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Choisir son combiné de semis sans se tromper

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Le souhait de polyvalence du semis sur labour jusqu’aux techniques culturales les plus simplifiées a confirmé le succès de combinés de semis animés par prise de force bien avant d’avoir vécu l’automne 2019. L’efficacité d’émiettement et la capacité à travailler dans des résidus importants a vite été rattrapé par les semoirs équipés de rangées de disques indépendants. L’allongement de ces outils et le poids des châssis a fait évoluer le marché des semoirs à céréales parfois dits ‘rapides’ vers des châssis semi-portés. Faisons le point sur les principaux critères de choix de ces combinés de semis en ligne dont le marché est tout aussi varié qu’embrouillant.

Les semoirs en lignes peuvent être classés en trois grandes catégories. Les semoirs en solo sont réservés à une utilisation sur un lit de semence préparé souvent labouré préalablement pour s’affranchir aussi de la présence de résidus en surface. Les semoirs de semis direct se distinguent par leurs éléments semeurs garantissant une implantation sur un sol non travaillé. Les combinés de semis, pour lesquels nous consacrons cette rubrique sont systématiquement attelés avec un outil de travail du sol animé ou non pour des interventions plus variées. En effet, leurs réglages d’agressivité ou leur niveau d’équipements les rendent souvent polyvalent au point de réaliser un semis derrière labour ou sur un sol non préparé mécaniquement. Dans cette dernière catégorie, nous rencontrons cependant une grande variété d’outil de préparation de lit de semence. C’est pourquoi il est nécessaire de bien distinguer leur mode de fonctionnement, leurs limites d’usages ainsi que leur adaptabilité à vos contextes d’utilisations. Même si le terme combiné de semis est majoritairement rattaché à l’utilisation d’une herse rotative, il existe d’autres configurations pas moins intéressantes. Qu’il s’agisse d’un= cultivateur rotatif ou d’un déchaumeur à disques indépendant, les modes de distribution de graines ou de mise en terre peuvent être communs. Certains constructeurs
 proposent même la possibilité d’inter changer l’outil travaillant en combinaison avec un semoir identique. Les trémies frontales offrent d’ailleurs d’autres possibilités et il n’est pas rare de les retrouver converties en fertilisation sur du semis
monograine. Les semoirs en lignes permettent de semer tout type de graines puisqu’ils fonctionnent par dosage volumétrique. Cela ne limite pas leur précision dans le respect d’une densité de semis, mais ne garantit pas une répartition spatiale optimale. C’est pourquoi nous retrouvons ces semoirs à céréales essentiellement pour des cultures qui ont la capacité de compenser l’irrégularité de placement par tallage ou ramification.
Le développement de semoir en ligne sur des outils de déchaumage est une forme de combiné de semis. C’est l’absence d’organe de mise en terre qui distinguent ces épandeurs des semoirs en lignes conventionnels
 

 

Classification

Les combinés sur vibroculteur

L’utilisation d’un vibroculteur muni de deux ou trois rangées de dents est plus rare mais toujours proposé par certains constructeurs. Même si l’on préfère dissocier cette opération culturale de préparation de lit de semence, c’est un moyen peu couteux de réaliser un émiettement tout en limitant la consommation à la traction. En plus du prix d’achat, ces combinés offrent des coûts de pièces d’usure et d’entretien record. Leur faible agressivité les réserve souvent à des utilisations en sols légers ou sableux. En conditions humide, les rangées de dents vibrantes assurent pourtant un travail de triage granulométrique et un
nivellement de qualité. Sur des itinéraires sans labour, il s’agit cependant de la combinaison la plus sensible aux bourrages de résidus végétaux. Bien que souvent utilisés sur le re-levage avant, les vibroculteurs combinés au semis sont une astuce supplémentaire pour réduire la puis-sance nécessaire au semis, en réduisant la résistance à la traction et la contrainte sur le relevage. 
Il est de plus en plus rare de rencontrer un vibroculteur combiné à un semoir. Ces outils sont plus fréquemment utilisés à l’avant des tracteurs en reprise de labour par exemple.
 

