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La véronique de Perse

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Connue également sous le nom de véronique commune, “boyau-de-chat” ou “plante-à-thé”, cette plante herbacée annuelle dicotylédone tire son nom du latin veronica persica. Originaire du sud-est de l’Asie et naturalisée dans toute l’Europe, elle appartient à la famille des plantaginacées.

Très présente en Europe et partout en France, la véronique de Perse s’adapte à tous types de sols, peu importe le pH, mais se développe plus facilement sur les sols humides et riches en azote. Cette indifférence en fait une adventice importante car elle infeste toutes les cultures et tous les jardins.

Au stade de plantule, ses cotylédons sont de forme triangulaire, pétiolés, au sommet tronqué. Les premières feuilles de la véronique de Perse sont simples, opposées, de forme elliptique ou ovale, légèrement dentées et poilues.

Une fois adulte, elle est pubescente, possédant des tiges ramifiées mesurant 10 à 40 cm qui s’étalent au sol avant de s’élever à leur extrémité. Si ses feuilles inférieures sont opposées et pétiolées, les feuilles suivantes sont alternes et subsessiles, de forme ovale à triangulaire et pourvues de 9 dents régulières. L’inflorescence de la véronique de Perse est aisément reconnaissable avec de petites fleurs bleu ciel solitaires, pourvues de 4 pétales et portées par de fins pédoncules poilus. Ses graines jaunes sont contenues par 8 dans une capsule, très petites (en moyenne 1,1 mm x 1,7 mm) et de forme globuleuse avec un creux sur l’une des faces. Le système racinaire de la plante est composé de fines racines fibreuses.

Cycles de développement de cette adventice

Connue pour sa germination tout au long de l’année, la véronique de Perse germe surtout de février à juin et de septembre à novembre. Sa longue période de floraison court d’avril à octobre, avec une période de maturation de mai à août.

Sa levée est échelonnée, toute l’année, et la persistance du stock semencier est réputée forte, sans compter une production de graines par plante variant de 500 à 5000 en fonction de son milieu et de sa compétitivité face aux cultures en place.

Son taux annuel de décroissance (TAD) est assez faible, de l’ordre d’environ 60 %.

Les types de cultures touchées par la véronique de Perse

Très répandue, la véronique de Perse envahit toutes les cultures, grâce à son adaptabilité à tous types de sols et à sa germination toute l’année. 

Elle s’installe aisément dans les cultures de blé et de maïs, mais aussi dans toutes les cultures d’hiver et de début de printemps.

Les dégâts causés par la véronique de Perse

Malgré une forte présence potentielle, la véronique de Perse ne cause pas de baisse de rendement dramatique comme d’autres adventices, mais elle se développe au détriment des cultures en place, puisant dans le sol eau et nutriments et s’élevant pour capter la lumière solaire.

Elle peut néanmoins poser des difficultés de triage des semences dans certaines potagères porte-graines comme les oignons et les radis.

Quand et comment intervenir contre la véronique de Perse

Même si elle est très invasive, la véronique de Perse n’est que très modérément concurrentielle pour les cultures.

Complètement inefficaces, la rotation des cultures, tout comme le décalage de la date des semis et le labour, sont des méthodes de lutte agronomiques inutiles en raison de sa germination toute l’année.

En revanche, les faux-semis en septembre, sur la couche superficielle du sol préalablement bien préparé, offrent une résistance contre son implantation.

De même, les herbicides fonctionnent très bien pour la plupart des cultures mais sont inadaptés sur les cultures de lin.

En termes de lutte mécanique, un arrachage à la herse étrille permet d’obtenir d’excellents résultats surtout si elle est passée au stade de plantule de la véronique de Perse, soit jusqu’à l’apparition des 3-4 premières feuilles.


Ci-dessous, véronique de Perse (photo Adobe).

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Auteur : Rédaction Wikiagri
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  • 1Commentaire
  • #1

    C'est la photo du myosotis des champs et non de la véronique de Perse, vous pourriez citer vos sources, (infloweb) merci.

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