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Donald Trump a obtenu le soutien massif des agriculteurs américains

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14Nov2016

Les agriculteurs américains semblent avoir voté de façon massive en faveur de Donald Trump. Si celui-ci a été élu, à la surprise générale, c'est principalement grâce au soutien du monde rural.

Donald Trump, qui a remporté à la surprise générale l’élection présidentielle aux Etats-Unis le 8 novembre, est qualifié à juste titre de populiste. Comme nous le verrons, il semble avoir été massivement soutenu par les agriculteurs américains, ainsi que par les habitants des zones rurales. Or, il est intéressant de noter que si l’on se penche un peu sur l’histoire politique des Etats-Unis, on s’aperçoit que le populisme moderne est né tout simplement dans les campagnes américaines et a été porté par les agriculteurs.

Le populisme a, en effet, pour origine un mouvement d’agriculteurs créée aux Etats-Unis en 1876 et appelé l’Alliance des agriculteurs (Farmer’s Alliance). Ces petits paysans du Sud (des producteurs pauvres de coton) et du Midwest (des producteurs de blé) se mobilisèrent alors contre la baisse des prix des productions agricoles et la difficulté d’obtenir des crédits bancaires en dénonçant les banques et le chemin de fer et, au-delà, les élites de l’Est du pays. Dans ce contexte, un parti agrarien est fondé en 1891. Il prend pour nom le Parti du peuple. Il est aussi souvent appelé Parti populiste. En 1892, ce parti présente un candidat à l'élection présidentielle qui obtient 8,5 % des suffrages. C’est ce parti agrarien antiélitiste et plutôt ancré à gauche qui a donné le nom de populisme et de populiste. Il perd progressivement de son importance à partir du moment où il fusionne en 1896 avec le… Parti démocrate. 120 ans plus tard, le populisme se situe désormais plutôt du côté républicain.

Des agriculteurs américains qui penchent fortement à droite

A l’instar de ce qui se passe en France, on observe au sein du monde agricole américain une hétérogénéité des orientations idéologiques et politiques avec tout de même un fort ancrage à droite, en l’occurrence un net penchant en faveur des républicains. Au-delà des agriculteurs, on tend à considérer aux Etats-Unis que l’Amérique rurale est la base même du parti républicain.

Dans une élection présidentielle américaine, il y a, en effet, des Etats qui sont acquis aux républicains, d’autres qui sont acquis aux démocrates et enfin d’autres qui peuvent basculer dans un camp ou dans un autre en fonction des scrutins. Ces derniers sont les fameux « swing states ». Ce sont généralement ces Etats qui « font » l’élection, notamment ceux qui ont beaucoup de grands électeurs, comme la Floride ou l’Ohio.

Or, lorsque l’on regarde les Etats traditionnellement acquis aux républicains, on peut voir que ce sont avant tout des Etats ruraux qui se concentrent au Sud des Etats-Unis et surtout dans les grandes plaines du Midwest : Alabama (24 % de ruraux dans la population totale de l’Etat en 2015, contre une moyenne de 14 % pour l’ensemble du territoire américain ou de seulement 2,1 % pour la Californie, par exemple), Arkansas (38 %), Caroline du Sud (15 %), Dakota du Nord (51 %), Dakota du Sud (52 %), Idaho (33 %), Kansas (32 %), Kentucky (41 %), Louisiane (16 %), Mississipi (54 %), Montana (65 %), Nebraska (35 %), Oklahoma (35 %), Tennessee (23 %), Virginie Occidentale (38 %), Wyoming (69 %).

Ce n’est donc pas étonnant si, en 2016, Donald Trump a réalisé ses meilleurs scores dans les Etats les plus ruraux : 70 % au Wyoming, 69 % en Virginie Occidentale, 65 % en Oklahoma, 64 % au Dakota du Nord, 63 % en Alabama et au Kentucky, 62 % au Dakota du Sud, 61 % au Tennessee, 60 % en Arkansas et au Nebraska. Il en a été de même dans les comtés ruraux dans lesquels il a obtenu des résultats souvent très élevés. Dans ces Etats, on peut trouver, en effet, ce que le ministère américain de l’Agriculture (USDA) appelle des comtés dépendants de l’agriculture (« farming-dependent counties »), dont 15 % des revenus annuels proviennent de ce secteur. On en compte au total plus de 400 aux Etats-Unis. Or, la carte établie à ce propos par l’USDA correspond très largement aux zones traditionnellement dominées par les républicains.

