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Forum : Machinisme
  • Thumb_aj

    Le labour : quand est-il judicieux ? Sur quelles parcelles vaut-il mieux l'arrêter ?

    Ce sujet a été créé il y a 5 ans par Jeandey Antoine

    20

    Attention, ce débat se veut technique, pas politique. Il ne s'agit pas d'être pour ou contre le labour. Encore moins de lancer des procès. Mais de dire, d'après vos observations sur le terrain, s'il vaut mieux parfois l'arrêter, ou au contraire le continuer. Et pourquoi pas l'utiliser, mais pas systématiquement.

    Essayez d'être précis par rapport à vos expériences : comment sont vos parcelles (nature du terrain et de la terre, dénivelé, surface...) ? Quelles sont vos cultures dessus ?

    L'objectif de ce forum est d'essayer de dresser l'intérêt du labour là où il a lieu d'être, mais aussi ses limites et sa "sur-utilisation" en d'autres circonstances.

    Merci d'avance aux participants.

  • 20Réponses
  • gytdm

    | posté il y a 5 ans le 20/03/2012

    Afin de lacer le forum, je redéfinirais l'utilité du labour:
    -refaire une structure de surface.
    -enfouir des résidus gênant pour les travaux de préparation ou de semis.
    Certain matériel actuel permette de semer dans des résidus, de façon fort correcte. Les problèmes de structurations peuvent être résolue avec d'autres appareils que la charrue, en évitant de diluer la MO, de dessécher le sol, de diminuer les population de vers de terre, champignons, bactéries,etc etc
    Alors je me poserais plutôt la question "quelle bonne raison pour garder le labour, quel fonction réalise t il qui ne soit pas remplaçable par une technique moins destructrice".

  • gege37

    | posté il y a 5 ans le 20/03/2012

    il est vrai qu avec les nouveaux outils surtout a disques
    les chasses debris
    le labour a moins d utilite
    le non labour nous oblige a travailler dans le sec
    personnellement je laboure pour les cultures de printemps
    me permettant de decompacter des prairies temporaires
    j evite ainsi d utilser trop de desherbant totaux et limite les risques de resistances

  • gytdm

    | posté il y a 5 ans le 24/03/2012

    Je suis sur mon exploitation en non labour total depuis plus de 15 ans. Tout a commencé grâce à Mr DEMAINE suite à une formation bas volume et à des suivies sur le terrain, jusqu'au jour ou Mr DEMAINe ma précisé que pour aller plus loin dans la réduction des doses il me faudra changer ma méthode de travail du sol.
    La conversion dans le TCS a donc débitée en 1989, avec le matériel existant puis avec un Smarag, un Rototiller , un Kombisem, un Unidril, un Compil, un Fertisem, en passant par des semis à la volé.
    Aujourd'hui l'exploitation composée de différents type de sol (du limon à l'argile avec des potentiel blé de 60 à 100 qx) est menée en SD quasi intégral avec quelques déchaumages superficiel sur colza et semis en même temps de légumineuses.
    De très gros progrès en terme d'herbe ont été réalisés depuis le semis directe.
    Le plus difficile dans la démarche, est d’accepter au début la différence par rapport aux voisins, puis de trouver les infos, surtout à l'époque...
    Puis un jour quand un problème ce pose dans une parcelle, le labour ne vient plus à l'idée comme solution ....et là un gros frein est levé dans la reflexion.

  • lassot yann

    | posté il y a 5 ans le 31/03/2012

    en non labour depuis 10 ans sur toute ma surface j'ai depuis l'annee derniere racheté une charrue!
    pourquoi?
    simplement pour mes semis de maïs car je commencais a voir des soucis de ressuyage au printemps et de compaction dues au mauvaise conditions de recolte en mais grain et il n'est pas toujours facile de decompacter les sol en hiver.
    je laboure environ 25ha derriere maïs grain sur 40 au total

    pour le reste de ma sole en céréales colza et prairie temporaire je suis resté en simplifié voir en direct suivant le salissement des parcelles
    je prefere le simplifié car il me permet par rapport au labour de pouvoir preparer mes 140ha pour les semis d'automne tout seul car je peut etaler le travail et travailler plus vite!( comme on remu moins de terre le debit de chantier et largement amelioré)
    mon associé ayant bien assez de travail avec les bovins 140 allaitantes et un elevage de pondeuses(15000 poules)

    je ne suis pas un defenseur de la charrue mais dans mon cas elle me permet de resoudre un probleme meme si je preferais m'en passer car ca m'embete toujours de remettre la matiere organique au fond du labour
    et de bruler du gnr qui gèle et user des pieces de charrue!