Les combinés sur herse rotative

Cette forme d’intégration est certainement la plus populaire car elle cumule une grande polyvalence et une efficacité d’émiettement. Le faible porte à faux des herses rotatives et leur facilité de mise en oeuvre ont largement contribué à l’association d’un semoir en ligne. Chaque rotor est muni de dents relativement souples latéralement en cas d’obstacles résistants dans le sol. Le principal critère de choix concerne leur angle d’attaque. Les dents les plus fuyantes limitent la puissance nécessaire à l’entraînement mais sont également les moins agressives niveau émiettement. Des pointes attaquantes sur un rotor réalisent un travail qui s’apparente à un vissage dans le sol, accentuant le mélange des horizons et donc l’absorption de pierres ou de résidus végétaux en surface. Les systèmes de fixation sans outil assure plus de facilité de changement des pièces même si l’ajout de renforcement en carbure s’est généralisé pour les terrains les points pierreux ou les plus sableux. A l’achat il convient de s’assurer que la transmission est équipée de plusieurs rapports. En modifiants le régime des rotors, il est alors possible de modifier l’agressivité d’émiettement sans altérer la vitesse d’avancement préjudiciable à la qualité de mise en terre du semoir ou au débit de chantier.

Les combinés sur cultivateur rotatif

Utilisés seul, le cultivateur rotatif peut être un bon outil de pseudo labour ou de déchaumage.
 
Choisir entre une herse rotative ou un cultivateur rotatif revient à un compromis d’ubiquité. Moins polyvalent que la herse au semis, un cultivateur peut être utilisé seul dans davantage de conditions que sa concurrente à axes verticaux. Leur qualité de travail à faible profondeur n’est plus à démontrer, que la surface du sol soit couverte par des débris ou des éléments grossiers. La cinématique d’entrainement d’un seul rotor rend la transmission plus conséquente et peut aussi compliquer les solutions de repliages pour du semis en grande largeur. Le rotor des cultivateurs rotatifs tournent dans le sens d’avancement du tracteur et peuvent être munis de lames dont la forme et la densité varie selon les constructeurs. Les lames coudées sont privilégiées pour l’incorporation de gros volumes de résidus ou pour émietter un lit de semence chargé par un fort réseau racinaire. Ces pièces tranchent le sol à fréquence variable selon le ratio entre vitesse d’avancement et régime de rotation du rotor. Les lames ou dents peuvent être droites ou légèrement vrillées. Davantage rencontrées pour la reprise de labour, ces rotors sont plus polyvalents et réduisent le risque de formation de semelle de compaction. Les cultivateurs rotatifs sont équipés d’un tablier d’émiettement qui permet de modifier l’intensité de travail en fonction de sa position plus ou moins relevée.
 

Les combinés sur disques indépendants

L’ajout d’un angle d’entrure aux outils de travail du sol à disques a permis d’accentuer l’agressivité de ces outils pour de la reprise de labour ou du travail superficiel directement sur chaumes. Ces déchaumeurs à disques indépendant ont offert une voie intéressante au moment où le débit de chantier était de plus en plus recherché pour les semis de céréales. En excluant les semoirs qui distribuent la semence dans le flux de terre, il faut par alors conserver une vitesse raisonnable afin que les éléments de mise en terre puissent conserver leur qualité de terrage et recouvrement. Les critères d’investissement dans ces semoirs combinés demeurent au niveau du diamètre des disques, de leurs angles d’attaque et d’entrure et l’espacement entre chacun d’eux. Une plage de profondeur de travail plus importante engendre un outil dont les disques et leur espacement est plus généreux. Le gabarit de ces déchaumeurs combinés impose que les châssis portés sont essentiellement réservés aux outils de trois mètres de largeur. L’utilisation d’un châssis semi-porté fait gonfler le prix d’achat mais ouvre cependant plus de possibilité en capacité de trémie de semence ou de fertilisation localisée. Contrairement aux combinés de semis animés par prise de force, l’effort de traction est exclusivement proportionnel à la profondeur de préparation du lit de semence. Plus que la puissance, pour les outils semi-portés, c’est le poids adhérent du tracteur qui peut s’avérer être limitant pour atteindre une vitesse de travail supérieure à huit kilomètre à l’heure.
En cumulant grande largeur permise par un repliage plus aisé (outil non animé) et une vitesse d’avancement élevé, ces outils plus imposants offrent des débits de chantiers record.

