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Viande bovine et export, la France peut mieux faire vers les pays de la Méditerranée

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1,65 million d’animaux vifs ont été expédiés d’Amérique du Sud et d’Europe vers les pays des rives sud et orientale du bassin méditerranéen. Et 590 000 tonnes équivalent carcasse ont été importées. Mais la France n’a rien expédié en Lybie, en Turquie et en Egypte, et elle est peu présente ailleurs.

La consommation mondiale de viande bovine progresse mais seule une poignée de pays exporte des animaux et de la viande vers les bassins de consommation déficitaires (bassin sud-méditerranéen, Chine, Japon par exemple).

Le marché mondial de l’export en bovins vifs est essentiellement tenu par le Mexique (1,160 million de têtes) et six autres pays ou région : Australie, Union européenne (troisième exportateur mondial avec 710 000 têtes), Canada, Brésil et Uruguay.

Le premier pays exportateur mondial de viande est l’Inde (1,710 million de tonnes équivalent carcasse - téc - en 2017), suivie par le Brésil (1,680 million téc), l’Australie (1,370 million de téc) et les Etats-Unis (1,300 million téc). Sous le seuil du million de tonne équivalent carcasse, figurent la Nouvelle Zélande, le Canada, l’Uruguay, le Paraguay l’Argentine et en dixième position, l’Union européenne (300 000 téc).

Mais pour ces deux marchés, il faut distinguer les échanges commerciaux triangulaires Etats-Unis, Mexique et Canada et ceux destinés à alimenter les pays importateurs net de viande.

Du Maroc à la Turquie, « la zone périméditerranéenne demande toujours plus de vif, rapporte l’Institut de l’élevage dans une étude intitulée ‘’Marché du boeuf, cap à l’est’’ (Perspectives n°489 de mai 2018). En 2017, pas moins de 1,65 million de bovins (hors reproducteurs) y ont été expédiés, soit une modeste hausse sur un an (+ 2 %), mais largement significative en 5 ans (+ 65 % par rapport à 2012) ».

Pour importer les animaux vifs, les pays des rives sud et orientale de la Méditerranée optent pour la proximité si les pays fournisseurs disposent  suffisamment d’animaux.

L’Union européenne expédie en grande majorité des bovins vifs polonais. Hormis l'Israel et la Jordanie, la Pologne exporte des animaux vers tous les pays de la côte sud et orientale de la Méditerranée. Un quart des animaux importés par la Turquie est polonais.

L’éradication de l’élevage turc dans les régions montagneuses de l’est explique le recours massif aux importations d’animaux vifs, et dans une moindre proportion, aux achats de viande. La répression militaire menée par l’armée turque à l’encontre des forces militaires du PKK a dissuadé des centaines de milliers d’éleveurs de poursuivre leur activité pastorale.

Deuxième pays importateur au monde l’an passé, la Turquie a importé 747 000 animaux vifs. Elle distance l’Egypte (277 000 têtes), l’Israel et le Liban (204 000 têtes chacun) ; le marché libyen ne portant que sur 65 000 têtes. Les importations comblent ainsi le déficit de production et atténuent la tension sur les prix à la consommation.

Sur la rive sud de la Méditerranée, la France vend des animaux à l’Algérie, au Maroc, au Liban et en Israel mais les livraisons ne portent sur quelques milliers de têtes.

« Notre pays compte pour les trois quarts des envois de bovins vifs en Algérie. Mais il a vu ses exportations de broutards se réduire de 45 % en 2017, explique l’Institut de l’élevage. Suite à des épisodes de fièvre aphteuse, l’Algérie a réduit ses achats d’animaux maigres français entre avril et septembre 2017, afin de limiter les mouvements d’animaux sur son territoire. Pour compenser cela, les achats de JB (Ndlr : jeunes bovins) finis sont passés de 800 têtes à 9 000 têtes ».

La France est absente du marché égyptien. Les importations de vif européen ont bondi de 26 % par rapport à 2016 en têtes, malgré les fluctuations de la livre. Sur les 47 000 animaux européens achetés, 37 000 proviennent d’Espagne.

La péninsule ibérique exporte en Algérie, au Maroc mais encore au Liban et en Turquie. Elle monopolise le marché libyen.

La viande bovine française n’a pas non plus la côte. Elle est largement concurrencée par d’autres origines européennes et, polonaise notamment. Mais l’ensemble ne porte que sur quelques milliers de tonnes de carcasse.

« Le marché de la viande bovine en Méditerranée reste dominé par le Mercosur (60 % des tonnages importés) et l’Inde (29 %). L’Union européenne occupe une place modeste (7 %) mais croissante (+ 12 % par rapport à 2016) », rapporte l’Idele.

Dans l’ensemble, la préférence des pays de la côte sud et orientale de la Méditerranée porte sur des produits de bas de gamme. 

« Sous les 5 euros, on retrouve les viandes brésiliennes, polonaises, paraguayennes et canadiennes. Enfin, la viande indienne reste sous les 4 €/kg », mentionne l’Institut de l’élevage dn son étude. Mais les prix ont en moyenne progressé de 52 % en 10 ans, toutes origines et qualité confondues.

L’exemple de l’Algérie est un cas d’école. La moitié des 58.000 téc de viande importées est indienne (très bas de gamme, sous les 4 € par kilogramme) tandis que l’autre moitié est sud-américaine, (brésilienne Paraguay, Argentine, Uruguay) et polonaise (milieu de gamme).

La France est quasi inexistante sur ces marchés car la viande proposée est de trop bonne qualité et par conséquent donc trop onéreuse. La tonne de viande brésilienne coûte 200 € de moins à produire qu’en France, selon l’Institut de l’élevage.


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Auteur : Hénin Frédéric
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