Des intentions de vote très favorables à Donald Trump

Aux Etats-Unis, on ne dispose pas d’enquêtes dites « sorties des urnes » ou « jour du vote » qui permettent d’avoir des résultats électoraux par profession ou par catégorie socioprofessionnelle. En revanche, des enquêtes pré-électorales menées auprès des agriculteurs sur leurs intentions de vote ont tendu à montrer que ceux-ci avaient un net penchant en faveur de Donald Trump, et ce, de façon très précoce.

Ainsi, en janvier 2016, une enquête pour Agri-Pulse, réalisée durant la période des primaires républicaines, indiquait que 70 % des agriculteurs interrogés se disaient proches des républicains, alors qu’ils n’étaient que 19 % à se dire proches des démocrates et 12 % à s’affirmer indépendants. Les agriculteurs tendaient déjà à plébisciter Donald Trump à ce moment-là. Parmi les agriculteurs républicains, 40 % d’entre eux penchaient, en effet, en faveur du magnat de l’immobilier, loin devant Ted Cruz (15 %), Marco Rubio (11 %) ou Ben Carson (10 %). Ce soutien apporté à Donald Trump concernait également les indépendants puisque celui-ci arrivait largement en tête de leurs préférences avec un taux de 26 %, devant Marco Rubio (13 %) et le démocrate Bernie Sanders (10 %).

Un sondage réalisé en octobre dernier et divulgué deux semaines avant le scrutin, toujours pour Agri-Pulse, tendait à montrer que les agriculteurs continuaient à soutenir largement Donald Trump. Dans cette enquête, 67 % des agriculteurs interrogés affirmaient être républicains, alors que 20 % d’entre eux se disaient démocrates (il est à noter que ce sont les plus jeunes, les 18-34 ans, qui étaient les plus nombreux à affirmer être proches des républicains – 74 % – et les moins nombreux à être proches des démocrates – seulement 6 %). 55 % des agriculteurs soutenaient le candidat républicain, contre 18 % pour la candidate démocrate. Ce chiffre montait même jusqu’à 59 % pour les agriculteurs hommes, contre 15 % pour Hillary Clinton dans cette catégorie, soit un écart conséquent de 44 points.

Enfin, un sondage en ligne réalisé par Farm Journal Pulse, dont le résultat a été divulgué le 31 octobre, soit une semaine avant le scrutin, indiquait que 74 % des agriculteurs qui ont répondu (soit plus de 2000 d’entre eux) affirmaient vouloir voter Donald Trump, contre 9 % qui disaient préférer Hillary Clinton.

Un vote sans doute massif des agriculteurs en faveur de Donald Trump

Il apparaît donc évident que Donald Trump a dû réaliser des scores très élevés dans cette catégorie de la population américaine, même si, encore une fois, on ne dispose pas d’enquêtes précises sur le vote par catégories socioprofessionnelles. En tout cas, les enquêtes réalisées le 8 novembre tendent à le suggérer très fortement.

Celles-ci indiquent, en effet, que les principaux soutiens du candidat républicain ont été des hommes, des Blancs, des personnes d’âge mûr et celles vivant dans des zones rurales ou des petites villes. Ainsi, selon les données récoltées pour le National Election Pool (qui regroupe différents organes de presse américains, comme The New York Times, Associated Press ou CNN), Donald Trump aurait obtenu une majorité des suffrages des hommes, des 45-64 ans et des 65 ans et plus (53 %), des Blancs et des Blancs de 65 ans et plus (58 %), et des hommes blancs et des Blancs de 45 à 64 ans (63 %). C’est auprès des hommes blancs qui n’ont pas fait d’études supérieures que Donald Trump aurait réalisé ses meilleurs scores avec un taux de 72 %. Enfin, le candidat républicain a obtenu 62 % des suffrages des personnes vivants dans de petites villes ou des zones rurales. En 2012, Mitt Romney, le candidat républicain, avait d’ailleurs déjà recueilli 61 % des suffrages des électeurs du monde rural.

Or, lorsque l’on regarde les données relatives aux exploitants agricoles américains dans le recensement agricole de 2012, on s’aperçoit que ce sont avant tout des hommes (86,3 % des agriculteurs exploitants), des Blancs (93 %, seuls 1,6 % d’entre eux sont des Noirs et 3,2 % des Hispaniques) et des personnes mûres (84 % d’entre eux ont plus de 45 ans et 65 % ont plus de 55 ans, tandis que 0,5 % ont moins de 25 ans). Par ailleurs, on peut supposer qu’une très large majorité d’entre eux vivent dans des zones rurales puisque 77 % des agriculteurs exploitants vivent sur leur ferme.

