Les biostimulants, un soutien efficace face aux stress d’été

Home_big_img151

Par manque d’eau comme par excès de de température, les stress estivaux peuvent mettre à mal les récoltes. Des biostimulants aident les plantes à passer sans trop de dégâts ces périodes difficiles.

Depuis les années 1990, le changement climatique se traduit par une modification de la répartition des périodes de pluie et une augmentation des températures. En agriculture, les conséquences sont déjà visibles. Par exemple, dans les vignobles, le cycle de production est plus précoce de 2 semaines depuis 1980 et les vendanges commencent de plus en plus tôt. Alors même qu’elle doit déjà produire plus pour satisfaire une demande alimentaire en hausse, tout en respectant la durabilité de ses systèmes, l’agriculture doit faire face à ces stress thermiques et hydriques, de plus en plus marqués. Pour préserver les rendements et la qualité des produits agricoles face à ces stress estivaux, les biostimulants sont une des réponses, en permettant aux plantes d’être dans un meilleur état physiologique.

Protéger contre l’échaudage

En cas de températures caniculaires, les plantes sont en situation de stress thermique. Dans toutes les productions, ce stress a un impact sur le rendement et la qualité des produits. L’impact est plus ou moins marqué selon le stade auquel les plantes y sont confrontées. Sur les arbres fruitiers, un échaudage, ou sunburn, dégradera la qualité des fruits en causant des taches brunes. Ces coups de soleil peuvent faire déclasser jusqu’à 15% d’une récolte de pommes. Face à l’échaudage, plusieurs facteurs de résistance interviennent. Certaines variétés sont moins sensibles que d’autres. L’humidité relative, le vent ou la présence de feuilles aident à réduire l’impact de fortes températures. Une certaine protection est aussi assurée par la qualité de la cuticule.
Des biostimulants peuvent venir en renfort en protégeant le fruit par une barrière physique. Ainsi, Invelop White Protect protège les fruits des coups de soleil. « Sa très fine poudre de talc alimentaire permet la réduction de la température de 3°C sur le fruit, rapporte Jessica Da Costa, chef de marché COMPO EXPERT, au regard de nombreux essais.
 
Cette baisse de la température permet de réduire la quantité de fruits déclassés. Elle diminue de -9% à la récolte, et même de 13% si on analyse à la sortie de frigo. ». Cette protection, de qualité alimentaire et utilisable en agriculture biologique, est destinée aux fruits lavés en station.

Limiter les impacts du manque d’eau

Autre problème estival, le stress hydrique s’installe lorsque la quantité d’eau transpirée par les plantes est supérieure à celle qu’elles peuvent capter par leurs racines. Cela peut arriver en période de froid ou en cas de forte salinité mais c’est surtout le cas en été quand se combinent des températures élevées et un sol sec.
 
Le stress hydrique provoque alors une diminution de la photosynthèse et une perte de volume des cellules. Au lieu d’un port dressé, la plante va présenter un port affaissé. Ce stress pourra conduire à une perte des feuilles par desséchement.
 
« Le stress hydrique est le stress qui génère le plus de perte de rendement », prévient Jessica Da Costa. En vigne, un stress hydrique modéré entraine des grappes plus petites mais plus riches en sucre et en arômes. Ce qui est intéressant pour la vinification. S’il se prolonge, ce stress hydrique réduira la photosynthèse, pouvant aller jusqu’à un blocage de la maturité.

Renforcer les parois cellulaires

Grâce aux biostimulants, il est possible de limiter les pertes en eau par un renforcement des parois cellulaires ou des propriétés osmoprotectrices. L’action des biostimulants permet de réduire jusqu’à 15% l’évapotranspiration.
 