Fiches techniques – Sous ensembles

Bien que certains constructeurs proposent des semoirs portés de huit mètres de largeur, c’est bien souvent l’entraînement de l’outil de travail du sol ou le type de distribution de graine qui limite la capacité au repliage. Attention toutefois à ce qu’une économie d’investissement de châssis ne soit pas contrebalancée par un surcoût sur le poste traction.
> Châssis portés : ce sont les combinés de semis les plus accessibles. Plus simple de conception, ils ne nécessitent pas d’homologation pour les déplacements routiers. C’est essentiellement la largeur de l’outil et son mode de repliage qui impactera le prix l’outil porté. Avec l’accroissement du poids et du porte à faux des outils, il n’est pas rare d’y atteler plus de 50 chevaux par mètre de largeur de travail. Le cas particulier des semoirs à distribution unitaire contraint à conserver une trémie presqu’aussi large que le semoir. C’est pour ces raison que l’on retrouve ces combinés ‘mécanique’ que sur des largeurs inférieures ou égales à quatre mètres. Au-delà, même la solution de transport en longueur sur chariot est impossible en raison de la présence d’un outil de travail du sol en combinaison. Appréhendez donc le rapport d’économie entre surcoût de traction et réduction d’investissement de châssis.
> Châssis semi-portés : Comme cité précédemment, les combinés de semis semi-portés permettent de limiter la puissance nécessaire. Attention toutefois à ce que le poids du tracteur soit suffisant pour garantir une adhérence suffisante. Le coût du châssis est bien
souvent le frein à l’investissement même pour des grandes largeurs. Veillez à bien anticiper la manoeuvrabilité de l’outil en fonction de votre circulation dans les parcelles et le positionnement des roues de transport sur le châssis. L’attelage est possible sur piton, chape mobile ou les bras de relevages du tracteur. Un point d’attelage mobile permettra de régler l’inclinaison de l’outil et de choisir également l’effet sur le report de charge du tracteur. Même s’il existe des semoirs de trois mètres semi-portés à distributions unitaires, l’utilisation d’une distribution centralisée offre davantage de combinaison et d’autonomie en semence pure, mélange d’espèces ou fertilisation.
L’utilisation d’une trémie frontale avec train roulant permet d’améliorer l’équilibre du tracteur lorsque l’outil arrière est en terre. Son relevage en bout de champs fourni malgré tout le couple anticabreur recherché lors des phases de manoeuvre.
 
