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Forum : Politique Agricole
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    Pour quand l'assurance du revenu agricole ?

    Ce sujet a été créé il y a 2 ans par tgv36

    27

    On voit bien aujourd'hui que l'assurance récolte est déconnecté de nos problèmes de revenu , cette année on a du rendement, mais pas de prix rémunérateurs.
    Qu'en pensez-vous ?

  • 27Réponses
  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 03/10/2014

    On pourrait avoir une DPRA sans limite de versement, sans impots et MSA, que l'on pourrait utiliser pour maintenir notre revenu, tout en déclarant un revenu minimum de 30000 euro les année de versement sur la DPRA.
    Le problème c'est que les bonnes années on donne au gouvernement un bonne partie de notre revenu (impots, MSA), la DPRA empêcherait des investissements par forcément nécessaire qui met en difficulté certains agriculteurs les mauvaises années.
    Qu'en pensez-vous ?
    DPRA = Dotation pour le revenu agricole

  • Jeandey Antoine

    | posté il y a 2 ans le 03/10/2014

    La tribune suivante est directement liée au sujet de ce forum :
    http://wikiagri.fr/articles/assurance-les-le%C3%A7ons-a-tirer-des-evenements-de-morlaix/1258

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 03/10/2014

    Il faut que le gouvernement fasse quelque chose rapidement car la pression monte chez les céréaliers, bien travailler et pas de revenu, voir perdre de l'argent...

  • liline

    | posté il y a 2 ans le 04/11/2014

    Bonjour, je suis d'accord avec toi tgv36.
    moi même céréalier, les mois sont très difficile, ce que l on gagne il faut le donner au gouvernement .
    Je pense qu'ils veulent d'une agriculture touristique vue qu'ils font reine pour "nous".
    Mais bon jusqu'à quand pourra t on tenir ?

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 06/11/2014

    Le problème avec la récolte 2013 un bon pourcentage des céréaliers étaient en léger déficit , alors en avec la récolte 2014 le dépôt de bilan est proche avec des prix aussi bas -50 € de la tonne et -50 € /ha de prime PAC.

  • gytdm

    | posté il y a 2 ans le 07/11/2014

    je ne comprends pas que des investissements, en vu de diminuer les charges ne soient pas intervenu ces dernières bonnes années. Il été quand même prévisible que cela ne dur pas.

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 14/12/2014

    Aujourd'hui c'est les fonds de pensions qui controlent en parti notre revenu en spéculent sur les futures rendements et la météo.

  • liline

    | posté il y a 2 ans le 23/12/2014

    ils ne veulent plus d'agriculteurs ils veulent une France touristique

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 23/12/2014

    De gaulle nous avait prévenu, la France sera un pays touristique.

  • Juchet Mikael

    | posté il y a 2 ans le 06/01/2015

    je ne crois pas que la bonne réponse viendra de l'Europe ou de ce gouvernement. Ils feront un outil global et partiel qui ne répondra pas aux spécificités de chacun.
    La qualité n'est pas facile à assurer mais il y a des possibilités. Cette année est exceptionnelle mais elle peut aussi nous faire réfléchir sur nos pratiques agronomiques: assolement, choix des variétés, mélange de variétés, etc

  • Junior

    | posté il y a 2 ans le 22/01/2015

    L'assurance du revenu, il y a bien longtemps que certains agriculteur se la sont constituer : diversification des productions, des assolements, des filières de commercialisation, investissement dans de l'irrigation, du stockage, développement de filières de qualités...
    Et si au lieu de tendre la main.... On se relevait les manches pour s'adapter au marché !

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 23/01/2015

    Junior , il faudrait que tu m'explique comment les Jeunes agriculteurs peuvent investir dans la diversification ?
    Ou alors les jeunes agriculteurs sont issus de familles aisées .

  • Junior

    | posté il y a 2 ans le 24/01/2015

    Construire un système économique plus sécurisé ne nécessite pas forcement des investissement faramineux.
    Ex : diminuer ces charges de mécanisation en passant en CUMA intégrale ne demande aucun investissement...au delà même , cette opération libère de la trésorerie.
    Ex : un éleveur laitier qui développe des prairies a forte teneur en protéines devient plus autonome en protéines ( baisse de la ferti azoté et des achats de tourteaux) sans investir dans rien.
    Ex : Constituer un GIE (Groupement d'Intéret Economqique) à plusieurs exploitants pour commander en groupe : engrais, phyto, concentré , ne coute pas un centime d'investissement !

