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La restauration hors domicile et les industries agroalimentaires boudent le lait made in France

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La restauration hors domicile et les industries agroalimentaires représentent 55 % de la consommation nationale, mais ils n’absorbent que 16 % de la production française de lait.

La France laitière sans quotas est une France déficitaire en matières grasses laitières et excédentaire en protéines. Les Français consomment 20,9 milliards de litres de lait mais en matières grasses, l’équivalent de 23,2 milliards de litres lait et en matières protéiques, l’équivalent de 18 milliards de litres de lait. Aussi, notre pays est un importateur net de matières grasses et dans le même temps, un exportateur net de protéines. Autrement dit, les Français consomment beaucoup de fromages et, de plus en plus adeptes du « fait maison », ils ont redécouvert le gout du beurre en cuisinant leurs plats.

Ces résultats sont extraits d’une étude intitulée « Où va le lait français ? Une diversité des débouchés et des valorisations ». Elle a été présentée le 2 avril dernier lors de la conférence Grand Lait organisée par l’Institut de l’élevage (Idele).

Ainsi, 91% des produits laitiers achetés par les ménages sont fabriqués à base de lait français. Cette proportion atteint 99 % pour les yaourts et les desserts lactés mais elle est de 86 % pour les fromages. Une partie des fromages consommés est importée car ce sont des spécialités étrangères. La France n’est pas le seul pays producteur de fromages !

Mais l’excédent commercial de produits laitiers a régressé de plus de 940 millions d’euros entre 2014-2018 : les exportations ont baissé de 340 millions d’euros et les importations ont augmenté de 580 millions d’euros.

Le déficit en matières grasses explique une partie de ces chiffres. La période des quotas n’a pas permis à la filière laitière de répondre à l’évolution du marché intérieur alors que la France en a largement les moyens en termes !

Ces chiffres révèlent aussi une perte de compétitivité globale de la filière laitière française pour les produits de base. Ne serait-elle pas du reste affectée par le même syndrome que la filière avicole ? Pour rappel, près d’un poulet sur deux consommés en France est en effet importé. Les ménages optent pour des volailles élevées en France tandis que les restaurants et l’industrie de la transformation importent massivement de la viande étrangère.  

Pour le lait, une tendance similaire semble se dessiner. Alors que les ménages consomment des produits laitiers français, les industries agroalimentaires et la restauration hors domicile s’approvisionnent chaque année un peu plus chez nos voisins européens.

La restauration hors domicile et les industries agroalimentaires représentent 55 % de la consommation nationale mais ils n’absorbent que 25 % de la production française de lait.

Selon l’Idele, 100 % de la crème, 60 % du beurre et 58 % du fromage achetés par les industries agroalimentaires proviennent de l’étranger. Et toujours selon l’institut, 27 % des produits laitiers achetés par la restauration hors domicile sont fabriqués à partir de lait qui n’est pas produit en France.

Mais la perte de compétitivité de la filière laitière n’est pas due aux éleveurs mais à l’industrie de la transformation semble t-il. Les produits importés d’Allemagne ou des Pays-Bas par exemple, sont meilleurs marchés alors que le lait est mieux payé aux éleveurs allemands ou néerlandais. La Fnpl avait déjà souligné cette dichotomie mais elle a été sans effet semble t-il.


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Auteur : Hénin Frédéric
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