Conseillère grandes cultures
En savoir plusSpécialiste agriculture de conservation à AGRO D'OC Union des CETA ...
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AGRO D'OC est une union de C.E.T.A. (Centre d'Etude des Techniques Agricoles) indépendante de toute organisation régionale ou nationale, dont le siège est à MONFERRAN-SAVES (Gers). Nous fédérons aujourd'hui 46 C.E.T.A., soit à ce jour 945 agriculteurs (119 000 ha), qui ont leurs exploitations agricoles dans les régions Midi-Pyrénées et Aquitaine agrandies de l'Aude et de la Charente.
Notre objectif : apporter à nos adhérents des services pertinents et indépendants pour améliorer la rentabilité de leurs exploitations.
Notre principe : organiser et stimuler le partage des informations entre adhérents
Nos domaines de compétence : tout ce qui touche les grandes cultures :
• Conduites et itinéraires techniques des cultures : réduction et modulation de doses, optimisation des applications intrants...
• Systèmes de production : TCS, couverts végétaux et semis direct, agriculture biologique
• Machinisme : tests, conseil, groupement d'achat
• Stockage à la ferme : audit, conseil, groupement d'achat
• Expérimentations en collaboration avec les adhérents
• Réglementation (AGRO D’OC est habilité au titre du Système de Conseil Agricole)
• Gestion de l’exploitation
• Gestion du risque prix (en collaboration avec Agritel)
Les techniques de semis direct et non labour ne sont pas réservées qu’à quelques praticiens chevronnés. Elles sont largement travaillées et développées dans le Sud-Ouest : leur réussite est le résultat de réflexions et de travail de groupe en CETA. Quelques exemples à visionner dans la vidéo ci-dessous.
Cette problématique, apparue en premier lieu dans la région dans le département du Lot puis de l’Aude, s’est largement répandue depuis. Des essais ont mis en avant l’intérêt du cumul de méthodes agronomique telles que l’allongement de la rotation, le décalage de la date de semis, les faux-semis ou mieux le semis direct qui, accompagnée d’un désherbage adapté permet de gérer ce problème. L’essai disponible dans les ressources documentaires met en avant ces résultats.
je ne connais pas assez le semis direct dans les terres facile à travailler le semis direct est plus facile à mettre en place moi qui est des terres avec beaucoup de cailloux je préfère travailler avec un outil à dent
Il faut effectivement des terres assez facile à travailler. Quel est la profondeur d'exploration des racines pour du maïs avec ce type de semis? Est-il nécessaire à un moment de travailler plus en profondeur (type sous solage)?
Pour répondre à Franck et YakaYaka - La technique de semis direct s’adapte aussi bien sur les terrains « faciles à travailler » (j’en déduis qu’il s’agit plutôt de sols limoneux) que sur sols plus caillouteux. Pour notre part dans le Sud, la difficulté est plus grande dans les sols argilo-calcaires, pour les cultures de printemps, mais le maïs et le soja s’y adaptent bien. Pour les céréales d’hiver, la technique est aujourd’hui bien maîtrisée. Côté exploration racinaire, elle est souvent meilleure en SD car l’abandon du labour évite les problèmes de semelle. On ne s’interdit pas le travail du sol profond (fissurateurs) si vraiment le sol se « referme », tant que l’activité biologique (vers de terre en particulier) n’est pas suffisante.
Je préfère pratiquer les TCS en sol difficiles et caillouteux car l'implantation est nettement meilleure qu'en labour particulièrement en semis d'automne où les levées sont rpides et homogènes.
En Haute Normandie cette technique n est pas beaucoup développer , mais je pense quelle gagne à si intéresser . Le seul problème pour moi est l' usure occasionner par ce type de matériel dans les terres très caillouteuses de nos régions, ou le carbure est le seul remède pour faire durer les pièces d'usures . Demain pourquoi pas cette façon de travail surtout avec pour 2012 le 100 % de couvert végétal pour l'hiver quant-on sait que nous ne pouvons pas implanter une culture de printemps sans labour d'hiver sauf bonne année .
pour moi, la pratique du tcs est d’abord,une gestion de la rotation. j'ai longtemps fais une rotation pois de printemps, blé, maïs grain, avec des résultats très intéressants. par contre au bout de vingt an, les pois sont malade dès la levée, et ne rende plus. le tournesol ne marche plus non plus, trop de sclérote et le colza bouche les drains. je suis donc en rotation courte blé, maïs, avec reprise du labour derrière maïs grain qui a trop de paille. avez vous des rotations à me proposé pour casser le cycle des graminées?
Pour répondre à pyms : effectivement, la rotation est la clé de certains problèmes. La rotation pois-blé-maïs était une bonne idée : alternance culture d’hiver / culture de printemps ; culture « dicotylédone » (pois) / culture « graminée ». Concernant le problème sur les pois, n’auriez-vous pas un problème d’aphanomycès (chamignon du sol provoquant la pourriture racinaire du pois) ? Dans ce cas, si l’on veut conserver une culture de protéagineux dans la rotation, le pois d’hiver est souvent moins touché (mais ça ne diminue pas l’inoculum de la maladie) et les féveroles sont tolérantes à ce champignon. Pour ce qui est du sclérotinia : ce champignon s’attaque aussi bien aux pois, qu’au colza, tournesol ou soja. Pour le problème de graminées, j’aurais besoin de quelques éclaircissements pour vous répondre au mieux : - Quelles graminées vous envahissent ? Graminées d’hiver (ray grass, vulpin…) ou d’été (panic, sétaires…) ? Avez-vous des problèmes de résistance aux herbicides ? La rotation courte blé/maïs n’est pas la pire en matière de graminées pour peu que les programmes herbicides soient soigneusement choisis. - Pourquoi avoir repris le labour sachant que vous étiez en TCS ? Dans la région, certains agriculteurs gèrent le problème des résidus de maïs en semant directement le blé à la volée derrière le maïs (épandeur d’engrais, DP 12… ; densité + 10 % par rapport à semis classique) puis en broyant les cannes : le blé pousse dans le mulch produit et les rendements sont équivalents à des techniques plus classiques. On y gagne par contre beaucoup en temps de travail et en charges.
Pour compléter Marie-José ; j'ai déjà utilisé cette technique cela fonctionne sans souci. Pour moi, la seule limite, il faut que la structure de sol soit correcte, sinon l'on retrouve tout les défauts (hydromorphie surtout).