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L'installation agricole ne fléchit pas en Bretagne

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En dépit des crises et de la constante défiance de la société envers ses paysans, la dynamique de l’installation ne fléchit pas en Bretagne.

L’an passé, ses quatre départements ont enregistré 472 installations aidées, selon les chiffres des chambres d’agriculture de Bretagne, un chiffre qui représente environ 70 % du total des installations. C’est une tendance proche des années précédentes (465 en 2017, 472 en 2016) qui confirme que l’agriculture continue de susciter des vocations en Bretagne.

Un nombre conséquent de départs à la retraite

Le contexte paraît favorable puisque les départs en retraite se situent actuellement à un haut niveau. Les chambres d’agriculture de Bretagne estiment, en effet, que le départ en retraite de chefs d’exploitation ou d’associés de fermes sociétaires se situe à 2 000 par an environ. Les candidats à l’installation sont d’ailleurs nombreux, depuis 2017, à prendre contact avec le guichet d’entrée à l’installation ouvert par les chambres (Point Accueil Installation). Ils étaient 1 994 à s’encquérir de leur installation en 2017 et encore 1 911 l’an passé.

Ceux qui s’installent en Bretagne sont âgés de vingt-neuf ans et demi en moyenne. Ils choisissent peu ou prou les mêmes filières que les années précédentes. Le lait prédomine avec 41,9 % des installations, le maraîchage-horticulture se situe à 13,1 %, la volaille à 9,5 %, le porc à 8,1 %...

30 % des installations en bio

Il y a aussi des tendances nouvelles qui confirment la transformation lente mais irrésistible de l’agriculture. La part du bio représente, pour la seconde année consécutive, 30 % du total des installations, des producteurs qui s’installent en circuits court et long. La taille moyenne des exploitations reprises progresse à 82 hectares, traduisant la recherche d’une autonomie alimentaire par les fourrages grandissante chez les exploitants.

D’un point de vue économique, enfin, les nouveaux agriculteurs budgètent leur projet autour de 530 000 euros dont 210 000 pour la reprise, le reste en besoins investissements de modernisation pour les quatre premières années.


Photo Adobe, élevage de charolaises en Bretagne.

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Auteur : Jourdain Franck
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