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Forum : Environnement
  • Thumb_aj

    L'agriculteur acteur de la biodiversité

    Ce sujet a été créé il y a 2 ans par Jeandey Antoine

    9

    Le prochain numéro de WikiAgri Magazine (le n°12) va porter sur la biodiversité. le sujet est très large et peut donc comporter de nombreux témoignages. Pour ce forum, dont les réponses fourniront matière à un article pour le magazine, une question simple mais qui peut mériter de grands développements si vous le souhaitez : en quoi estimez-vous être un acteur (ou une actrice) de la biodiversité ? N'hésitez pas à raconter vos expériences, merci !

  • 9Réponses
  • gytdm

    | posté il y a 2 ans le 01/05/2014

    La Biodiversité...ne serai se pas le mot qui désigne le nombre d'articles différents vendu dans les magasins Bio ? ...Dans ce cas je ne suis pas acteurs, je ne fournis pas de magasins Bio.....
    Plus sérieusement, je ne vois pas comment un agriculteur ne serait pas acteur de la biodiversité, puis que c'est son fond de commerce... ou cela devrait l’être...
    Mais qui se soucis d'une chose qui ne se vend pas ou difficilement.
    La Biodiversité est dans nos systèmes de production actuels complétement oublié. Posez la question sur l'utilité d'un carabes dans le milieu agricole, et la réponse est souvent "c'est quoi un carabe". il suffit de voir le nombre de réponse à cette question depuis deux semaines pour comprendre que l'agriculteur en général n'a pas une vue biologique, ni agronomique de son travail. Chaque problème est réglé de façon indépendante, sans ce s'occuper de ses répercutions ou dommages collatéraux.
    Un exemple fort simple, nos fournisseurs de phytos actuellement nous bombardent de SMS, pour nous alerter de la présence de charançons des siliques sur les colza, le but étant de faire traiter en principe après vérification. Dans les faits beaucoup de traitements sont réalisés sans vérifications, d'ailleurs c'est quoi un charançon? Mais le soucis de ce traitements pour rien c'est qu'il va vous augmenter votre risque limaces, dans votre culture suivante.....OUI mais bon, pas de panique il existe une solution chimique.
    En agriculture chaque pratique, influence, la biodiversité, que ce soit un traitement phyto sanitaire, un travail du sol, même un choix d'assolement. Chaque pratique à une influence, favorable sur tel outel point et défavorable sur tel autre.
    Pour essayer de ne pas trop endommager cette biodiversité, il faudrait avoir une vu d'ensemble de notre environnement et pas seulement agricole.
    Un autre exemple, en maintenant un arbuste comme le sureau, dans les abords des champs, on favorise la présence de pucerons spécifiques à cette arbre, et pas à nos cultures. La présence de ces pucerons entretien la présence de prédateurs qui pourrons intervenir rapidement dans nos cultures si les pucerons s'y développent. Le fait que le prédateur existent à proximité, rendra l'arrivée des coccinelles (prédateurs du pucerons) plus rapide.
    Mais le sujet est si complexe, et notre époque si restrictive dans sa façon d’aborder les problèmes, que la biodiversité à du soucis a se faire....

  • gytdm

    | posté il y a 2 ans le 11/05/2014

    Moi qui croyais faire une plaisanterie avec le début du commentaire ci dessus... je suis attristé d'avoir raison.....
    La biodiversité, visiblement le monde agricole, commence a s'en soucier quand on l'oblige à la respecter par des épandage d'insecticide de nuit. ( voir le nombre de commentaires sur le sujet)
    Alors a quand une loi sur le respect du vers de terres, en obligeant un travail du sol minimum, ou inexistant.
    A quand un décret sur l'obligation d'un assolement de six cultures différentes pour faciliter, voir éliminer l"utilisation d'herbicides.
    A quand l'obligation d'avoir recourt aux solution " naturel", comme les trichogrammes par exemple, quand la chose est possible.
    Le recours aux loi, ou décrets de tous genre semble être la seule solution pour faire bouger les choses....
    Le prochain numéros de Wikiagri va être bien maigre.... ou lu par peu de monde.

  • Zakine Carole

    | posté il y a 2 ans le 15/05/2014

    On peut aussi considérer que la biodiversité est une opportunité pour les agriculteurs de se positionner en tant que gestionnaires d'un patrimoine commun. En effet, la biodiversité est considérée comme tel par le droit. On peut aussi estimer qu'à ce titre les agriculteurs doivent percevoir des paiements incitatifs pour les rémunérer du service qu'ils rendent en adaptant leurs pratiques à des objectifs de production de biodiversité. Ce dispositif correspond aux paiements pour services environnementaux. Ce sujet sera traité le 20 mai à saf agr'iDées, aussi pour éviter que des réglementations de plus en plus nombreuses ne viennent limiter les modes d'exploitation. Aux agriculteurs de se positionner comme partenaires de la biodiversité, biodiversité qui leur est bien souvent très utile dans leurs productions.

  • AGREGAT

    | posté il y a 2 ans le 15/05/2014

    Notre région est aux couleurs de la terre; plutot jaune trés clair où carrément blanche dans les zones limoneuses et rendue farineuses par la destructuration du sol broyé par les outils animés... Les herses rotatives ont transformé ces surfaces en terrains arides. je suis sur que vu d'avion, il y aurait de quoi disserter. Voila la description de nos paysages dans l'attente du développement des cultures de maïs ensemencés...oui, c'est çelà la MONOCULTURE DU MAÏS... Aucune alternance entre des ilos verdoyants qui pouraient porter d'autres cultures télles que des blés, des colzas, des prairies qui me semble-t-il seraient davantage "porteuses" de BIODIVERSITÈ...

