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La solidarité d’un territoire après l’incendie d’une chèvrerie

Dans la nuit du 12 au 13 août, la vie de Marion Fournière et Mickaël Fissot, producteurs de fromages dans la Creuse, a basculé. Un incendie a emporté leur maison et leur chèvrerie. Aujourd’hui, tout un territoire se mobilise pour leur venir en aide.

Sur cette parcelle de terre, sur la commune de Saint-Martin Sainte-Catherine, il reste encore de nombreux morceaux de bois calcinés. Triste spectacle que celui d’un chalet d’habitation et d’une chèvrerie entièrement brûlés.

A la mi août, Marion Fournière est réveillée en pleine nuit par un bruit. Elle ne s’est pas trompée, la chèvrerie est en feu. Elle alerte son compagnon, Mickaël Fissot. Elle met à l’abri les deux jeunes enfants de un an et trois ans, et les véhicules. Son mari emmène les chèvres dans un champ voisin. Les pompiers n’auront pas le temps de sauver les bâtiments, tout est parti en fumée, dont le chalet construit par le père de Marion Fournière. Le couple et leurs enfants sont indemnes. Sur les 75 chèvres et 25 chevrettes, 12 ont péri et 2 ont dû être euthanasiées suite à leurs brûlures. Ils ont tout perdu cette nuit-là. « On pense toujours que ça n’arrive qu’aux autres. On a sauvé nos vies, nos enfants, nos chèvres mais on a encore besoin d’aide financière », explique Mickaël Fissot.

La solidarité se met vite en place

Tout de suite, la solidarité de ce territoire rural s’active. Le couple vend en direct leurs fromages… Alors toutes leurs connaissances sont venues pour leur apporter dans un premier temps des vêtements, les soutenir moralement. Si les assurances devraient fonctionner (même si leur action se fait attendre, comme le confesse Mickaël Fissot : « Il faut qu’elles se bougent pour qu’on puisse remonter »), il manquera forcément des fonds pour divers frais occasionnés (déblaiement, désamiantage…). Le manque à gagner pour relancer l’activité sonne comme une épée de Damoclès. Car oui, les trentenaires ne comptent pas arrêter malgré ce coup dur !

Une fois encore, la solidarité a joué son rôle. Une collecte a été lancée sur internet*. Déjà plus de 10 000 euros au compteur. Sur le site de leur ferme, une quinzaine de bénévoles est venue construire une petite maison lors d’un chantier participatif.

Dans les villages aux alentours, on se bouge plus que l’assureur ! Un concert a eu lieu pour récolter des dons. Particuliers et associations organisent des vide-greniers, des repas au profit du couple sinistré, afin de les aider à redémarrer leur activité professionnelle. « On s’attendait à ce que les gens soient solidaires mais pas de cette ampleur »,avoue Mickaël.

Pour faire face aux futures dépenses, il faudra encore compter sur la générosité d’un maximum de personnes. Et peut être au delà des frontières de la Creuse et des voisins haut-viennois ?

 

En savoir plus : la collecte sur le site www.potencommun.fr (la chèvrerie du Ménérol, ou par le lien direct : https://www.lepotcommun.fr/pot/ywf3qykq) se termine à la fin du mois de septembre. Au-delà, il sera possible d’adresser vos dons à Mickaël Fissot et Marion Fournière, Le Ménérol 23430 Saint-Martin Sainte-Catherine. http://www.chevrerie-du-menerol.fr (site de la chèvrerie) ; https://www.facebook.com/Chèvrerie-du-Ménérol-127817793950598 (page Facebook de la chèvrerie).

Ci-dessous, Mickaël Fissot, et le sinistre…

Ci-dessous, un bouc qui a réussi à échapper aux flammes…

Ci-dessous, aujourd’hui encore, la violence de l’incendie est visible.

Ci-dessous : appels aux dons, organisations de manifestations solidaires… Les habitants proches se mobilisent pour la chèvrerie (lire l’affiche). 

Ci-dessous, premier résultat de la solidarité, une petite maison prend forme et redonne vie au lieu sinistré.

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