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Les Culturales : Une 15e édition sous le signe des innovations

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Les différentes innovations sont présentées sur des vitrines végétales et des essais grandeur nature.

Les 15, 16 et 17 juin, sur le site Terralab  dans  la  Marne,  les  Culturales marquent le retour des salons agricoles après une année à l’arrêt. Enregistrés, masqués mais « dans la vraie vie », les visiteurs de cette 15édition vont y découvrir innovations et solutions pratiques pour améliorer les performances de leur exploitation.Vous ne pouvez pas y aller ? Wikiagri vous fait visiter les pôles techniques.

Portées par Arvalis et 27 partenaires, les Culturales regroupent, sur 20 hectares, des ateliers techniques, des vitrines végétales, les stands de 300  exposants  spécialistes des  filières  du  végétal. « Notre but, en tant qu’Institut de recherche du végétal, est  de  donner  les  moyens  aux  agriculteurs de progresser vers des systèmes toujours plus innovants et multi-performants, souligne Anne- Claire Vial, présidente d’Arvalis. Aux Culturales, il s’agit de leur rendre service en donnant à voir des solutions opérationnelles et validées, en direct sur le terrain avec nos experts. Ces informations doivent les aider à innover dans leur exploitation avec les acteurs des filières de chaque territoire». Organisé en pôles techniques, les Culturales apportent des réponses concrètes pour faire progresser son exploitation et allier performance économique et environnementale, réponse aux marchés, sécurité alimentaire et adaptation au changement climatique.

  • Pôle « Je produis pour la méthanisation

La Loi de transition énergétique pour la croissance verte prévoit d’atteindre 32% d’énergies renouvelables sur l’ensemble des usages énergétiques d’ici 2032, soit presque le double de la situation actuelle. Pour y arriver, la méthanisation agricole se développe de plus en plus, dans les exploitations d’élevage, de polyculture comme en grandes cultures. Pour autant, se lancer dans ce nouveau métier ne s’improvise pas. Se lancer dans la  méthanisation agricole implique de nombreux changements techniques, agronomiques et économiques. Sur ce pôle, les porteurs de projet pourront aborder tous les aspects avec des spécialistes.

Morceaux choisis:

Cultiver des Cive : à l’échelle de la parcelle, les cultures intermédiaires à  vocation  énergétique (CIVE)  constitue  un des substrats potentiels pour la méthanisation. Plusieurs CIVE seront présentées sur les vitrines végétales ainsi qu’une « calculette » permettant d’évaluer le potentiel de production sur son exploitation.

Bien valoriser le digestat : la fermentation des matières organique fournit du biogaz mais aussi des digestats. Digestats bruns, solides ou liquides, quelles sont leurs compositions et leurs pouvoirs fertilisants ou amen- dants ? Quel matériel utiliser pour les épandre le plus efficacement possible en évitant la volatilisation ?

Devenir producteur d’énergie : se lancer dans la méthanisation ne s’improvise pas, les notions de fonctionnement et de pilotage d’un méthaniseur, de réglementation et de démarches pour monter un projet sont capitales. Pour construire son projet, il faut échanger avec des spécialistes de l’agronomie et de l’énergie, comme des acteurs de la filière énergie.

A découvrir également, la ferme bas carbone Terrasolis qui est une plateforme d’innovation pour étayer le développement de l’agriculture multifonction.

Les Culturales se tennaient sur le site de Terralab, à côté de Reims.

  • Pôle « j’utilise l’agriculture de précision et les outils numériques »

Les technologies de précision et du numérique sont des aides précieuses et déjà bien présentes. Elles contribuent à améliorer les performances économiques, techniques,  environnementales  des  exploitations, en permettant d’être plus réactifs dans un contexte de plus en plus variable. Mais difficile de s’y retrouver parmi les offres de service et de matériels qui se multiplient. Ce pôle aidera les producteurs à repérer les plus prometteuses et à choisir les plus valables dans leur situation.

Morceaux  choisis:

GPS et RTK : GPS, RTK,  tout  le  monde  en  parle, mais connaît-on leur rapport qualité/prix. Illustration opérationnelle avec le désherbage, plus particulièrement le binage sur  céréales à paille. La modulation s’adapte aussi bien à l’application de produits phytosanitaires, qu’à l’épandage de matières fertilisantes : pulvérisation ciblée, coupure de tronçon, buses à pulsation...

Les machines du futur : quoi de mieux qu’une vraie ferme pour imaginer l’avenir et les différentes manières dont pourront s’articuler les diverses technologies du numérique. A partir des expérimentations menées dans les stations numériques d’Arvalis seront présentées de nouvelles technologies, comme  le  désherbage  loca- lisé avec capteurs d’adventices, barrières  virtuelles pour les bovins ...

 

  • Pôle « j’adapte mon itinéraire technique pour valoriser ma production »

C’est par des productions en quantité et de qualité que se forme le revenu. Une fois ses choix de système et de rotation pris, restent, au fil de la campagne, à les optimiser par les bonnes décisions techniques, comme le choix variétal ou la fertilisation, à adapter au débouché de sa culture.

