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Forum : Environnement
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    La croissance verte

    Ce sujet a été créé il y a 4 ans par Maxime Boutevin

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    En quoi le verdissement réclamé par la société peut-il devenir un facteur de croissance pour vous, sur votre exploitation ?

  • 12Réponses
  • Maxime Boutevin

    | posté il y a 4 ans le 03/10/2012

    Le thème du n°5 de WikiAgri Magazine sera la croissance verte. Comme nous en avons pris l'habitude désormais, nous recueillons vos témoignages dans un forum (celui-ci donc) pour la parution d'un article au sein du magazine (sans citer de noms). Concernant cette croissance verte, nous voulons connaître vos avis, votre vision. Il s'agit d'un échange le plus large possible, n'hésitez pas à être précis dans vos réponses, à penser à ceux qui ne sont pas dans le même contexte que vous et qui auraient du mal à comprendre une explication trop rapide. Merci à toutes et tous pour vos contributions.

  • DumDum

    | posté il y a 4 ans le 04/10/2012

    le verdissement n'est pas demandé par la société par les lobby écologiste et décroissant !!! pour moi la croissance verte est le fait de produire des produit renouvelable, de l’énergie, en plus ou a coté de nos production alimentaire.le colza, la betterave sucrière, sont des filières exemplaire. mais on peut également integré dans nos exploitation et notre parcellaire des éléments de paysage et de biodiversité, c'est du vert, mais une croissance doit sortir de la valeur ajouté...et de la TVA !!

  • tgv36

    | posté il y a 4 ans le 04/10/2012

    Je pense que pour le moment on devrait laisser les agriculteurs cultiver leurs parcelles car la planete peut tout juste nourrire ses habitants.
    Cultiver du colza ou du tournesol pour faire des biocarburants, OK , mais on s'aperçois que c'est de l'huile de palme moins chers que l'on utilise.
    Si vous voulez de la biodiversté ,vous arretez le labour , vous gardez les pailles en surface et vous allez retrouver de la biodiversité. Il y a que les paysans qui travaillent sans valeur ajouté sur leurs parcelles, la croissance verte, c'est plus de subventions et les etats europeens ont-ils les moyens?

  • gytdm

    | posté il y a 4 ans le 06/10/2012

    La croissance verte ??? cela ne m'inspire rien.
    La société réclamerait du verdissement, Oui.. Plutôt une maison individuelle, avec jardin "vert" et sans voisin... Des routes pratiques, large, des lignes TGV directe, etc etc. La dessus une nourriture abondante, peu chère, et Saine.
    Mais si la société réclame du vert, je ne vois pas qui en particulier, c'est pour moi un thème plus ou moins politiquo- bobo, qui fait bien, justement en société.
    Le vert ou la nature, tous en veulent comme je l'ai dit plus haut, mais alors, pourquoi tant de poubelles dans les champs,les bois. Pourquoi ces quads, motos, voitures dans les champs.Pourquoi tous ces détritus en bord de champs, dans les forets, etc..
    Personnellement je pense que beaucoup se moquent bien de la nature, surtout chez les plus jeunes hélas. Je ne vois donc pas une possibilité de croissance grâce à cette supercherie, surtout si pour parvenir à un résultat on me parle de PRIMES, INDEMNISATIONS, ou SUBVENTIONS

  • Maxime Boutevin

    | posté il y a 4 ans le 15/10/2012

    Merci pour ces commentaires !

    Revenons à une question simple, parlons des mots utilisés. Est-ce que cela vous choquerait d'être rémunérés en tant qu'acteurs de la croissance verte plutôt qu'en tant que producteurs agricoles ?

  • Jeandey Antoine

    | posté il y a 4 ans le 26/10/2012

    Pas beaucoup de réponses, alors posons des questions plus précises : y a-t-il parmi vous quelqu'un qui fait de la méthanisation ? de la biomasse ? En retirez-vous une satisfaction ? Qu'est-ce que cela représente comme efforts par rapport aux cultures "classiques" ? Comme investissements ? Est-ce rentable aujourd'hui ? Que faudrait-il pour que cela le devienne encore plus ? D'un point de vue purement financier, est-ce une voie d'avenir ? D'un point de vue purement moral est-ce que produire autrement que pour nourrir vous pose un problème ? Allez, ne soyez pas timides, il y a tant de choses à dire sur ce sujet...

  • tgv36

    | posté il y a 4 ans le 31/10/2012

    personnellement la faim dans le monde c'est de l'immigration et de l'insécurité, Si on a trop de produit, je veux bien produire autrement avec quel financement, alors qu'on entend qu'il y a plus d'argent, il faut faire des économies et c'est pas avec un gouvernement sans projet d'avenir que l'on va faire des efforts pour changer et investir.

  • gytdm

    | posté il y a 4 ans le 01/11/2012

    Perso pas de diversification dans le vert. J'ai déjà pensé à une réalisation de méthanisation de petite échelle, sous forme de caisson mobiles. cela afin de transformer une partie de mes couverts (ou CIPAN).
    La technique se développe plutôt sur des grosses unitées mais alors ce pose le problème des fournitures et le cout du transport gâche rapidement le plaisir.
    De plus il me parait plus logique, plus abordable d'avoir des unitées plus petites propriété des agriculteurs et non pas de banquiers ou de financiers. L'agriculteur devient alors un esclave qui prend le risque financier, qui travail et ne profite pas toujours du bénéfice.
    La technique est pour l'heure peut développée, et je n'ai pas trop de temps pour m'en occuper.
    Le débat alimentaire ou énergie ne ce pose pas dans la mesure ou l'on utilise des déchets verts, des fumiers ou les cultures obligatoire pour couvrir nos sol l'hiver.
    Par contre pour moi un projet agricole ou non doit pouvoir être viable sans subventions, aides, et autres... Donc ou le projet est viable ou il faut passer à autre chose, mais surtout s'il vous plait arrêter de trouver des excuses à la c.n pour ne pas bouger.....

