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J’ai amélioré mes résultats avec les biostimulants

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Depuis 2017, Damien Vinot, agriculteur en Meurthe-et-Moselle cherche avec succès à déplafonner ses résultats en redynamisant ses sols superficiels du pays Haut-Lorrain.
Améliorer les rendements et la qualité, tout en réduisant les charges opérationnelles. Damien Vinot, agriculteur en grandes cultures en zone vulnérable sur 200 ha dans le pays Haut-Lorrain a réussi à résoudre cette équation impossible en utilisant des outils pour redynamiser le pouvoir naturel de ses sols. « J’ai démarré cette démarche en 2017, retrace
 l’exploitant. Etant en zone vulnérable, et donc limité pour les apports en azote minéral, je cherchais des alternatives pour déplafonner ce facteur limitant. C’est comme cela que j’ai commencé à m’intéresser aux biostimulants et que j’ai découvert sur Internet les solutions de la société Gaïago. J’ai d’abord utilisé un produit comme enrobage de semences, puis des activateurs de sols et des stimulants foliaires. Au début j’étais méfiant vis-à-vis de l’efficacité et du mode d’action. Finalement c’est le rendement et la qualité qui ont parlé. Aujourd’hui j’ai généralisé l’utilisation de ces solutions. J’estime que depuis lors, j’ai réduit de 24 % mes charges opérationnelles, principalement en produits phytosanitaires mais également en carburant. En tout je consomme 50 l de fuel par hectare et par an. En parallèle, j’ai accru mes rendements en blé en moyenne d’un peu plus de 10 q/ha à 80 q/ha avec un point de protéine supplémentaire et un poids spécifique supérieur à 80 kg/hl ».
Damien laisse souvent une bande témoin pour comparer l’effet du biostimulant comme ici avec la parcelle d’orge d’hiver stimulée (à gauche) et la parcelle non stimulée (à droite).

Une plus grande vigueur

Ces résultats, Damien les explique par une plus grande vigueur et une plus grande résistance aux maladies : « J’ai moins de pertes à la levée, un meilleur tallage, pas de pucerons.... Les plantes sont mieux alimentées. Elles sont donc moins malades et moins sensibles aux stress. Ma problématique de vulpins est aujourd’hui mieux gérée. Le vulpin est compétitif sur terrain hydromorphe. Le fait d’avoir rétabli de la porosité, les populations ont disparu d’elles-mêmes, idem pour les chardons. Le résultat de la démarche c’est que peu à peu on met au service des cultures un sol évolué comme le serait celui d’une forêt ». Petit à petit, l’agriculteur a donc été incité à réduire ses programmes phytosanitaires qui reposent aujourd’hui essentiellement sur un désherbage de prélevée et un fongicide sur céréales repoussé au maximum au stade début d’épiaison. Même la herse étrille qu’il a achetée il y a deux ans est régulièrement laissée au hangar. Damien souhaite malgré tout pouvoir conserver les produits phytosanitaires qu’il considère comme une trousse de secours nécessaire.
« Aujourd’hui toutefois j’ai changé l’objet des mes attentions. Quand il y a un problème sur les cultures en surface, je pense d’abord à ce qui ne va pas dans le sol », constate-t-il. C’est aussi par souci du sol que l’agriculteur a adopté une rotation colza, blé, triticale, orge de printemps et orge d’hiver qui produit beaucoup de paille. Celles-ci sont laissées sur place mises à part pour alimenter un petit atelier de vaches charolaises dont il recycle le fumier. Lors des moissons, il laisse les pailles pour protéger les sols des excès. « Quand un sol nu chauffe en été à 60 °C pendant plusieurs jours en surface, la vie du sol est forcément brûlée. On est loin de ce qui se passe dans une forêt. C’est aussi pourquoi j’attends toujours un minimum d’humidité pour déchaumer. Cela m’a empêché cette année de semer du colza. Tant pis, ça ne m’empêche pas de dormir la nuit ».

Analyses de sol

Damien regarde également de près ses analyses de sol en mettant l’accent sur leur interprétation avec l’aide de Gaïago dont il fait aujourd’hui partie du réseau de fermes de référence. « Il ne suffit pas de regarder les teneurs en minéraux pour piloter la fertilisation, souligne-t-il. Il faut comprendre qu’il peut y avoir des blocages et pourquoi c’est bloqué. Avec des amendements ciblés au cas par cas comme pour moi le soufre élément, ou la magnésie, je sais que je peux agir en complément des biostimulants sur la physique, la
chimie, la biologie et l’hydrologie du sol. Le sol gagne alors en porosité avec plus de capacité à retenir l’eau et à la restituer aux plantes. Les éléments minéraux qui étaient soumis à des phénomènes de blocage sont débloqués, on favorise les solidarités du sol par les mycorhizes… Cela n’a rien de magique. C’est juste donner un coup de pouce pour que l’extraordinaire potentiel de na nature puisse s’exprimer ».

L’agriculteur met en oeuvre une rotation produisant beaucoup de pailles qu’il restitue au sol à l’aide d’un déchaumeur en attendant toujours une humidité suffisante

En améliorant la porosité du sol, les adventices comme les vulpins résistants ou les chardons, perdent leur avantage compétitif sur les cultures.
 
Texte: Alexis Dufumier

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