Morceaux choisis:

Pourquoi 11,5% de protéines ? : parce ce que c’est ce qu’il faut pour faire du bon pain. A travers toutes les étapes de la fabrication du pain depuis le choix de la farine, le pétrissage de la pâte, et même la cuisson de baguettes, sera montré l’intérêt d’un blé de qualité pour satisfaire le débouché meunier.

Fractionner les apports d’azote sur blé : en 3, voire 4 apports, on sait que c’est important pour la qualité. Mais en pratique, ce n’est pas si simple. Le stade de la céréale importe tout comme la quantité de pluie qui suit les épandages et la contribution du sol à la nutrition de la culture. Pour vous aider à optimiser votre fertilisation, Arvalis a mis au point CHN, un outil dynamique qui peut recalculer au quotidien les besoins des plantes et permettre un pilotage en temps réel.

La génétique c’est automatique : depuis les années 90 le rendement moyen national en blé stagne en France. Sans progrès génétique il aurait diminué, car les variétés nouvelles commencent à s’adapter au changement climatique. La recherche sur l’adaptation des variétés au climat se poursuit. Notamment grâce à la « phénomobile », l’un des rares outils de phénotypage haut débit européen capable  de scanner les plantes et de repérer les plus résistantes. Sur les vitrines végétales des Culturales, on pourra apprécier la tolérance croissante des variétés de blé aux différentes maladies sans pour autant renoncer à leur productivité. En 2020 plus de 40% des variétés semées en France étaient tolérantes, c’est trois fois plus qu’il y a 10 ans ! Pour composer le bouquet variétal optimum, l’outil « Aide au choix des variétés de blé » intègre une vingtaine de critères agronomiques, techniques et économiques pour les semis de l’automne 2021.

  • Pôle « j’améliore la fertilité de mon sol »

Une bonne culture commence par un sol, dont on connait les caractéristiques pour y adapter ses pra- tiques. Pour entretenir et améliorer sa fertilité physique, biologique et chimique, les choix de pratiques, de successions de cultures, d’intercultures, de techniques d’implantation sont importants. Les sols sont égale- ment porteurs de solutions  environnementales  par leur capacité à stocker du carbone. Ces Culturales seront l’occasion de dévoiler le « Label bas carbone grandes cultures ».

Morceaux   choisis:

Mieux connaître ses sols : pour en améliorer la  fertilité, qu’elle soit physique, chimique, biologique, il faut d’abord bien connaître son sol : structure, texture, matière organique. Pour y arriver, différents tests seront présentés : slake test, test bêche, profil télescopique, test du slip, pénétromètre, …

Stocker du carbone : l’enrichissement des sols en matière organique améliore leur fertilité. Cet atelier vous permettra de comparer l’effet des cultures (couvert à forte biomasse, prairie, sol nu avec dégra- dation de paille), celui des différentes rotations, du travail du sol.

Label bas carbone grandes cultures : ce label viendra valider les changements de  pratiques  qui  ont un impact sur le bilan carbone ou les émissions de gaz à effet de serre. Les tonnes de carbone ainsi économisées pourront ensuite être rémunérées sur le marché du carbone.

Tirer parti des couverts végétaux : les intercultures ne sont pas que de simples couvertures de sol réglementaires. Elles peuvent remplir différentes fonctions : limitation de l’érosion, pouvoir mellifère, pouvoir couvrant, … Les  vitrines végétales vous donneront des clés pour savoir choisir espèces et variétés.

Détruire des couverts sans glyphosate : parmi les alternatives, il y a principalement les outils de destruction mécanique. Mais sont-ils tous aussi efficaces ?

Cap Protéines : le Plan Protéines a été lancé par les pouvoirs publics pour accroître la production nationale de protéines végétales. Lors des Culturales 2021, seront mis en lumière, les progrès de la génétique ainsi que les avancées agronomiques en pois et en féverole.

Réussir son implantation pour obtenir un colza robuste : associer son colza avec des légumineuses vise à le rendre plus robuste afin d’optimiser les performances de la culture en profitant  des services écosystémiques rendus par les légumineuses. Les objectifs sont nombreux : améliorer les échanges racinaires et la porosité du sol, mettre de l’azote  symbiotique dans le circuit, favoriser la compétition vis-à-vis des adventices, limiter  l’impact des insectes d’automne et limiter l’hydromorphie dans les sols sensibles.

L'équipe Wikiagri sur le stand des Culturales

  • Pôle « je protège mes cultures avec  moins  de produits phytopharmaceutiques conventionnels »

S’il est nécessaire de protéger les cultures pour assurer des productions de qualité et en quantité, la réduction d’utilisation des produits phytopharma- ceutiques conventionnels est un but partagé pour préserver l’environnement et la santé. Pour y arriver, il faut tendre vers la protection intégrée des cultures, la combinaison de mesures prophylactiques (choix variétal, agronomie, auxiliaires), d’une connaissance du risque (grâce aux observations, prévisions, diagnostics, OAD), de la lutte directe (produits phyto-sanitaires, biocontrôle, lutte physique).