  • tgv36

    | posté il y a 2 ans le 15/05/2014

    La biodiversité c'est très important, la rentabilité de nos exploitations passe par le respect de la nature, car elle travail pour nous. Connaitre le fonctionnement de ses sols égale de grosses économies en énergies et en intrants.
    Mais ne pas oublier l'environnement de l'exploitation.

  • bacou yann

    | posté il y a 2 ans le 18/05/2014

    respectons nous pour mieux respecter les autres....quand le ministre veux nous obligé à traiter la nuit en période de floraison , je dis oui.
    car si nous ne faisons pas attention au petite abeille et autre insectes un jour c nous qui nous ferons manger
    certes c'est contraignant mais on doit pas tué nos amis qui nous aides à produire.
    je suis pas écolo mais respectueux du monde qui m'entoure (enfin du mieux que je peux).
    la biodiversité c'est vivre en communauté pour avoir un monde serein et productif
    aimons nous les uns les autres que certains dise le dimanche matin dans un lieu saint

  • DumDum

    | posté il y a 2 ans le 26/05/2014

    Biodiversité,
    voilà un mot cool,
    ou peut de personne connait vraiment le sens et les enjeux !!

    "Quoi ?… La biodiversité !! C’est quoi cette connerie, c’est un champ de maïs, ici, pour le moment, alors autour des usines, des lignes de chemins de fer, au bord de la route si tu veux. !! La biodiversité dans ce champ, tu la feras dans le temps avec une succession de cultures différentes. Vous êtes toujours pressés, vous les humains, ici et maintenant, avec vos bilans annuels et le taux d’évolution sur 3 ans. Les rythmes de la nature, des plantes, de la climatologie sont différents,…et nous sommes là depuis plus longtemps que vous !!" (2ème message de LG33.20, plante de maïs, au Beauceron,)
    http://lettresdupays.com/lettres/lettre-378-de-lg33-20-2-au-beauceron/

  • Bordenave Guy

    | posté il y a 2 ans le 26/05/2014

    la biodiversite ? quest a quo ? encore un mot du vocabulaire que beaucoup de gens prononcent, mais dans la realite,je ne vois pas dans mes pyrenees les progres realises par cette pauvre agriculture qui ne cesse de voir disparaitre bon nombre d'exploitations. Demandez a Jose BOVE , lui qui a fait un bon pourcentage dans mon village peut etre qu'il a la solution, mais nous les agriculteurs ,allons faire de la biodiversite parmi tous ces gens qui viennent a la campagne mais ne veullent pas les inconvénients.En attendant la retraite, je biodiversifie mon jardin, et je mange a ma faim sans rsa,apl,ect.....

  • CDinoV

    | posté il y a 2 ans le 26/05/2014

    Beaucoup de choses ont déjà été dites sur l'intérêt de préserver ou de travailler avec les acteurs de la nature.
    Concernant la biodiversité beaucoup en parle autour de nous ou en tribune sans en connaître la véritable définition mais trop peu agissent pour la stimuler, en effet la biodiversité est une évolution permanente de toutes les espèces animales, végétales ............
    La France est d'ailleurs au premier rang européen pour la biodiversité des vertébrés et arbitre 40 % de la flore européenne. (A Bruxelle aussi depuis ce weekend la France propose de la biodiversité)
    Au niveau de nos exploitations la diversification des assolements semble plus intéressante sur le papier pour stimuler la biodiversité mais elle n'est pas toujours compatible avec le milieu et nos objectifs de rentabilité, nous devons donc nous adapter et tout le monde ne peux pas agir au même niveau. La rentabilité de nos exploitations reste une priorité.
    Quel serait la réaction d'un citoyen français qui verrait son salaire taxé de 10 % supplémentaire pour financer la biodiversité?

    Pour ma part en tant qu'agriculteur je considère que nous sommes des acteurs majeur de la biodiversité et quelque soit le mode de culture que l'on a choisi nous avons forcement une influence sur les milieux.
    Dans ma région nous avons encore beaucoup de petites parcelles avec des haies, des arbres, des rochers ..... la biodiversité y est très développé mais elle n'est pas toute bonne à entretenir. En effet ces milieux servent de refuges à de nombreux nuisibles des cultures (Lapins, corbeaux, pigeons altises )..........mais aussi aux prédateur du gibier qui n'est n'existe presque plus.
    Réussir des semis de tournesol ou de colza relève de l'exploit et les échecs sont souvent nombreux.
    Pour ma part chaque année je restructure quelques parcelles pour en facilité le travail et la rentabilité. A chaque fois je m'attire les critiques de mes voisins.
    Mais je ne fais pas que supprimer des haies, cette année j'ai semé une bande mellifère en bordure d'un champs de colza avec de la bourache et du trèfle incarnat pour fortifier les polinisateurs en début de printemps juste avant la floraison des colzas.
    Je sème aussi depuis plusieurs années une bande de 50 cm de jachère fleurie le long de quelques parcelles de maïs qui bordent la route. (j'ai une bonne adresse pour les semences)
    Ces actions apportent un petit complément de biodiversité sur le territoire et donne plutôt une bonne image aux rurbains.
    J'entretien aussi 2 km de bordure de rivière ou les pécheurs peuvent accéder et pratiquer leur passion sans difficulté.
    A l'échelle de notre commune nous réalisons également tous les ans au mois de mars un ramassage de tous les déchets sur le bord des routes étrangers au milieu.
    Et pour finir je récupère aussi les déchets verts des décheterries que je transforme en compost pour fertiliser mes sols et en augmenter la réserve utile.

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