Certains biostimulants, comme Basfoliar Si, renforcent les parois cellulaires. Ils apportent de la silice qui renforce la paroi et constitue comme un double vitrage. Ce qui a un double intérêt : d’abord de préserver la fermeté des fruits, mais aussi de prolonger la période de photosynthèse utile. 
Au regard de 3 ans d’essais sur un cépage Syrah, 4 applications foliaires de Basfoliar Si ont permis d’atténuer le niveau de stress. « On passe d’un stress sévère à un stress modéré, qui est gérable par la plante, explique Jessica Da Costa. Cela prolonge de 15 à 20 jours le bon état hydrique d’une parcelle ». En arboriculture, en plein pic de chaleur, des pêchers protégés par Basfoliar Si sont dans un état proche de ceux qui ne subissent pas de stress hydrique. Basfoliar Si est aussi utilisable en grandes cultures (pommes de terre, soja).
 
Pour limiter les pertes d’eau, on peut jouer avec les propriétés osmoprotectrices de certaines molécules comme la glycine bétaïne. Basfoliar Plantae Bio sécurise face au stress hydrique tout en apportant des éléments, glycine bétaïne, acides aminés et vitamines. Leur accumulation dans le cytoplasme aident à maintenir la turgescence des cellules et préservent donc les plantes du desséchement.
 
De six essais conduits en vigne, il ressort qu’appliqué au stade « fermeture grappe », Basfoliar Plantae Bio a permis, pour un coût de 18€/litre à raison de 2 litres/ha, un gain de rendement de 13,5% malgré le stress hydrique. Ce gain a été doublé d’un effet bénéfique sur la qualité (augmentation des teneurs en anthocyanes et composés phénoliques).

 

LES COMPOSANTS DU RENDEMENT

Moyenne de 29 essais - 2011/2019

Modalités

Rdt kg/cep

Pds moy des grappes en gr

Pds moy 200 baies

Témoin

1,7

136

272,59

Biostimulant à base de silice

2,0

154

298,99

Delta

14,5

13,0

9,68

 
Augmentation de la tolérance au stress hydrique
Maintien du rendement en conditions difficiles
  • Essais menés de 2011 à 2019
  • 2 à 3 applications à partir de mi-juin
  • 19 parcelles (dont en11 en Syrah, 8 en grenache)
  • Parcelles non irriguées

Basfoliar Si réduit les pertes d’eau par évapotranspiration passive. L’eau disponible est mieux valorisée

Réagissez à l'article en un clic

  • 0
  • 0
  • 0
  • 1
  • 0
  • 0
Voir plus d'actualités sur les dossiers suivants
Auteur : redaction wikiagri
Avatar_blank

  • Vous aimerez également
  • Home_img119

    Déterminer sa date de récolte optimale

    La période de récolte de l’herbe est un compromis à trouver entre qualité du fourrage, quantité, conditions météorologi...

  • Home_img110

    Rénover sa prairie

    Une prairie qui n’assure plus correctement les fonctions attendues notamment en termes de qualité et de quantité de production mérite parfois d&rsq...

  • Home_img95

    Réussir l’implantation de ses prairies

    Le démarrage des prairies est une étape clé qui va déterminer une grande partie du potentiel de production et donc la rentabilité pour les ...

  • Home_img52

    La force des systèmes fourragers est dans leur diversité

    Les cultures fourragères sont diverses pour répondre aux besoins des éleveurs, de leur organisation, mais aussi des animaux à nourrir. Cette ...

  • Home_img46

    Une exploitation de l’herbe de plus en plus technique

    Bien loin d’une image désuète, les prairies sont des cultures porteuses d’avenir, dont la valorisation est de plus en plus pointue. © ...

  • Home_img31

    Des prairies aux multiples intérêts

    Les prairies sont l’une des clés dont disposent les filières d’élevage pour relever les défis de demain : adaptation au réchauf...

  • Home_derive

    Une solution face à la dérive

    La combinaison d’un adjuvant et d’une buse antidérive est une solution gagnante pour éliminer la quasi-totalité de la dérive, pr&eacut...

  • Home_eta-mag_22-1

    Herbicides de sortie d'hiver : gagner des points avec les adjuvants

    L’utilisation d’adjuvants pour les traitements de rattrapage en sortie d’hiver permet d’accroître l’efficacité des produits et de m...

  • 0Commentaire

Donnez votre avis

Pour répondre à ce salon sans Facebook, connectez-vous ou inscrivez-vous sur Wikiagri.