  • tgv36

    | posté il y a 4 ans le 05/11/2012

    Le problème, dés que l'on industrialise une production, on est considéré comme de la main d'oeuvre moindre coût, les profits ne sont pas pour nous, les risques financiers sont pour nous et s'il y a de beau profit, on ne fait pas le poids face aux industrielles. Arrivé a 50 ans c'est bon, on voit les éleveurs de poulets , les panneaux photovolcaïques sur les hangars . Pour les inter cultures et les associations de plantes pourquoi pas , mais que font les chercheurs pour nous proposer des solutions économiquement viables. C'est encore a nous de trouver des solutions, de les financer et prendre les risques. Peut-on sacrifier une parcelle avec zéro revenu pour faire plaisir aux écolos, il faut arrêter de prendre les paysans pour des cons. Moi je bosse pour gagné de l'argent et pas pour engraisser les parasites de l'agriculture.

  • Romillac Nicolas

    | posté il y a 4 ans le 09/11/2012

    Si on entend par croissance l'augmentation du volume produit ou du chiffre d'affaire, il me semble qu'en agriculture la croissance de la production ne s'est pas accompagnée d'une augmentation des bénéfices ou des marges mais s'est par contre accompagnée d'une croissance du capital immobilisé, de l'endettement et de la dépendance aux industries amont et aval. Si on compte par heure travaillée, la croissance de la production s'est accompagnée de l'augmentation du nombre d'heures travaillées, et donc plutôt d'une décroissance du revenu par heure travaillée...

    Si le verdissement des pratiques agricoles doit être un facteur de croissance de la production (en europe, qui n'a pas besoin d'augmenter sa production), alors ce n'est pas forcément l'intérêt de l'agriculteur... Si par contre le verdissement des pratiques conduit à la diminution du capital immobilisé, à la diminution des intrants et à la diminution du temps de travail, alors le verdissement est dans l'intérêt des agriculteurs.

    C'est ce que ne propose pas l'agriculture de précision, puisqu'elle demande de recourir de manière accrue aux technologies fournies par l'industrie, avec le coût non seulement de l'achat du matériel mais aussi de son entretien et de ses réparations qui ne pourront pas être effectuées par l'agriculteur lui-même. L'agriculture de précision c'est encore plus de dépendance de l'agriculture envers l'industrie et la recherche.

    C'est ce que propose par contre l'intensification écologique : maintenir le niveau de production actuel en remplaçant au maximum les intrants et le travail de l'agriculteur par des processus écosystémiques. L'exemple le plus évident est le remplacement des engrais azotés par la fixation d'azote par les légumineuses mais on peut aussi citer la régulation des ravageurs par les prédateurs, la limitation de l'évapotranspiration par les haies, la solubilisation du phosphore par les mycorhizes en remplacement des engrais phosphatés et tout un éventail de possibilités pour diminuer le travail du sol.
    La mise en place de des alternatives demande beaucoup de connaissance, d'expérience et un temps d'observation important mais ils sont par contre quasi gratuits, ce qui permettrait d'augmenter les marges des agriculteurs sans croissance de la production. Elle augmente également l'autonomie du monde agricole vis-à-vis de ses fournisseurs (fournisseurs de matériel et fournisseurs de connaissances). L'intensification écologique ne rend pas l'agriculture totalement indépendante de l'industrie et de la recherche mais elle laisse une large place à l'expérimentation par les agriculteurs et à la diffusion des connaissances des agriculteurs.

    Si on y ajoute la possibilité de vendre plus cher des produits disposant d'un label de qualité environnementale et si on envisage des paiements publics pour un certains nombres de services rendus par les agriculteurs (qualité du paysage, protection des eaux...), le verdissement des pratiques agricoles me paraît une opportunité de croissance du revenu agricole sans être une opportunité de croissance de la production, qui ne me paraît ni indispensable ni souhaitable.

  • gytdm

    | posté il y a 4 ans le 10/11/2012

    D'accord avec nicolas, mais il faut bien avoir à l'esprit que le travail de recherche, d'innovation ne peu venir que des agriculteurs. Les chercheurs viendrons en complément de notre travail (Exemple le colza cultivé avec des plantes d'accompagnement, l'idée est venu d'un agriculteur, et étudié ensuite par le CETIOM)

  • HEYRAUD Francois

    | posté il y a 4 ans le 11/11/2012

    Nous assistons plutôt à la décroissance verte.
    Au cours des dix dernières années, la France est passée de l'autosuffisance en viande de volaille et porcine à une position d'importatrice.
    Depuis quelques temps, certaines centrales de distribution importent du lait (en particulier d'allemagne) pour faire pression sur les prix.
    En céréales, nous assistons à une stagnation des rendements/ha.
    Les mesures éco-environnementales n'y sont pas pour rien. Et le plan Ecophyto ne va rien arranger.
    La mise en place des trames vertes et bleues vont rajouter une couche à notre perte de compétitivité.
    Les gouvernements qui se succédent veulent tellement s'attacher les électeures verts qu'ils sont prêts à prendre n'importe quelle mesure pour leur faire plaisir.
    Pour faire de la croissance verte, je veux dire agricole, il nous faudrai une veritable volonté politique en faveur de l'agriculture. Orienter les recherches de l'INRA vers plus de productivité. Accepter le progrés sous toutes ses formes, en particulier les variétés OGM. Arrêter la suspition sur les insecticides du sol. Un vrai plan de communication en faveur de l'agriculture ........

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