Morceaux  choisis:

En production de pommes de terre, défanage et « après CIPC » : plusieurs variétés semées très précocement auront été défanées avec différents matériels pour présenter des alternatives aux produits de défanage chimiques. L’interdiction en 2020 du chlorprophame, antigerminatif de la pomme de terre, nécessite la mise en œuvre de bonnes pratiques pour dépolluer, nettoyer et aménager les bâtiments de stockage. Il existe des solutions alternatives de biocontrôle.

Quelles variétés de maïs choisir ? : VarMaïs, est un outil gratuit en  ligne  d’aide  au  choix  des variétés de maïs grain et maïs fourrage, qui sera disponible pour la prochaine campagne.

En betteraves, comment gérer «l’après-néonicotinoïdes» ? : sujet à de multiples rebondissements, l’utilisation des néonicotinoïdes sur betteraves fait l’objet d’une  dérogation  avec  des  règles  de  mise en œuvre bien particulières au sein des rotations. L’ITB présentera ses recherches pour gérer l’après.

Quelles sont  les  meilleures  combinaisons  de  leviers de protection ? :  en  agronomie, décaler les dates de semis permet de limiter les infestations en adventices : quel impact sur le rendement et in fine sur l’économie de la culture ? En agroéquipement, on parlera réglages de herses étrilles et de bineuses pour optimiser le désherbage  mécanique. En  génétique, il est désormais possible de choisir ses variétés de blé avec le nouvel OAD qui permet, par exemple, de repérer les plus tolérantes aux maladies et néanmoins performantes dans chaque situation pédoclimatique.

Haro sur l’ergot : Arvalis a lancé il y a quelques mois un plan d’action national contre l’ergot, champignon extrêmement néfaste pour la qualité sanitaire des céréales. Il est important de connaître les leviers permettant de minimiser le risque de contamination : tri de lots contaminés à la récolte, utilisation de semences indemnes, labour, contrôle des graminées …

Venti-LIS® :cet outil permet d’optimiser la ventilation de refroidissement des grains stockés, la technique la plus naturelle pour préserver la qualité.

Favoriser la biodiversité pour profiter de services bénéfiques aux cultures : à partir d’expériences concrètes conduites notamment sur la station Arvalis de Loraine, seront présentés les différents auxiliaires, l’impact des couverts, les effets des aménagements de bord de champ, …

Auteur: Cécicle Julien

 

 


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  • 1Commentaire
  • #1

    Attention au label bas carbone ! Si le climat se résumait à l'effet de serre les températures au-dessus des mers seraient caniculaires puisque la vapeur d'eau est de loin le plus puissant gaz à effet de serre (60%) , pourtant on mesure exactement l'inverse !

    Le climat c'est d'abord l'effet parasol des gaz et de l'eau (nuages) qui bloque 50% de l'énergie qui vient du soleil, ensuite la chaleur latente de l'eau qui évacue 60% de l'énergie qui arrive jusqu'au sol et vient en tout dernier l'effet de serre qui empêche le refroidissement nocturne. Les canicules ne se produisent que sur les zones sèches par manque d'effet parasol et manque d'évaporation, l'absence d'eau a un effet pervers : plus il fait chaud plus il fait sec et plus les sols reçoivent d'énergie ! Et inversement, en présence d'eau (ou de végétation) plus il fait chaud plus il y a d'évaporation donc de vapeur d'eau qui diminue la puissance du rayonnement solaire :

    Les inondations et les sécheresses ne sont pas les conséquences du dérèglement climatique mais bien les causes, c'est en retenant l'eau en amont des bassins versants qu'il n'y aura plus d'inondation et donc mathématiquement plus de sécheresse et plus de canicule !

    Selon l'adage : « si tu plantes des conifères achète des canadairs » Depuis plus de 30 ans l’ONF fait planter des conifères parce que ça consomme moins d’eau, résultat ça évacue moins de chaleur, apporte moins de pluie et brule tous les étés ... Ils avaient même le projet de faire remonter les plantes méditerranéennes jusque dans le nord de la France … ils ont planifié et orchestré la progression du désert ! L’urgence climatique c’est de gérer intelligemment les excès d’eau pour ne plus en manquer, ce sont uniquement les zones sèches qui brulent ! On aura sauvé la planète quand nos campagnes seront des océans de verdures en plein été ! Pas d'eau pas de vie pas de climat ... Sur les continents, la régulation thermique de l'atmosphère est automatique tant que les surfaces exposées au soleil sont couvertes d'eau ou de végétation, autrement dit : c'est la sécheresse des sols qui provoquent le dérèglement climatique et non pas le dérèglement climatique qui provoque les sécheresses, le climat se dérègle quand les continents ne transpirent plus !

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