On a même pu observer une certaine poussée des suffrages en faveur du candidat républicain entre 2012 et 2016 dans des Etats ruraux, notamment dans ceux des grandes plaines.

Suffrages obtenus par Mitt Romney en 2012 et Donald Trump en 2016 dans différents Etats

Bien évidemment, ce ne sont pas les agriculteurs américains qui ont fait élire Donald Trump. Le 8 novembre, celui-ci a obtenu un peu plus de 60 millions de suffrages. Or, le recensement agricole de 2012 indiquait que 3,18 millions de personnes travaillaient alors dans l’agriculture aux Etats-Unis dans 2,11 millions d’exploitations agricoles. L’USDA indique de son côté qu’en 2014, 2,6 millions d’emplois étaient liés directement à l’agriculture, soit 1,4 % du total des emplois aux Etats-Unis. On peut tout de même considérer que les agriculteurs, mais aussi leur famille, les retraités de l’agriculture ou encore les salariés agricoles, ce qui fait tout de même pas mal de monde, ont joué un rôle non négligeable dans cette élection. L’American Farm Bureau Federation, la plus importante organisation agricole américaine, revendique d’ailleurs plus de 6 millions de membres.

Les républicains, et Donald Trump en particulier, s'appuient sur un électorat rural

Ceci apparaît bien sûr encore plus net si l’on élargit le spectre à l’ensemble des ruraux. Aux Etats-Unis, en 2015, il y avait, en effet, pas moins de 46,2 millions de ruraux, soit 14 % de la population américaine et 17 % de l’électorat. Le magnat de l’immobilier a obtenu au total 290 grands électeurs (rappelons que la majorité est de 270). Or, le nombre de grands électeurs obtenus par Donald Trump dans les Etats ruraux dans lesquels il a réalisé ses meilleurs scores s’élève à 117, soit 40 % du total. En clair, il est évident qu’un républicain aux Etats-Unis ne peut pas gagner la Maison Blanche sans s’appuyer sur l’électorat rural et donc en partie sur l’électorat agricole et par conséquent sur cette « Amérique profonde », d’autant que les démocrates, eux, s’appuient généralement sur un certain nombre d’Etats très peuplés, comme la Californie (55 grands électeurs), l’Etat de New York (29), l’Illinois (20) ou le New Jersey (14). Or, ces quatre Etats totalisent déjà à eux seuls 118 grands électeurs.

Etats dans lesquels Donald Trump a réalisé ses meilleurs scores

Certains vont même plus loin en estimant que Donald Trump n’aurait pas pu être élu sans les électeurs ruraux de certains Etats-clefs où, au final, ils ont fait la différence. Ces Etats sont en particulier le Michigan, le Wisconsin et la Pennsylvanie. Il a, en effet, manqué quelque 100 000 voix à Hillary Clinton dans ces trois Etats pour qu’elle obtienne 46 grands électeurs supplémentaires et devienne ainsi la 45e présidente des Etats-Unis. Or, c’est grâce aux campagnes dans ces trois Etats que Donald Trump a pu l’emporter et donc être élu président.

Les raisons du plébiscite de Donald Trump dans le monde agricole américain

Quelles sont les raisons de ce vote massif des agriculteurs et des ruraux en faveur de Donald Trump ? La première explication réside bien entendu dans le net penchant républicain de ces catégories qui votent de façon systématique depuis maintenant plusieurs décennies pour les candidats de ce parti, quels qu’ils soient, et qui rejettent par conséquent corrélativement les candidats démocrates. Or, en dépit de ses traits populistes et de sa façon assez étrange de mener une campagne, Donald Trump était le candidat officiellement investi par les républicains.

Ce choix en faveur du candidat républicain, et de celui-ci en particulier compte tenu de son penchant populiste, s’imposait d’autant plus aux yeux des agriculteurs américains que ceux-ci se montrent très insatisfaits de l’état du pays après deux mandats consécutifs d’une administration démocrate. Dans l’enquête d’octobre 2016 pour Agri-Pulse, 86 % des agriculteurs sondés disent ne pas être satisfaits de la direction prise par le pays. Seuls 11 % d’entre eux se montrent satisfaits. Parmi eux, 91 % des agriculteurs proches des républicains expriment leur insatisfaction. C’était le cas également pour 80 % des indépendants, mais aussi de façon plus étonnante de 73 % des agriculteurs proches des démocrates. Ce sentiment est partagé par l’ensemble des agriculteurs, quelle que soit la taille de leur exploitation ou sa localisation géographique ou encore leur âge.