  • Jeandey Antoine

    | posté il y a 5 ans le 11/04/2012

    http://www.boursorama.com/actualites/aux-usa-la-revolution-agricole-du-sans-labour-a-commence-da8de6ceaa59702b4d79bbc0912d9133

    Une vidéo parue ce jour sur le non labour aux Etats-Unis (il faut copier puis coller cet url dans votre navigateur, en cliquant dessus directement ça pourrait ne pas fonctionner).

  • amponne

    | posté il y a 5 ans le 11/04/2012

    le labour est encore un des meilleurs désherbants quand on le pratique tous les 3 à 5 ans

  • gytdm

    | posté il y a 4 ans le 23/04/2012

    Le labour comme "herbicide" oui, mais j'ai été surpris de voir à quel point un semis directe pouvait réduire une pression de brome par exemple. Cela en laissant les graines en surface dans des conditions ou humidité, lumière, chaleur, limaces et autres insectes vont les détruire très rapidement.
    Le labour risque de les mettre en condition de dormance, pour les retrouver viables lors d'un prochain retournement.
    Ce n'est pas facile à croire, j'étais moi même septique, mais il suffit d'essayer, lors d'un semis de couvert par exemple, et d'observer.....

  • reg17

    | posté il y a 4 ans le 28/04/2012

    Pour ma part je labour uniquement les terres en monoculture de maïs.
    Les autres parcelles je fonctionne suivant l'état du sol.De plus dans nos terres de groies le semis simplifié permet de moins remonter de pierres .

  • paysannature leon

    | posté il y a 4 ans le 05/05/2012

    cher antoine

    le débat sur le non-labour n'a jamais été politique sinon ,on ne comprend rien à l'agronomie , l'agriculture de conservation n'est ni de droite,ni de gauche par contre...
    j'ai déja préciser souvent ailleurs que si je devait décider en temps que ministre de l'agriculture compétent , j'interdirai immédiatement le labour ....cette décision forte serait prise pour l'avenir de l'humanité

    le travail du sol de "manière mécanique"est insupportable pour l'avenir des sols agricoles ou autres .....
    en AC ,le sol est sur-travaillé par la vie du sol ,par la vie biologique présente car le sol redevient vivant , contrairement au labour ou autre travail qui use cette vie biologique
    en plus la structure du sol en AC est préservée face aux agressions que les moyens actuels font subir à nos parcelles
    mais pour réussir l'AC ,il faut respecter des régles que les gens oublient beaucoup trop vite ....
    3 régles principales qui fonctionnent pour tout type de sol
    non - travail mécanique
    couverture permanente du sol
    rotation intelligente
    Savez vous que les éleveurs en prairie permanente sont en non-labour
    Savez vous que la forêt est en non-labour

    paysannature avec son arbre bien vert pour vous servir d'autres messages sur l'AC

  • paysannature leon

    | posté il y a 4 ans le 05/05/2012

    1. Revenir à la prairie après quelques années de culture est souvent présenté comme la panacée pour restaurer la fertilité du sol et réduire la pression adventice. C’est d’ailleurs la quasi-généralité dans les systèmes agrobiologiques céréaliers qui utilisent la prairie de légumineuses, associées ou non aux graminées comme tête de rotation.

    Or, ce n’est pas la prairie qui a le pouvoir magique de restaurer la structure et la fertilité du sol ou encore de nettoyer la parcelle : c’est le fait que le sol reste couvert en permanence pendant quelques années (pas d’érosion, structuration active) et qu’il ne soit pas travaillé (haut niveau d’activité biologique, pas de déstockage de la matière organique à l’automne, pas de stratification horizontale). En résumé ce n’est pas la prairie qui fait du bien au sol c’est la couverture permanente du sol sans aucune intervention mécanique ; on pourrait faire aussi bien en semis sous couvert si on parvenait à maîtriser parfaitement les implantations et les successions. Quant au nettoyage, c’est le " vide sanitaire " créé par les deux ou trois ans de prairie qui fait le travail (ce que l’on cherche à faire avec les rotations de type 2/2 en AC.

    extrait du site : http://www.agriculture-de-conservation.com/-Matthieu-Archambeaud-.html

  • paysannature leon

    | posté il y a 4 ans le 05/05/2012

    la couleur de la France ou plus grave que la couleur politique

    http://s365327531.onlinehome.fr/2012/04/15/la-couleur-de-la-france/

  • Potatoes76

    | posté il y a 4 ans le 23/07/2012

    Bon..bah je crois que mon avatar parle de lui même !

