Vous avez une question ?Ou vous êtes expert dans votre domaine.
Rejoignez une communauté activedans le domaine de l’agriculture !
4140 MembresCréer un compte
Forum :Les experts c'est vous !
Forum : Environnement
  • Thumb_ediquette_armand

    Disparition des oiseaux, la vérité cachée

    Ce sujet a été créé il y a 2 mois par Paquereau Armand

    1

    Depuis quelques temps, tous les médias relayent à longueur de semaines les alertes lancées par les associations écologistes basées sur les observations du Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et du Centre national de la recherche scientifique (CNRS) qui annoncent : « Les oiseaux des campagnes françaises disparaissent à une vitesse vertigineuse. En moyenne, leurs populations se sont réduites d’un tiers en quinze ans. ».

    Il faut remarquer au passage que l’accent est mis dès le départ sur les campagnes ! Alors qu’en 2016, des centaines d'oiseaux sont morts dans un zoo de Zurich, sans qu’il n’en soit fait la moindre mention.

    Ces deux organismes corrèlent ce phénomène à « une période qui correspond, entre autres, à la fin des jachères imposées par la Politique agricole commune [européenne], à la flambée des cours du blé, à la reprise du sur-amendement au nitrate permettant d’avoir du blé surprotéiné et à la généralisation des néonicotinoïdes ».

    Si l’on peut comprendre que les « pesticides » qui luttent contre la pullulation des insectes ont un effet direct sur l’alimentation des oiseaux insectivores, on a peine à admettre l’effet de la flambée des cours du blé ou des nitrates sur la raréfaction des oiseaux !

    L’écologue Vincent Bretagnolle, du CNRS de Chizé, met en cause implicitement le milieu agricole : « Les résultats de ces deux réseaux coïncident largement et notent une chute marquée des espèces spécialistes des plaines agricoles, comme l’alouette », mais corrige : « Ce qui est très inquiétant est que, sur notre zone d’étude, des espèces non spécialistes des écosystèmes agricoles, comme le pinson, la tourterelle, le merle ou le pigeon ramier, déclinent également. »
    Cette dernière observation prend toute son importance quand on apprend, relayée par très peu de médias, que la disparition fulgurante de certaines variétés d’oiseaux est générée par la contamination du virus Usutu.
    Le premier merle mort de ce virus a été découvert à Vienne en Autriche en 2001. Depuis 2006, on constate de nombreuses disparitions d’oiseaux morts de cette épizootie. Le virus Usutu est une véritable hécatombe qui décime de nombreuses espèces mais il a pourtant été peu relayées par les médias qui ont préféré continuer à incriminer le modèle agricole. Pour preuve, entre autres, les journaux Le monde et Sud-Ouest mettent en cause les seules pratiques agricoles. Pourquoi ne font-ils pas allusion au virus Usutu dont les conséquences sont connues depuis plus de 10 ans ?

    La propagation de ce virus se fait par l’intermédiaire des moustiques ornithophiles (4) (qui peuvent aussi piquer les humains). Au vu de cette information, et quand l’on sait que les moustiques ont besoin d’eaux stagnantes pour l’éclosion de leurs œufs, nous sommes en droit de nous s’inquiéter sur la volonté des écologistes qui luttent pour préserver et multiplier les zones humides.

    Alors que nombre de nos ancêtres ont lutté pendant des décennies pour assainir les marais et tenter d’éradiquer les moustiques vecteurs d’épidémies, les écologistes contemporains veulent nous imposer des éclosoirs à moustiques.

    Ainsi, sous prétexte d’écologie, ils nous préparent une pandémie mortifère de maladies véhiculées par les moustiques, comme la Dengue, le Chikungunya, Zika, Ebola, entre autres.

    Mais pendant ce temps, les principaux médias continuent à ressasser la même antienne accusant les agriculteurs et leurs modes de production d’être responsables de tous les maux de notre époque.

    Il est vital de dénoncer cette information à sens unique, qui stigmatise une partie de la population devenue numériquement minoritaire, mais toujours plus indispensable à la survie de l’humanité.

    Armand Paquereau
    23 09 2018

  • 1Réponses
  • hamoir michel

    | posté il y a 1 mois le 06/11/2018

    Les oiseaux des champs régressent ?
    Prenons garde aux mises en cause trop simplistes
    Il existe deux catégories d’interdictions et de sanctions :
    - Une interdiction de base
    figurant à l’ article L424-10 du code l’environnement, dont les infractions sont sanctionnées par le 7° de l’article R428-11 :

    " Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5e classe le fait de : .... 7° Détruire, enlever ou endommager intentionnellement les nids et les oeufs des oiseaux dont la chasse est autorisée, ramasser leurs oeufs dans la nature et les détenir sous réserve des dispositions de l’alinéa 2 de l’article L. 424-10, ainsi que détruire, enlever, vendre, acheter et transporter les portées ou petits de tous mammifères dont la chasse est autorisée, sous réserve des dispositions relatives aux animaux nuisibles ;..."

    (Lien vers l’intégralité de l’article R428-11 du code de l’environnement. ).

    - Une interdiction et des sanctions renforcées pour les espèces protégées
    ( Listées par arrêté ministériel ou visées dans les arrêtés d’APPB) :

    L’interdiction figure à l’article L411-1 du code de l’environnement :

    " I. - Lorsqu’un intérêt scientifique particulier ou que les nécessités de la préservation du patrimoine naturel justifient la conservation de sites d’intérêt géologique, d’habitats naturels, d’espèces animales non domestiques ou végétales non cultivées et de leurs habitats, sont interdits :

    1° La destruction ou l’enlèvement des oeufs ou des nids, la mutilation, la destruction, la capture ou l’enlèvement, la perturbation intentionnelle, la naturalisation d’animaux de ces espèces ou, qu’ils soient vivants ou morts, leur transport, leur colportage, leur utilisation, leur détention, leur mise en vente, leur vente ou leur achat ; 2° ......"

    Les infractions constituent des délits sanctionné par le L415-3 du code de l’environnement :

    "Est puni d’un an d’emprisonnement et de 15 000 € d’amende :

    1° Le fait, en violation des interdictions ou des prescriptions prévues par les dispositions de l’article L. 411-1 et par les règlements ou les décisions individuelles pris en application de l’article L. 411-2 : ..............

    L’amende est doublée lorsque les infractions visées aux 1° et 2° sont commises dans le coeur d’un parc national ou dans une réserve naturelle".

    (Lien vers l’intégralité de l’article L415-3 du code de l’environnement. ).

    Les chasseurs ont pris le règlement à la lettre et de ce fait n’on plus réguler les corbeaux comme autre fois dans les nids.

    N’ayant pas eu connaissance de ces articles, tout au long de l’année les corbeaux ,pies et même les étourneaux font le tour des buissons et attrapent œufs et petit gibier .A certains endroits les populations posent problème à l’agriculture

    Cette réflexion n’engage que moi mais pour notre secteur nous régulons les corbeaux à la sortie des nids Il n'a jamais été interdit de tirer dans le corbeau qui va se poser dans le nid Si besoin je pourrai vous commenter.

    Bien cordialement

    Michel Hamoir

Pour répondre à ce sujet, connectez-vous ou inscrivez-vous sur Wikiagri.

Rejoignez la communauté des agri-décideurs

  • 5 numéro papiers par an
  • Des réductions de nos partenaires
  • Des réductions aux rencontres Wikiagri
  • Du contenu exclusif
5,94€ / mois11,88€ / mois
S'abonner à Wikiagri pro