Cette insatisfaction semble être liée à la perception par les agriculteurs de la situation économique et agricole du pays. Leurs deux principales préoccupations sont, en effet, la croissance économique (19 %) et la réduction des déficits publics (16 %), devant les valeurs morales (12 %) et le changement climatique (10 %). Ils sont également 60 % à estimer que la situation agricole des Etats-Unis n’est pas satisfaisante (31 % considèrent même qu’elle est très insatisfaisante), contre 37 % qui pensent le contraire. Les agriculteurs proches des républicains sont 66 % à partager ce sentiment. On peut remarquer que moins les agriculteurs sont âgés et plus ils se montrent insatisfaits. Enfin, leur troisième motif d’insatisfaction concerne la politique réglementaire fédérale relative à l’agriculture. 71 % des agriculteurs sondés considèrent qu’elle ne va pas dans la bonne direction (c’est le cas pour 76 % des agriculteurs républicains et même pour 62 % des agriculteurs démocrates). Seuls 14 % d’entre eux estiment qu’elle va dans la bonne direction. C’est la réglementation sur les pesticides qu’ils critiquent le plus. On doit noter à ce propos que le contexte spécifique de l’agriculture américaine en 2016, avec une baisse prévisible du revenu agricole cette année et la faiblesse des prix de nombreuses productions et produits d’élevage, explique sans doute aussi en grande partie cette insatisfaction.

L’enquête du mois de janvier 2016 montrait une même insatisfaction, en particulier à l’égard de l’Administration Obama, mais aussi du Congrès dominé par les républicains, et par conséquent une même volonté de changement que Donald Trump a sans aucun doute su exploiter en dénonçant le « système » et Washington. Au-delà d’une « fidélité » traditionnelle des agriculteurs envers les républicains et de leur insatisfaction face à l’état du pays et en particulier de son agriculture, il est aussi certain que nombre d’entre eux ont été séduits par le discours économique de Donald Trump, plus précisément sa promesse de réduire les impôts et la réglementation notamment environnementale et, de façon plus globale, de mettre en place une administration pro-agriculture. Il est intéressant de noter à ce propos que l’American Farm Bureau Federation, la plus importante organisation agricole américaine, plutôt proche des républicains, affirme que « le résultat de l’élection fournit une opportunité d’effectuer des réformes réglementaires et fiscales ». Certains agriculteurs s’interrogent néanmoins sur les positions protectionnistes adoptées par Donald Trump, alors que ceux-ci ont besoin d’exporter, ou sur les positions qu'il a pu prendre vis-à-vis de l’immigration, alors que nombre d’entre eux ont souvent besoin d’une main-d’œuvre immigrée saisonnière puisque environ 1,4 million de migrants irréguliers travaillent dans les exploitations américaines chaque année.

Un vice-président proche des agriculteurs

On peut estimer que les agriculteurs américains ont été également séduits par un autre aspect de la candidature de Donald Trump. C’est la personnalité du candidat qu’il a choisi pour la vice-présidence, Mike Pence. C’est un élu de l’Indiana, un Etat rural (22 % de sa population est rurale) et un important Etat agricole (il figure parmi les dix Etats américains qui engrangent le plus de revenus agricoles). Il en a été le représentant à la Chambre des représentants du Congrès de 2001 et à 2013 et il en est le gouverneur depuis 2013. Il est connu pour avoir des liens avec l’agriculture et pour en être un grand défenseur. A la Chambre des représentants, il a notamment appartenu à la commission agriculture de 2001 à 2007. Il a été aussi, par exemple, le co-auteur en 2011 d’une proposition de loi sur l’agriculture (Farm Dust Regulation Prevention Act). Il présente la particularité d’être un grand défenseur de l’innovation et… du libre-échange. Il a voté différents accords de libre-échange avec la Corée du Sud ou encore avec des économies d’Amérique centrale, ce qui contraste bien entendu de façon assez nette avec les positions protectionnistes défendues par Donald Trump. Il semble avoir en tout cas une bonne image auprès du monde agricole américain. Sa nomination par Donald Trump avait été d’ailleurs accueillie favorablement dans la presse agricole américaine. De nombreux observateurs estiment de ce point de vue que c’est la première fois depuis longtemps qu’un vice-président des Etats-Unis apparaît aussi lié au monde de l’agriculture. Ceci a sans aucun doute constitué une incitation supplémentaire de la part des agriculteurs à voter en faveur du « ticket » Trump-Pence.