> Trémies frontales : Le fait de dissocier le stockage de semence du combiné de semis ouvre d’autres possibilités de largeurs et de configurations de châssis tout en limitant la puissance nécessaire. Même en intégrant le surcoût et le temps supplémentaire à l’attelage, il faut considérer cette configuration pour optimiser le rapport charge-largeur du combiné à l’arrière du tracteur. Dès que l’investissement en possible, il faut privilégier l’utilisation d’un essieu porteur sous la trémie frontale. L’outil porté favorisera l’adhérence
du tracteur tout en garantissant sont équilibre lors des phases de manoeuvres ou de transport. La perte de visibilité sur route et le surcoût de l’outil peuvent limiter le choix de cette configuration. Le choix de l’outil de travail du sol pour un combiné de semis est le plus impactant pour vos conditions pédoclimatiques. Pourtant, l’adaptation d’accessoires
permet à de nombreux modèles de s’adapter à des sols très différents. Il est donc important de comprendre les critères de choix principaux afin d’éviter qu’un équipement ne correspondent pas aux objectifs visés.
> Rouleaux : Ces organes peuvent contrôler aussi bien la profondeur de travail de l’outil combiné que la profondeur de semis pour certains outils semi-portés. Leur choix s’effectue en fonction de deux objectifs principaux que sont le plombage et l’émiettement. Avec des poids de plus de 150 kg/m, les rouleaux les plus lourds en acier garantissent un rappuyage efficace pour favoriser la remontée capillaire ou écraser les plus grosses mottes. Les rouleaux plus légers, de conception évidée, possèdent souvent des profils plus agressifs pour accentuer l’émiettement par foisonnement ou friction. Ces rouleaux barres sont toutefois plus sensibles aux bourrages lorsque la consistance du sol est semi-plastique. On privilégiera donc davantage des rouleaux de grand diamètre munis de racleurs pour les sols lourds. Attention à ce que le poids ne devienne pas dans ce cas un facteur de compaction préjudiciable au développement de la culture. Les rouleaux à pneumatiques visent à raffermir la surface du sol tout en limitant le collage de terre humide. C’est la déformation du pneu qui favorise son nettoyage. Cet équipement plus polyvalent est par contre plus contraignant en entretien et maintenance. Enfin, les rouleaux sillonneurs accentuent le rappuyage sur la moitié de la surface, sans altérer la surface grumeleuse visant à limiter érosion et battance. Dans le cas d’un combiné de semis, veiller à ce que le rythme des ondulations du rouleau corresponde à l’inter-rang du semoir.
> Distribution : Le mode de dosage des graines est systématiquement volumétrique pour les semoirs en ligne. Dans le cas contraire, on entre alors dans la catégorie des semoirs monograines. L’abus de langage qui vise à distinguer les semoirs ‘mécaniques’ des ‘pneumatiques’ est donc injustifié. Tous les semoirs en ligne sont équipés de distributions mécaniques. C’est uniquement le transport de graine qui est réalisé par un flux d’air sous pression. On doit plutôt distinguer les technologies de dosages en fonction du nombre  de rangs alimentés. Les semoirs dits mécaniques possèdent un seul dosage par rang, il s’agit donc d’une distribution unitaire. Les combinés de semis pneumatiques reconnaissables par leur trémie conique ou pyramidale sont alors équipé d’un doseur pour plusieurs rangs, on parle alors de distribution centralisée. Même si les semoirs à distributions unitaires respectent une répartition entre rangs plus régulière, le marché des combinés de semis s’oriente vers des modèles à distribution centralisée. Le premier critère de choix est
évident lorsque l’on dépasse quatre mètres de largeur, où le transport de semence pneumatique est presque imposé. Le fait d’utiliser un seul doseur sur l’appareil facilite également la mise en oeuvre de l’étalonnage et de la vidange. Les semoirs à distribution unitaires contraignent également l’utilisateur à répartir la semence en trémie uniformément sur toute la largeur. Enfin, les semoirs à transport pneumatiques imposent d’avoir un régime d’utilisation et une consommation souvent plus importants pour animer la turbine via un distributeur auxiliaire ou la prise de force du tracteur.
> Organe de mise en terre : les éléments d’enterrage ouvre les sillons pour y déposer la graine à une profondeur régulière en limitant l’impact négatif de présence de résidus, pierres ou mottes. Avant de définir le type de rayonneur, il faut s’assurer des moyens de contrôle de pression d’appui et de profondeur. Même si le semoir est muni d’un réglage de pression d’éléments semeur centralisé, il faut s’assurer de la possibilité de réglage à l’unité. Le respect de profondeur de semis sera toujours amélioré par la présence de roues de jauges, à l’aplomb ou derrière le rayonneur. Les socs, sont les organes d’enterrage les moins dispendieux, à l’achat et en maintenance. Les organes à disques peuvent être conçus par une seule pièce concave dans laquelle la semence est déposée par un diffuseur. Le réglage d’écartement de ces deux pièces assure une dépose à profondeur régulière et un nettoyage du disque pour éviter les bourrages. Les organes à double disques sont les éléments les plus lourds et privilégiés dans le cas d’itinéraires sans labours. Ces disques foisonnent davantage de terre et sont les moins sensibles aux bourrages. Même si ces derniers conviennent aux conditions les plus variées, les socs sont parfois privilégiés en cas de structure motteuse ou de densité de cailloux importants.
