La Région Grand Est et VIVESCIA signent une charte pour la souveraineté alimentaire

Lors de la Foire de Châlons 2026, Franck Leroy, président de la Région Grand Est, et Christoph Büren, président du Groupe VIVESCIA, ont signé une charte d’engagement mutuel. Cet accord vise à renforcer leur coopération pour la souveraineté alimentaire, la décarbonation et la compétitivité des filières agricoles et agroalimentaires dans le Grand Est.

Christoph Büren, Président du Groupe VIVESCIA et Franck Leroy, Président de la Région Grand Est, lors de la signature de la convention le 29 août à Châlons ©DR

La Région Grand Est : un acteur clé de l’agriculture française

Le Grand Est, première région agricole de France, est une zone stratégique pour la souveraineté alimentaire et industrielle du pays. Face aux changements climatiques, économiques et géopolitiques, la Région Grand Est et VIVESCIA s’engagent à produire davantage et mieux sur leur territoire, à transformer localement les productions et à accompagner les transitions pour assurer la compétitivité de l’agriculture et des filières.

Le Groupe VIVESCIA, profondément enraciné dans le Grand Est, regroupe 9 000 agriculteurs-coopérateurs et 4 000 collaborateurs. Il intervient de la production agricole à la transformation dans les secteurs du malt, de la meunerie, de la maïserie et des biotechnologies végétales. VIVESCIA collecte près de 3,5 millions de tonnes de céréales et d’oléoprotéagineux, dont 25 % d’orges brassicoles en France, grâce à un réseau de 180 points de collecte. Avec des outils industriels sur le territoire, le groupe transforme le blé, l’orge et le maïs via ses entreprises Malteurop, Grands Moulins de Paris, Kalizéa et Néalia.

Déclarations des dirigeants

« Avec ce partenariat, nous faisons le choix collectif de miser sur la souveraineté alimentaire, la décarbonation et la compétitivité de nos filières agricoles. Notre ambition est de créer de la valeur, des emplois, et des solutions concrètes pour les agriculteurs et les industriels. Ce n’est pas un vœu pieux, c’est un engagement chiffré, avec des investissements concrets et une méthodologie agile pour passer de la parole aux actes. » — Franck Leroy, Président de la Région Grand Est.

« Dans un monde de compétition et face aux défis climatiques, innover, investir dans les filières en partant de la demande des clients et des consommateurs est essentiel. Le futur de notre groupe coopératif céréalier est intimement lié aux dynamiques régionales et à son développement, avec ses 9000 agriculteurs-coopérateurs, ses grandes filières, ses entreprises du malt, de la meunerie, de la maïserie, et des biotechnologies végétales, sa marque Francine. Ce partenariat illustre une même ambition : donner à nos territoires, à ses agriculteurs, et aux acteurs de l’industrie, les moyens de rester une grande région de transformation des céréales et oléoprotéagineux et de production agricole résolument tournée vers l’avenir ! » — Christoph Büren, Président du Groupe VIVESCIA.

Produire et transformer davantage dans le Grand Est

Le premier axe de cet engagement est de renforcer la capacité du Grand Est à produire et transformer localement. La Région prévoit de soutenir l’installation et la modernisation des exploitations ainsi que les investissements agro-industriels. Elle défendra également un budget agricole sanctuarisé et des moyens renouvelés pour les filières agro-industrielles lors des négociations de la future Politique agricole commune.

De son côté, VIVESCIA confirme sa confiance dans le Grand Est pour ses investissements futurs. Dans le cadre de son projet stratégique VIVESCIA 3.0 à horizon 2030, le Groupe prévoit d’investir 250 millions d’euros pour développer ses projets agricoles et renforcer ses outils industriels de transformation dans la région.

Décarboner sans perdre en compétitivité

L’accompagnement des agriculteurs et des entreprises dans la transition environnementale ne doit pas affaiblir leur capacité à produire, investir et créer de la valeur. VIVESCIA a adopté une stratégie climat pro-active depuis 2022, reposant sur l’atténuation des gaz à effet de serre et l’adaptation. Le programme d’agriculture régénérative TRANSITIONS en France et en Europe, avec 585 agriculteurs engagés, couvre 100 000 hectares et 600 000 tonnes de céréales, permettant d’éviter 10 000 tonnes d’émissions de GES en deux ans.

La décarbonation des activités de VIVESCIA concerne également ses processus industriels, notamment avec des projets sur sa malterie de Vitry-le-François et ses transports. Actuellement, 20 % de la flotte régionale de 160 camions roule au B100, réduisant de 60 % les émissions de GES par rapport au gazole. L’objectif est de porter cette part à 50 % d’ici 2030, tandis que la Région renforcera ses aides au verdissement des flottes et au développement des biocarburants.

Repenser toute la chaîne logistique

La compétitivité agricole dépend aussi de la capacité à transporter les productions. La Région Grand Est prévoit d’investir 1 milliard d’euros d’ici 2035 pour moderniser les infrastructures de transport régionales. Ces investissements seront financés par une écocontribution poids lourds réinvestie dans les infrastructures. Des mesures d’accompagnement pour les filières agricoles sont à l’étude lorsqu’aucune alternative au transport routier n’est possible.

VIVESCIA et la Région élaboreront une stratégie logistique à long terme, incluant fret ferroviaire, hubs et plateformes multimodales, ainsi que le verdissement des flottes agricoles.