Enfin, on peut estimer que les agriculteurs ont pu aussi être en partie séduits par la volonté de Donald Trump de renouer avec la grandeur passée de l’Amérique, notamment celle des années 1950, alors que le pays était encore dominé par l’Amérique rurale, dans un contexte où les zones rurales se caractérisent plutôt par un vieillissement, une baisse de leur population et une déconnexion de plus en plus évidente par rapport aux valeurs des grandes agglomérations des côtes Est et Ouest (avortement, mariage homosexuel, société multiculturelle, acceptation des transgenres, etc.). Le 8 novembre, le contraste a été saisissant de ce point de vue entre, d’un côté, l’élection de Trump à la présidence et, de l’autre, l’adoption en Californie le même jour par référendum de l’autorisation de consommer du cannabis à usage récréatif. Or, cette Amérique rurale a, à tort ou à raison, le sentiment que les élites, de Washington ou de New York, ne prennent pas en compte leurs préoccupations et tendent même à les mépriser comme en témoigne le texte suivant rédigé par une personne qui se définit justement de la manière suivante : « Je suis une personne rurale non éduquée » : « Les personnes vivant dans l’Amérique rurale sont des petits entrepreneurs, des agriculteurs et des cols bleus travaillant dur. Nous sommes des personnes qui sont affectées chaque jour par les décisions des politiques. Nous sommes des personnes qui voyons les actualités montrées chaque jour. Nous sommes les personnes dans ce qui sont appelés les Etats que l’on survole (flyover states) parce que nous ne comptons pas. Seules la côte Est et la côte Ouest comptent, n’est-ce pas ? Cependant, nous sommes ceux qui ont décidé de cette élection. Alors ils continuent encore à nous humilier et à nous amener à penser que l’on ne compte pas »...

En savoir plus : www.ers.usda.gov/data-products/state-fact-sheets/.aspx (source des données sur la part de la population rurale dans les différents Etats américains) ; www.nytimes.com/interactive/2016/11/08/us/politics/election-exit-polls.html (source des résultats électoraux de la présidentielle de 2016) ; www.ers.usda.gov/webdocs/charts/55625_farmingdependentpng/farmingdependent.png (carte des comtés dépendants de l’agriculture établie par l’USDA) ; www.agri-pulse.com/New-poll-sheds-light-on-how-farmers-ranchers-will-vote-for-president-01292016.asp (informations relatives à l’enquête pré-électorale réalisée en janvier 2016 pour Agri-Pulse) ; www.agri-pulse.com/uploaded/AP_Oct_2016_Producer_Survey_Results.pdf (enquête pré-électorale pour Agri-Pulse réalisée en octobre 2016) ; www.agweb.com/article/farmers-take-first-look-at-trump-v-clinton-naa-ben-potter (informations relatives à un sondage réalisé en octobre 2016 pour Farm Journal Pulse) ; www.agcensus.usda.gov/Publications/2012/Online_Resources/Highlights/Farm_Demographics/Highlights_Farm_Demographics.pdf (données du recensement agricole américain de 2012) ; www.ers.usda.gov/data-products/ag-and-food-statistics-charting-the-essentials/ag-and-food-sectors-and-the-economy.aspx (source des données de l’USDA sur l’emploi agricole aux Etats-Unis) ; http://data.ers.usda.gov/reports.aspx?ID=10633 (source relative à la population rurale des Etats-Unis) ; www.fb.org/newsroom/newsclip/111016 (source de la citation de l’American Farm Bureau Federation) ; http://data.ers.usda.gov/reports.aspx?ID=53580 (source relative aux Etats américains qui dégagent les plus grands revenus agricoles) ; www.messykennedy.com/2016/11/09/rural-uneducated-person (source du texte de la personne rurale non éduquée).

Notre photo d'illustration ci-dessous est issue de la page Facebook Farmers for Trump.

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Auteur :
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Fougier Eddy

Conseiller, expert

J'interviens régulièrement dans Wikiagri.fr dans la rubrique "Réflexions". Je suis un "chasseur" de tendances émergentes, d'initiatives originales et d'innov...

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