    Diversifier et s'assurer un système plus indépendant, ce n'est pas forcement construire un laboratoire de Vente Directe à 120 000 € ou une unité de méthanisation à 800 000 € !

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 24/01/2015

    Faire un GIE pour commander des phytos c'est etre capable de recevoir les commandes en un point et faire de la facturation.
    Si tu veux stocker des phytos, il faut un local au normes (Gel, vol, bac de rétention, et certiphyto) + secrétariat.
    Sans investissement et sans exposer son exploitation aux sanctions de la PAC, il faut me donner la solution.
    Pour les engrais il n'y a rien a gagner, les économies sont commander en morte saison et pouvoir stocker et décharger un camion complet.
    Les cuma apportent peut d'économie, juste a sa création pour toucher les subventions mais a long terme le matériel est toujours en panne car souvent mal entretenu et pas toujours dispo au moment de l'utilisation + des frais de compta...
    Sur le papier tout est beau, mais sur le terrain c'est souvent différent.

  • Junior

    | posté il y a 2 ans le 26/01/2015

    C'est vrai que tout les agriculteurs qui ont du matériels en Cuma sont que des abrutis qui ne savent compter....évidement qu'il y a des inconvénients, mais il est prouvé que les Cuma sont plus performantes économiquement.... Et puis si il y a aucun moyen de baisser les charges, progresser dans la technique...il n'y a que fermer boutique!

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 26/01/2015

    Non les agriculteurs en CUMA ne sont pas des abrutis mais ils ont souvent pas le choix pour acheter du matériel, quand tu parle avec eux ils ont tous les meme problème (entretien et disponibilité).
    On n'a pas attendu ,pour baisser les charges et évoluer techniquement, mais au bout d'un moment on arrive au point de rupture si la loi n'évolue pas dans le bon sens.
    Ce n'est pas de l'argent que l'on veux, mais des moyens de pouvoir lisser notre revenu et une vision de l'avenir sur au moins 10 ans et non 5 ans.

  • Bibard Anaël

    | posté il y a 2 ans le 06/02/2015

    Je pense que les remarques de Junior sont pertinentes.
    Exemple : j'ai deux groupes d'adhérents qui ont acheté une moissonneuse à plusieurs. Le groupe A a pris un monstre de guerre à 240 K€. Le groupe B a pris un vieux tagazou de 20 ans (le haut de gamme de l'époque) et entretient ça l'hiver.

    Le groupe B pourrait acheter une deuxième tagazou pour se prémunir des pannes du premier tagazou (le sacro-saint argument), qu'ils auraient un coût d'annuité de 75% inférieur au groupe A. Si on ramène aux ha ramassés, ça fait seulement 50% de baisse (dans l'hypothèse où ils auraient acheté 2 machines!). Pour moi le groupe B a tout gagné, leur coût de mécanisation à l'ha est plus faible.

    Donc oui, on peut réfléchir à des équipements à 2 ou 3, à des CUMA intégrales pas à 15 (mais seulement à 2 ou 3) et économiser énormément.

    On peut aussi arrêter de croire qu'on gagne de l'argent tous les ans, et donc que l'économie d'impôt et de MSA représente 45% du coût de la charge (lorsqu'on fait 100K€ de déficit, l'économie de MSA et d'impôt devient 0%, l'annuité reste).

    En céréales en Isère : frais de méca à 600-650 €/ha. Objectif, 450 €/ha, comme dans certains bassins céréaliers. Pour ça il faut accepter qu'un tracteur n'est pas vieux à 3000 h.

  • Bibard Anaël

    | posté il y a 2 ans le 06/02/2015

    En complément : la modification avec la loi de finance rend la DPA plus intéressante --> elle permet ce que vous appelez de vos voeux, sauf que le montant est plus limité (27000/an). Les nouvelles DPA voient la pénalité de non réintégration réduire de 0.4% par mois à 0.04% par an --> ça y est, ça n'est plus punitif.