    Côté salissement : Si le travail du sol désherbait si bien, ça fait longtemps qu'il n'y aurait plus une mauvaise herbe dans les champs.
    De plus les enquêtes faites dans différentes régions montrent bien que les non laboureurs n'utilisent pas plus de phytos que les autres.

    La seule situation dans laquelle le labour est peut être la meilleure solution, c'est un arrachage de betteraves au moi de novembre avec des ornières partout, au moins ça ameublit et remet tout à plat...mais si le but est de ne pas labourer alors on arrache en octobre quand c'est encore bon...

    Gagner en efficacité, en efficience (rendement net=intrant/produit), construire de l'auto fertilité, retrouver le plein potentiel de ses parcelles, tout ça ne peut pas se faire avec une charrue.

  • fernando

    | posté il y a 4 ans le 09/10/2012

    iil faut reconnaître que le labour c'est la facilité. On sait que ca coute cher en carburant et en temps mais lorsqu'il pleut comme depuis quelques jours et que l'on aimerait bien pouvoir semer, seuls les laboureurs font du "bon " travail. Ne plus labourer, c'est accepter de prendre des risques, retarder ses interventions... et visuellement c'est aussi une remise en question de ses pratiques.
    et puis il y a les cultures comme la betterave ou le maïs grain recoltées dans le nord tardivement et dans des conditions parfois difficiles.

  • Braquaval Louis

    | posté il y a 3 ans le 26/11/2013

    le non labour est surement mieux pour la vie du sol .mais encore cette année hormis les semis de blé avant le 10 oct , après très difficile sans labour : récolte difficile mais ensilage tardif pomme de terre aussi betterave idem
    mais grain ou alors on ne met plus systématiquement du blé .
    et pour la vie du sol les premier semis auront dans une grande majorité 2 passages de désherbage : je ne sais pas pour la vie du sol ce qui est le meilleur retourné la terre ou épandre un produit chimique en plus ???

  • dhondt patrick

    | posté il y a 3 ans le 26/11/2013

    en tcs depuis 15 ans,le labour est chirurgical:face aux problemes de graminees resistantes,cette operation ponctuelle ,combinee a une rotation avec des cultures de printemps,permet de mieux gerer le desherbage

  • choquet christian

    | posté il y a 3 ans le 21/01/2014

    le labour et un restaurateur de structure et bon désherbant a part cela il n a que des inconvénients SURTOUT ECONOMIQUE LE CARBURANT ET LE TEMPS POUR NE CITER QUE CELA
    LA METHODE DES FAUX SEMIS ME SEMBLE PLUS JUDICIEUX

  • choquet christian

    | posté il y a 2 ans le 24/06/2014

    bonjour
    le labour et un réparateur de structure ou alors un bon cache misère mais l abandon ou alors la généralisation ne sont pas des bons plans un mélange des deux reste un bon compromis autant économique qu a agronomique

  • H T

    | posté il y a 2 ans le 13/11/2014

    Bonjour les gars,
    de quel type de labour parlez vous ?
    C'est pas le tout d'accrocher une charrue et foncer, il y a des réglages sur ces machines c'est fait pour quelque chose !
    En changeant la profondeur, la vitesse, la largeur en "pouces"(quand c'est possible) et est-ce que vos versoirs sont les bons?
    Vous obtiendrez une multitudes de type de travail différent:
    labour fermé, dressé, émietté.............
    et je vous parle pas des rasettes !

    Signé un amoureux de la terre

  • gytdm

    | posté il y a 2 ans le 19/11/2014

    Il ne faudrait pas parler de labour, mais de non retournement du sol. Dans la nature rien ne viens retourner le sol, malgré cela la végétation se développe.
    Dans ce cas que l'on m'explique pourquoi retourner un sol. Si c'est pour enterrer des résidus, d'autres solution existent. Si 'est un problème de structure, d'autres solutions existent.
    Je viens de traverser la France d'ouest en est , et j'ai constaté de gros problèmes de structures, qui se voient de la route, il serait grand temps de prendre au sérieux l'agronomie et d’arrêter de gérer l'agriculture par petit bout. l'agriculture est un tous et la question retournement du sol ou non est une "rigolade" si elle ne fait pas partie d'une globalitée de raisonnement

  • salleles yves

    | posté il y a 2 ans le 23/11/2014

    céréalier et producteur de semence a Béziers , trop sec pour avoir un couvert permanent , donc pour les cultures d'hivers c'est outils a disque pour le déchaumage et dents avant le semi pour les cultures de printemps c’était charrue déchaumeuse puis dents . on est le 23/11 et toujours impossible de passer la charrue (trop sec)je vais essayer un couvert de féverole avant mais et tournesol .

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