La PAC sera-t-elle en place au 1er janvier 2014 comme prévu ? J’en doute, alors que commence de nouvelles discussions sur le budget européen.
Le budget agricole représente à lui seul 42 % de l’enveloppe globale. Dans un contexte de crise, certains pays veulent le réduire. Je le regrette.
Je pense que la crise justifie au contraire plus de coopération.
La PAC a permis à l’Europe de nourrir ses peuples, de développer une agriculture et une industrie agroalimentaire performante.
La PAC doit s’inscrire au contraire dans la durée et rester comme un élément de vision stratégique d’une politique forte de l’Europe.
Fort de cet exemple, ne peut-on pas envisager une politique commune en matière de recherche et développement, créer une deuxième révolution industrielle en privilégiant les énergies propres ?
N’est-ce pas là une solution pour sortir de la crise et relancer l’économie ? Visiblement la réponse est non, les Etats membres ne veulent pas mutualiser davantage leurs moyens. L’Europe fait du sur place pour son budget, pour sa politique agricole commune, et que dire de sa politique internationale.
La France est engagée au Mali, dans un conflit militaire. Là encore, la solidarité des pays fait défaut. Peu d’engagement d’autres Etats européens.
Pourtant, historiquement et géographiquement, les liens entre ces deux continents sont forts. Nous devrions aider les pays africains à se développer, à lutter contre le terrorisme.
Nous y avons un intérêt pour notre sécurité, pour ouvrir de nouveaux marchés et pour éviter que les Africains n’aient d’autres choix que de fuir leur pays pour survivre. Mais là encore, il faudrait une politique cohérente.
Il existe pourtant une représentante de l’Union européenne pour les Affaires Étrangères et la Politique de Sécurité, elle est Vice-Présidente de la Commission Européenne.
Qui la connaît, que sait-on de son rôle et son action ?
Catherine Ashton, c’est d’elle dont je parle, a promis que l’Europe s’engagerait sur ce dossier dans les mois à venir. Mieux vaut tard que jamais !
Je ne sais pas ce que penserait un des pères fondateurs de l’Europe, Maurice Schuman. Lors d’un discours devenu célèbre en mai 1950 et qui posait les fondements de l’Europe, le ministre des affaires étrangères Français débutait son discours ainsi « La paix mondiale ne saurait être sauvegardée sans des efforts créateurs à la mesure des dangers qui la menacent ». A méditer.