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    Le "vivre ensemble", noble espoir et tristes réalités

    Ce sujet a été créé il y a 25 jours par Paquereau Armand

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    Il n’est pas de jour où les médias ne relaient le leitmotiv de nos dirigeants successifs et politiciens magnanimes : « il faut privilégier le vivre ensemble », « il faut favoriser la mixité sociale ». Il est bien évident que l’on ne peut décemment s’opposer à ces slogans humanistes et pacifistes.
    Mais nos décideurs semblent manquer de réalisme et porter un regard aveugle sur la réalité des choses.
    Au fur et à mesure que des citoyens de même culture s’installent dans un périmètre, ils ont une tendance naturelle à se rassembler pour partager les pratiques qui leur sont communes. Pour que la mixité sociale soit une richesse, il faut que les différences s’effacent devant la volonté de partager, de comprendre et de tolérer.
    Malheureusement, dans la grande majorité des cas où cette mixité sociale devient une réalité, les belles valeurs de compréhension et de tolérance s’envolent. Au fur et à mesure que les nouveaux arrivants se font plus nombreux, la confrontation entre les autochtones et les arrivants devient plus frontale et périlleuse. Les autochtones qui ne veulent pas adopter les préceptes et les coutumes des arrivants, devant les incivilités, les menaces et les contraintes, sont obligés de partir. Et dans ces périmètres, dénommés pudiquement « cités sensibles » par les pouvoirs publics et les médias, les lois de la république sont bafouées au point que même les secours n’y ont plus accès qu’à leurs risques et périls.
    Mais cette triste réalité n’existe pas que dans ces zones de non-droit. Nos campagnes subissent une contagion, certes moins extrême, mais réellement pernicieuse et préjudiciable. L’arrivée dans nos campagnes de citadins, improprement nommés « rurbains », bouleverse les rapports de voisinage. Il n’est pas rare que le nouvel arrivant, après avoir noué des relations avec le paysan voisin, emprunte le tracteur ou quelque matériel pour rénover la ferme en ruine qu’il vient d’acheter, se retourne ensuite contre son « bienfaiteur » une fois les travaux achevés au prétexte que l’ensilage pue, les vaches meuglent et font proliférer les mouches.
    Il est également fréquent que des constructions nouvelles se soient incrustées parmi les champs, et que maintenant les nouveaux habitants exigent des distances de retrait des pratiques agricoles pour se protéger de nuisances (souvent plus supposées que réelles) qu’ils prétendent subir. Malgré que l’article 111-3 du code rural prévoie une distance de retrait pour toute construction auprès des bâtiments d’élevage, cette mesure ne s’applique pas pour la construction d’une résidence parmi les champs cultivés.
    Ainsi, les agriculteurs doivent abandonner la culture de leurs champs jouxtant ces habitations sur des largeurs variables, sans aucune indemnisation pour cette « expropriation » sournoise.
    Les exigences des nouveaux arrivants sont très diverses et peuvent aller de la volonté d’arrêter les cloches du village, à l’assignation en justice pour demander à trucider le coq qui chante trop tôt ou faire combler la mare du voisin pour arrêter le coassement des grenouilles (1).
    Ainsi, comme dans les « zones sensibles », c’est l’autochtone qui doit se plier aux exigences de l’arrivant.
    Les belles litanies de la « bien-pensance » sont contredites par la réalité du terrain, et ce n’est plus à l’arrivant de s’intégrer dans son nouvel environnement, mais à l’autochtone de supporter à son corps défendant les exigences des nouveaux arrivants, confortés par des réglementations préjudiciables à la notion de vivre ensemble dans la compréhension et la tolérance.
    La conséquence est que certains en sont amenés à émigrer dans leur propre pays !
    (1) http://www.rtl.fr/actu/insolite/dordogne-condamnes-a-reboucher-leur-mare-de-300-m-car-les-grenouilles-derangent-les-voisins-7784075541

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