> Plombage et recouvrement : Dans le cas de semis en conditions sèches, l’ajout d’une roue de plombage assure une remontée capillaire localisée au niveau de la graine. Cet équipement trouve ces limites lorsque le semis est réalisé en conditions semi-plastiques ou plastiques. En plus de favoriser le collage de terre, il faut également être vigilant sur la répartition du poids sur cet élément de rappui. En effet, toute pression supplémentaire au plombage est à déduire de la capacité de pénétration de l’élément semeur lui-même. Si le semoir en est équipé, les roues de jauges de chaque élément semeurs peuvent également servir de fermeture de sillon lorsque la terre est suffisamment friable. Sur la plupart des combinés de semis, le recouvrement est assuré par une rangée de peigne qui recouvre les sillons par un déplacement de terre travaillée. Leur réglage en inclinaison ou pression doit garantir un travail nivelé même en présence de résidus en surface.
> DPAE (débit proportionnel à l’avancement électronique) : Avec la généralisation des semoirs à entraînement électrique, on oublierait presque que tous les combinés de semis possèdent un DPA, débit proportionnel à l’avancement. Depuis les semoirs à traction animale le respect du dosage par hectare est donc strictement relié à la vitesse de progression du semoir. Les roues porteuses du semoir ou une roue dédiée entraîne directement la transmission du ou des doseurs. Quel est donc l’intérêt d’investir dans un entraînement électrique plus onéreux et dont on peut douter de la durabilité ? L’information de vitesse est donc prise directement par un radar ou une antenne GPS présente sur l’attelage. Le raccordement du semoir au signal de vitesse théorique du tracteur ne permet alors pas de respecter le dosage cible lorsqu’il patine. Une fois de plus, le choix d’un entraînement par DPAE est un critère d’ergonomie de réglage. Ainsi, les modifications de dosage entre chantier ou intra-parcellaire sont réalisée en quelques secondes sans repasser par un étalonnage chronophage. La modulation ou l’adaptation de dosage lorsque le jalonnage désactive des rangs est alors beaucoup plus rapide et précise. La procédure de pesée pour régler le débit est aussi plus simple puisqu’il est possible d’automatiser cette étape.
> Jalonnage : les combinés de semis peuvent réaliser un jalonnage pour marquer les futurs passages dans les parcelles semées. Ainsi, les premiers désherbages ou épandages d’engrais s’effectuent en suivant les passages de roues matérialisés au semis. La première possibilité est de boucher des rangs en corrélation à la voie du tracteur et à la largeur des outils de traitement et fertilisation. Cependant, le marquage ne sera efficace que lorsque la culture sera développée. Ainsi les désherbages réalisé en prélevés ne bénéficient pas de cette astuce technologique. Pour corriger cela, les constructeurs peuvent ajouter des disques qui s’abaissent à l’arrière du combiné pour créer deux sillons à l’emplacement des rangs initialement obturés. Ainsi, il est possible de suivre les passages de traitement dès la fin du chantier de semis. A l’investissement, veillez donc prioritairement à définir la cadence de jalonnage pour qu’elle corresponde à votre voie de tracteur, votre largeur de travail et la largeur du combiné à renouveler.
> Trémie additionnelle : la généralisation de la fertilisation localisée, des plantes compagnes ou de mélanges d’espèces a contraint les constructeurs de combinés de semis en ligne à multiplier les trémies, les distributions et parfois les lignes de transport de graines. Les critères de choix se font tout d’abord sur les volumes de trémies ainsi que sur le positionnement des tubes de descentes. En effet, certains semoirs centralisent tous les intrants distribués en un même point dans le sillon lorsque d’autres dissocient les profondeurs de semis ou les alternances d’inter-rangs.
Les technologies de distribution centralisée et de tête de répartition sont des points clés lors de l’utilisation de jalonnage, modulation ou coupure de section automatisée.
 
Les semoirs à distributions unitaires sont les plus précis en répartition transversale. C’est l’élément semeur qui définit la qualité de mise en terre.
 
Auteur: Julien Herault

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