questions plus précises portant sur leur vision de l’élevage, leur consommation de produits carnés, etc., quatre groupes apparaissent avec des noms distincts choisis par les instituts techniques. Il y a « les abolitionnistes » (2 % de l’échantillon) qui « envisagent l’arrêt de l’élevage parce qu’ils le considèrent immoral », explique Anne-Charlotte Dockès, responsable du département "métiers de l’éleveur et société" à l’Institut de l’élevage (Idele), les « alternatifs » (24 %) opposés à l’élevage intensif qui privilégient les signes de qualité et les circuits courts. Le groupe le plus important (51 % des sondés) est constitué des « progressistes » qui se satisfont de la diversité des systèmes. Enfin les « compétiteurs » (10 %), bons connaisseurs de l’élevage, sont favorables à l’élevage intensif et à sa performance économique. Le reste des réponses n’a pu être classé.

Ces résultats doivent servir aux filières animales pour « identifier les éléments pour construire un élevage plus consensuel, poursuit Mme Dockès. Si les filières animales ne mettent pas en place des actions, les citoyens risquent d’être influencés par la communication des associations anti-viandes. »
 

Notre photo a été prise lors du dernier Sommet de l'élevage.

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Auteur :
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Jourdain Franck

Journaliste

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