    Les plafonds cumulés sont élevés, donc on peut lisser le revenu avec cet outil (ça oblige à placer 50%)

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 06/02/2015

    Pour acheter une moissonneuse a 2 ou trois il faut être prêt mentalement, quand il fait beau pendant la récolte pas de problème mais quand il pleut régulièrement et que ta récolte perd 40€/T.
    Une moissonneuse a plusieurs pour que tout le monde soit content, je pense qu'il faut faire un assolement commun pour limiter les pertes de temps et calculer au plus juste la capacité de la machine.
    Je pense que l'on a les mêmes problèmes avec semoir et pulvé .

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 06/02/2015

    Avec des modèles de plus 15 ans un tracteur est vieux a 6000 H ,aujourd'hui avec l'électronique, vanne egr, FAP, il est vieux a la livraison, je ne connais pas une marque qui n'a pas de problèmes, les 3 première années c'est la garantie et ensuite c'est ton porte monnaies.
    Avant tu pouvais réparer ton matériel ,aujourd'hui c'est plus compliqué car il faut la valise pour corriger les codes erreurs.

  • Bibard Anaël

    | posté il y a 2 ans le 11/02/2015

    L'achat de moissonneuse est une belle illustration : lorsqu'on travaille avec une ETA, il n'est pas forcément dispo le jour J non plus : il est peut-être en train de finir la parcelle du voisin... donc ça revient presque au même.

    Mon illustration était plutôt de comparer un achat de matériel très couteux, dont les annuités pèsent sur la tréso des années comme celle là, par rapport à l'achat de matériel plus ancien et plus facile à supporter en terme de tréso.

  • Junior

    | posté il y a 2 ans le 16/02/2015

    Merci pour l'exemple concret !

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 16/02/2015

    oui je suis d'accord avec 2 machines anciennes on peut s'en sortir mais tout dépend de la surface a récolter si tu as 800 ha a récolter avec 3 exploitants , tu es presque obliger d'acheter une grosse machine souvent avec le système axiale donc une machine ressente ou 2 machines anciennes avec un employé.
    Il y a plein de solution en fonction des exploitations, il est vrai que certains agriculteurs sont en difficultés car il investissent dans des machines coûteuses et parfois pas adapté.
    Mais pour revenir aux problème de revenus, c'est pas facile de gérer des revenus qui peuvent aller de 10000 à 80000 € d'une année à l'autre juste par la fluctuation des prix exemple en blé de 130 à 240 €/ tonne avec 7 Tonnes/Ha sur 100 Ha = 77000 € et la on n'a pas beaucoup outil pour lisser nos revenus et le travail est le même, je pense qu'il devrait avoir un minimum de revenu garantie ou des outils qui nous permettent de lisser nos revenus et qui éviterait de mettre des exploitations en difficultés car des investissements sont souvent fait pour payer moins de MSA et d'impots mais l'emprunt est sur 7 ans et les mauvaises années arrivent.

  • Juchet Mikael

    | posté il y a 2 ans le 20/02/2015

    on discutait pas d'assurance à la base?

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 21/02/2015

    Oui on parle d'assurance revenu mais comme personne ne veux créer une assurance revenu car les prix sont beaucoup trop volatiles déjà l'assurance récolte peine a se financer , alors il faut que le gouvernement nous laisse les moyens d'encaisser les mauvais revenus en ce créant des réserves défiscalisés pour éviter le sur investissement que certains comptables préconisent .

  • CDinoV

    | posté il y a 2 ans le 25/02/2015

    Concernant les assurances, aux états unis ils ont le choix d'assurer un rendement ou un prix de vente, on en reparle dans 5 ans mais nous aurons certainement adapté cette technique en France.
    Pour ma part les plus gros pépins climatiques hormis grêle et tempête ont lieu sur des exploitations avec des sols à faible réserve utile qui subissent les stress hydriques de printemps sur les céréales et d'été sur les maïs et tournesols. (Pour information la moyenne de rendement de silos en blé de ma coopérative la plus proche en 2011 était de 36 qx !)
    Pour ces exploitations la meilleur assurance c'est de leur donner l'accès à l'eau par la mise en place de réserves, financer des réserves plutôt que des assurances est positif pour l'ensemble de la filière mais surtout pour nos bilans .
    je préfère des charges d'investissement au bilan que des charges d'assurance en fonctionnement.

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 25/02/2015

    Je suis d'accord, il vaut mieux choisir son assolement en fonction de ses sols et de son matériel qu'une assurance récolte, mais le souci aujourd'hui c'est le prix qui a des amplitudes trop importantes.

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